02/04/2026
Être tatoueur, ce n’est pas juste tatouer.
C’est commencer tôt… et finir t**d.
Parfois très t**d.
Parce qu’on veut aller au bout d’un projet.
Parce qu’on ne veut pas décevoir.
C’est partir avant sa conjointe,
et rentrer après elle.
Arriver à la maison, le repas est déjà prêt…
et toi, tu es épuisé.
Mais ta journée n’est pas finie : il reste encore des heures de dessin.
C’est enchaîner les journées longues,
arriver fatigué pour récupérer son enfant,
mettre de côté ses proches, ses amis, sa vie perso.
Ce que les gens ne voient pas,
c’est que les 5 ou 8 heures de tatouage ne sont qu’une partie du travail.
Il y a tout le reste :
les dessins,
les messages,
l’organisation,
la gestion,
les charges,
le matériel.
On est seul.
Pas de secrétaire.
Pas d’équipe.
On fait tout.
Et puis il y a la charge mentale.
Les histoires qu’on écoute.
Les douleurs qu’on reçoit.
Les moments de vie qu’on marque à jamais sur la peau.
On encaisse beaucoup.
Et ça aussi, ça fatigue.
Être entrepreneur, ce n’est pas la liberté que les gens imaginent.
Pas de congés payés.
Pas de revenu quand on ne travaille pas.
Malade = zéro.
Vacances = zéro.
Les banques ne suivent pas toujours,
même avec des années de travail et des bilans positifs.
Alors oui, parfois je mets du temps à répondre.
Oui, parfois je suis fatigué.
Mais c’est parce que je donne tout à ce métier.
Vraiment tout.
J’aime ce que je fais, profondément.
Mais il faut comprendre ce qu’il y a derrière.
Beaucoup plus que ce que l’on voit.