Aurore Rouzaud Diététicienne

Aurore Rouzaud Diététicienne Diététicienne Nutritionniste | Sophrologue
> Idées recettes simples et faciles >Spécialisée dans l’accompagnement des TCA et de l’alimentation troublée.

27/08/2026

Arrêtons de diaboliser certains aliments > c’est le meilleur moyen de développer un rapport conflictuel avec la nourriture.

La culpabilité alimentaire !
18/08/2026

La culpabilité alimentaire !

L’internalisation des préjugés : quand la violence sociale finit par parler avec notre propre voix.. À force d’entendre ...
17/08/2026

L’internalisation des préjugés : quand la violence sociale finit par parler avec notre propre voix..

À force d’entendre qu’un corps gros serait un corps négligé, qu’une personne anxieuse manquerait de volonté ou qu’une femme vieillissante perdrait de sa valeur, nous pouvons commencer peu à peu par intégrer ces jugements. Ils ne viennent, alors, plus seulement de l’extérieur mais de l’intérieur... C’est ce que l’on appelle l’internalisation des préjugés : lorsqu’une personne finit par appliquer à elle-même les représentations négatives associées au groupe auquel elle appartient. Cette internalisation peut conduire à :
→ Se surveiller en permanence.
→ Éviter certains lieux, vêtements, soins ou relations.
→ Minimiser ses besoins et ses difficultés.
→ Anticiper le jugement avant même qu’il ne soit exprimé
→ Attribuer à un défaut personnel ce qui relève aussi d’une violence sociale.
→ Considérer la honte comme une preuve que le préjugé est vrai..

Cependant, intégrer un préjugé ne signifie pas y avoir librement consenti. Car, nous construisons notre regard sur nous-mêmes dans un environnement qui hiérarchise les corps, les âges, les genres, les états de santé et les manières d’exister. La personne n’est donc pas responsable d’avoir été exposée à ces messages.

Le travail consiste à reconnaître que cette voix intérieure n’est pas entièrement la sienne. À interroger son origine. À remettre la honte du côté du système qui l’a produite. Et à reconstruire, progressivement, une perception de soi moins gouvernée par le regard social.
Se libérer d’un préjugé internalisé, ce n’est pas seulement changer ses pensées. C’est cesser de se traiter comme la société nous a appris à nous juger.

Et si, avant de demander aux personnes de modifier leur regard sur elles-mêmes, nous commencions par questionner collectivement les normes qui leur ont appris à se dévaloriser ?

Quand le corps doit répondre à une norme...J’ai l’impression que de nos jours, un corps ne peut plus simplement être un ...
17/08/2026

Quand le corps doit répondre à une norme...

J’ai l’impression que de nos jours, un corps ne peut plus simplement être un corps. Car, il doit constamment prouver qu’il est acceptable... Ainsi, il doit être mince, mais pas trop. Jeune, mais « naturel ». Musclé mais pas trop. Et, surtout, il ne doit jamais montrer ce qui déborde : la fatigue, la maladie, le vieillissement, les variations de poids, les traces de la vie.

La norme corporelle ne décrit pas les corps tels qu’ils existent. Elle prescrit les corps tels qu’ils devraient être et cette prescription n’est pas sans conséquence sur la qualité de vie, la santé mentale et physique des individus.

Lorsqu’une personne comprend que son corps conditionne la manière dont elle sera regardée, respectée, désirée, soignée ou recrutée, elle peut apprendre à le surveiller en permanence :

→ contrôler son alimentation,
→ vérifier son apparence,
→ ignorer sa faim ou sa fatigue,
→ éviter certains vêtements, lieux ou activités,
→ repousser sa vie en attendant d’avoir « le bon corps »,
→ interpréter chaque changement corporel comme un échec personnel.

Dans un environnement qui hiérarchise les apparences et distribue inégalement la considération, le corps devient alors un projet à corriger, un objet à modeler et maîtriser, plutôt qu’un lieu à habiter.
Les normes corporelles croisent le genre, l’âge, le poids, le handicap, la couleur de peau, la classe sociale et l’état de santé.
Ainsi, dire aux personnes de s’accepter comme elles sont est (souvent) un premier pas. Cependant, il ne suffit pas. Car cela vient nier les représentations sociales et les contraintes véhiculées autour de l'apparence physique. Nous avons besoin d’interroger collectivement les conditions qui rendent certains corps plus difficiles à vivre : les commentaires banalisés, les discriminations, les représentations limitées, les soins conditionnés au poids et l’idée que la maîtrise corporelle serait une preuve de valeur morale.

Le problème n’est pas que les corps ne répondent pas à la norme. Le problème réside dans le fait qu’une norme prétende déterminer quels corps méritent d’être visibles, respectés et pleinement vécus. Que cette norme entraîne de la souffrance, de la contrainte et des discriminations.

Aurore Rouzaud | Diététicienne-nutritionniste & Sophrologue

L'industrie de la perte de poids ne vend pas seulement une méthode... Elle vend l'espoir d'une autre vie.Elle ne vend pa...
16/08/2026

L'industrie de la perte de poids ne vend pas seulement une méthode... Elle vend l'espoir d'une autre vie.

Elle ne vend pas uniquement un programme, une application, des compléments ou un chiffre plus bas sur la balance. Elle vend des promesses :
- être enfin à l'aise dans son corps ;
- retrouver confiance en soi ;
- être davantage regardé·e, aimé·e, désiré·e ;
- ne plus craindre le jugement ;
- réussir professionnellement ;
- s'habiller librement ;
- être perçu·e comme discipliné·e et en bonne santé ;

Elle vend la promesse d’une autre vie. Avec l’espoir de rencontrer l’amour, de porter les vêtements que l’on aime, retourner à la piscine, s’autoriser à exister tout simplement. C'est précisément là que ces promesses deviennent puissantes. Car elles s'appuient sur des souffrances déjà présentes : remarques, discriminations, grossophobie, vêtements introuvables, peur pour sa santé, insatisfaction chronique. Elle propose une réponse en apparence simple : changez votre corps, et votre vie changera.
Cette promesse laisse entendre que le problème se situe dans le corps de la personne, plutôt que dans les normes et les traitements sociaux qui rendent certains corps plus difficiles à habiter, ce que Puhl et Brownell documentent sous le terme de stigmatisation du poids : un phénomène social, transformé en faute individuelle.
Elle transforme un besoin légitime, celui de respect, de sécurité, d'appartenance, en projet de modification corporelle. Et si la transformation n'arrive pas, ou si le poids revient, ce n'est presque jamais la promesse qui est interrogée. C'est la personne qui se demande, encore : « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? »

Comprendre ce mécanisme ne signifie pas juger celles et ceux qui souhaitent perdre du poids. Comment leur en vouloir, lorsque la minceur est sans cesse présentée comme une condition d'accès à la santé, à l'amour, à la réussite ? Le problème n'est pas d'avoir cru à cette promesse. Le problème est qu'une industrie tire profit d'une douleur. Qu’elle s’en serve pour vendre la transformation du corps comme seule voie de réparation et d’acceptation de soi.

Personne ne devrait avoir à attendre d'avoir un autre corps pour commencer à vivre.

Aurore Rouzaud
Diététicienne-nutritionniste & Sophrologuediet

Le piège des régimes.Au début, le régime ressemble souvent à une solution (miracle) pour enfin aimer ou retrouver l’amou...
15/08/2026

Le piège des régimes.

Au début, le régime ressemble souvent à une solution (miracle) pour enfin aimer ou retrouver l’amour de son corps et par ricochet de soi-même.
Il promet un cadre, des résultats, une reprise de contrôle en désignant ce qu’il faudrait manger, éviter, peser ou compenser. Pendant un temps, cela peut sembler rassurant et sécurisant. Puis, progressivement, le piège se referme :

- La faim devient suspecte.
- Les envies sont perçues comme des faiblesses.
- Certains aliments deviennent interdits.
- Manger demande toujours plus de calculs.
- Le moindre « écart » provoque culpabilité et besoin de se reprendre.

Ainsi, plus la restriction s’installe, plus l’alimentation occupe l’espace mental. On pense davantage à ce que l’on s’interdit. On se sent attiré·e par les aliments que l’on cherche à éviter. On alterne parfois entre contrôle rigide et perte de contrôle. Vient un moment ou le contrôle lache. Le régime devient impossible à maintenir et la personne conclut souvent qu’elle manque de volonté. C’est là que réside l’un des pièges les plus violents : un système difficilement tenable finit par faire porter la responsabilité de son échec à la personne qui l’a suivi. Elle ne remet pas le régime en question. Elle se remet elle-même en question. Alors, elle recommence avec davantage de règles, de surveillance et de sévérité.
Restriction → lutte contre les signaux corporels → perte de contrôle → culpabilité → nouvelle restriction.

Sortir de ce cercle ne signifie pas « se laisser aller ». Cela signifie que l’on a décidé de choisir une autre voie. Car, on ne répare pas une relation fragilisée par le contrôle en ajoutant encore davantage de contrôle. On la répare avec de la sécurité, de la compréhension et de la flexibilité. Par exemple :

• Réapprendre à manger suffisamment et régulièrement.
• Redonner une place au plaisir et aux préférences alimentaires.
• Observer les sensations sans exiger qu’elles soient parfaites.
• Assouplir progressivement les règles alimentaires.
• Reconstruire de la sécurité autour de la nourriture.

Vous n’avez peut-être pas échoué à suivre un régime. C’est le régime qui a échoué à prendre soin de vous.

Aurore Rouzaud
Diététicienne-nutritionniste & Sophrologue

La chaleur de ces derniers jours, je ne l’ai pas choisie. Pourtant, elle organise ma vie.Elle décide des heures auxquell...
14/08/2026

La chaleur de ces derniers jours, je ne l’ai pas choisie. Pourtant, elle organise ma vie.
Elle décide des heures auxquelles je peux sortir, des vêtements que je peux supporter et des endroits où je peux aller. Cette chaleur m’oblige à anticiper, à m’adapter, à chercher des lieux respirables et à renoncer parfois. Et lorsque je sens cette chaleur m’enfermer dans une situation que je n’ai pas choisie, je pense, avec toutes les précautions que cette comparaison demande, à ce que peuvent vivre les personnes grosses dans un monde qui n’a pas été pensé pour leur corps. La chaleur et l’obésité ne sont évidemment pas des expériences équivalentes. Cependant, elles peuvent avoir quelque chose en commun : la restriction du champ des possibles...

- Quand les sièges sont trop étroits.
- Quand les vêtements adaptés sont difficiles à trouver.
- Quand certaines activités deviennent matériellement inaccessibles.
- Quand il faut vérifier, prévoir, demander, contourner.
- Quand sortir signifie s’exposer aux regards, aux commentaires ou au jugement.
- Quand chaque déplacement demande une énergie invisible aux autres.

Certain.es, pensent que le corps « impose » toutes ces limites. Mais une partie d’entre elles ne vient pas directement du corps. Elle vient d’un environnement conçu autour d’un seul modèle corporel... Cela engendre :
- un manque d’accessibilité.
- de la stigmatisation et des discriminations.

Et de cette idée persistante selon laquelle ce serait toujours à la personne de se modifier pour pouvoir participer. Alors elle s’adapte, encore... Elle choisit les lieux en fonction des sièges disponibles. Les vêtements en fonction de ce qui existe dans sa taille. Les soins en fonction de l’accueil qu’elle espère recevoir. Les activités en fonction du risque d’humiliation. Et ces ajustements permanents finissent par dicter une façon de vivre.

L’inclusion ne consiste pas à demander aux personnes de s’adapter indéfiniment à un environnement qui les exclut. Elle consiste aussi à interroger cet environnement :
- Est-il réellement accessible ?
- Pour quels corps a-t-il été conçu ?
- Qui peut y vivre, s’asseoir, se vêtir, se soigner et se déplacer sans devoir constamment anticiper ?

Un corps ne devrait pas avoir à devenir plus petit pour avoir davantage de place dans le monde.

Aurore Rouzaud | Diététicienne-nutritionniste & Sophrologue

Comment travailler progressivement la sécurité dans le corps ?Pour certaines personnes, revenir aux sensations corporell...
14/08/2026

Comment travailler progressivement la sécurité dans le corps ?

Pour certaines personnes, revenir aux sensations corporelles peut être trés inconfortable :
- Le cœur qui accélère inquiète.
- Le ventre qui se serre rappelle une ancienne peur.
- Le le relâchement donne l’impression de perdre le contrôle...

Le corps n’est alors pas (immédiatement) vécu comme un refuge. Il est ressenti comme un espace de vigilance, d’imprévisibilité ou de menace. Un espace d’appréhension dont on souhaite s’éloigner.

La sécurité corporelle c’est avoir la possibilité de ressentir ce qui se passe en soi sans être immédiatement submergé·e et tout en conservant une certaine capacité de choix. Elle peut se travailler progressivement :

1. Commencer par ce qui est neutre :
Sentir les pieds au sol, le contact du dos avec le dossier, la température de l’air ou le poids des mains.
Il n’est pas nécessaire d’explorer immédiatement les zones les plus sensibles.

2. Garder un lien avec l’environnement :
Regarder autour de soi, identifier des couleurs, des formes ou des sons. Pour certaines personnes, rester les yeux ouverts est plus sécurisant que de les fermer.

3. Alterner entre l’intérieur et l’extérieur :
Observer une sensation pendant quelques secondes, puis revenir vers un élément stable de la pièce.
La reconnexion corporelle n’a pas besoin d’être une immersion totale.

4. Respecter une dose tolérable :
Quelques secondes peuvent suffire. L’objectif n’est pas de « tenir » malgré l’inconfort, mais de pouvoir s’arrêter avant le débordement.

5. Restaurer du choix :
Bouger, changer de position, ralentir, ouvrir les yeux, interrompre l’exercice. Pouvoir choisir participe directement au sentiment de sécurité.

6. Répéter des expériences suffisamment sûres :
La confiance corporelle se construit rarement grâce à une expérience spectaculaire. Elle se développe souvent à travers de petits moments répétés durant lesquels le corps découvre qu’il peut rester présent à soi.

Revenir au corps ne devrait jamais devenir une nouvelle performance. Il ne s’agit pas de forcer le corps à se détendre, mais de lui permettre d’expérimenter progressivement davantage de prévisibilité, de choix et d’appui.

Aurore Rouzaud
Diététicienne-nutritionniste & Sophrologue

Ce que l’anorexie vole !L’anorexie ne vole pas seulement le poids de vie, elle vole toutes les choses qui font la vie :-...
05/07/2026

Ce que l’anorexie vole !

L’anorexie ne vole pas seulement le poids de vie, elle vole toutes les choses qui font la vie :
- la joie de vivre
- la liberté de choisir
-le plaisir de manger
-’énergie
-le sommeil
- la concentration
- les relations
- les projets…

Avec le temps, la maladie isole à cause de ses règles, ses peurs et ses interdits.

Il est important de le rappeler : l’anorexie mentale n’est ni un choix, ni un manque de volonté, ni une recherche superficielle de minceur. C’est un trouble complexe qui affecte le corps, les pensées, les émotions et les relations.
Mais ce que la maladie a pris peut, petit à petit, être reconstruit.
Retrouver de l’énergie.
Partager un repas avec moins de peur.
Rire sans penser aux calories.
Reprendre une activité, un projet, une place dans les relations.
Habiter son corps avec davantage de sécurité.

La guérison n’est pas toujours linéaire. Elle demande du temps, du soutien et un accompagnement adapté. Chaque pas compte.

L’anorexie est une maladie complexe et pernicieuse qui se sert de chaque pretexte, chaque situation pour étendre un peu ...
05/07/2026

L’anorexie est une maladie complexe et pernicieuse qui se sert de chaque pretexte, chaque situation pour étendre un peu plus son contrôle et restreindre un peu plus le champ des possible.
L’été fait clairement partie de ces situations à risques car la chaleur vient amener l’excuse socialement acceptée que l’appétit est moindre. Sauf que dans le parcours de guérison de l’anorexie mentale, il ne faut pas écouter ses sentations car elles sont altérées et qu’elles vont à l’encontre de la renutrition.



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