26/08/2026
Beaucoup de personnes se traitent comme un projet à corriger : je serai enfin tranquille avec moi quand j’aurai réglé ceci, dépassé cela, cessé d’être comme ça.
Autrement dit, elles produisent intérieurement une forme d’amour conditionnel.
C’est peut-être là le paradoxe : certaines transformations échouent précisément parce qu’elles commencent par une rupture avec soi.
Se transformer n’exige pas de déclarer la guerre à celui ou celle que nous sommes aujourd’hui.
Certains mécanismes ont justement été construits parce qu’une partie de nous s’est sentie seule face à ce qu’elle vivait.
Vouloir ensuite arracher ce mécanisme avec violence peut reproduire exactement l’expérience initiale : ce que tu ressens n’est pas acceptable, change.
Et nous tournons en boucle à l'intérieur de nous-même.
Il existe donc une différence entre vouloir évoluer et ne plus supporter celui/celle que l’on est.
De l’extérieur, les deux peuvent donner les mêmes efforts ; intérieurement, leur origine est radicalement différente.
La guérison pourrait être envisagée comme une expérience de non-abandon intérieur étape par étape : découvrir que lorsque la peur revient, que l’ancien réflexe réapparaît, que l’on rechute, doute ou régresse momentanément… nous ne nous retirons plus notre propre présence.
Nous conscientisons tranquillement ce qui est à l'oeuvre en nous.
RAS.
Tranquille.
J'observe.
Et là apparaît une idée très forte : le « moi futur » ne vient peut-être pas sauver le moi actuel. Il se construit dans la manière dont le moi actuel apprend à ne plus s’abandonner.
Se qui crée une passerelle ne laissant pas de place au lacher-prise fourre-tout et c'est tant mieux!
Surtout ne lâche pas prise, tu vas tomber, et ton inconscient lui, charger de ta survie, il n'est pas fou, il ne va rien lâcher !!! Et c'est tant mieux !
S’accueillir n’est pas se résigner. On peut reconnaître un comportement destructeur, poser une limite, vouloir profondément évoluer sans transformer son imperfection actuelle en motif d’exclusion de soi.
C'est un un mécanisme beaucoup plus profond : la permanence du lien à soi. Car la guérison n’est pas l’avènement d’un meilleur soi ; c’est la fin de l’abandon de soi.
Et c'est cella-là, la véritable passerelle.
Peut-être que la véritable question n’est pas : "Est-ce que je m’aime ?"
Mais : "Est-ce que je reste auprès de moi lorsque je redeviens celui ou celle que j’aurais préféré ne plus être ?"
Aujourd'hui, ma réponse à moi est oui, et vous ?
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Nathalie : Psychopraticienne | Leadership de conscience | Experte en sciences humaines : je peux vous défaire n’importe quel noeud | Formatrice NDA & Qualiopi | Auteure & conférencière | Nouveau programme : Résurrection