Cabinet Emmanuel BOFFY Hypnothérapeute Radiesthésiste

Cabinet Emmanuel BOFFY Hypnothérapeute Radiesthésiste En tant que Praticien certifié en hypnose, je vous propose des services de Hypnothérapie à Gel...

02/09/2026

Ce qu’on oublie parfois sur la thérapie… et ce que vous pouvez réellement en attendre

Parler ne suffit pas.
Comprendre, c’est important, mais cela n’amorce pas forcément un changement.
Vous pouvez avoir parfaitement identifié vos schémas, votre style d’attachement, vos biais cognitifs… et continuer à reproduire exactement les mêmes comportements.
La thérapie sert aussi à mettre en place des stratégies, à expérimenter autrement et à faire progressivement l’expérience de nouvelles façons de penser, de ressentir et d’agir.

Le but n’est pas de supprimer vos émotions désagréables.
D’ailleurs, les émotions ne sont ni positives ni négatives. Elles sont.
Elles peuvent être agréables ou désagréables, mais elles ont toutes une fonction et peuvent nous renseigner sur ce qui se passe en nous, notamment sur nos besoins.
Une émotion évolue généralement dans le temps : elle apparaît en réponse à un déclencheur, un événement, une pensée, une sensation ou un changement dans notre environnement, puis elle se modifie progressivement.
Plus vous luttez contre une émotion ou cherchez à tout prix à la faire disparaître, plus vous risquez de maintenir la détresse.

Tant que vous n'écoutez pas le message, tout comme pour les besoins physiologique (par exemple la faim) elle s’intensifie, jusqu'à ce que vous répondiez au besoin.
On apprend donc plutôt à observer, accueillir, ressentir, nommer, accepter et accompagner ses émotions, sans chercher systématiquement à les contrôler ou à les faire disparaître.

Ce n’est pas ce qui se passe en séance qui est le plus important.
La séance permet de comprendre, de mettre des mots, de tester, d’explorer, de faire des liens et d’apprendre des stratégies.
Mais une grande partie du changement se joue entre les séances : faire les exercices, s’exposer progressivement à ce qui fait peur, laisser une émotion évoluer sans chercher immédiatement à la contrôler, diminuer les comportements de réassurance, apprendre à dire non, expérimenter de nouvelles façons d’agir…
C’est dans ces expériences répétées que de nouveaux apprentissages peuvent progressivement s’installer.

La thérapie n’est pas réservée aux personnes qui vont très mal.
Il n’y a pas de compétition dans la souffrance.
Toute souffrance mérite d’être entendue et peut constituer une raison légitime de consulter. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être en train de couler pour apprendre à nager.
Dès que vous en ressentez l’envie ou le besoin, vous pouvez consulter.

La thérapie n’est pas toujours confortable.
Vous ne consultez pas votre psy uniquement pour qu’il soit gentil avec vous ou toujours d’accord avec vous.
Vous consultez aussi pour pouvoir regarder certaines choses autrement.
Parfois, vous vous sentez compris. Parfois, soulagé. Et parfois, votre psy vient doucement mettre le doigt là où ça pique. Ce n’est pas forcément agréable, mais c’est souvent utile.
Le but n’est pas de vous faire souffrir, mais de vous permettre d’explorer ce qui vous pose problème avec suffisamment de sécurité pour pouvoir progressivement le travailler.

Votre psy n’a pas réponse à tout.
Votre psy peut se tromper, formuler une hypothèse qui ne correspond finalement pas à votre expérience ou simplement vous dire : « Je ne sais pas. » Et c’est plutôt rassurant.
Personne ne peut vous résumer en trois minutes, même pas ChatGPT.
Vous êtes une équipe et vous avancez ensemble. La thérapie est un processus qui prend du temps, y compris dans les thérapies dites « courtes ».

On peut aller mieux sans avoir tout compris.
Il n’est pas toujours nécessaire de résoudre chaque énigme de votre enfance avant d’avoir le droit d’aller mieux.
Parfois, on apprend à agir différemment avant même d’avoir parfaitement compris pourquoi on agit comme on le fait.
Et à force d’expériences nouvelles, notre cerveau peut progressivement intégrer ces nouveaux apprentissages.

Aller mieux ne signifie pas ne plus jamais aller mal.
La santé mentale s’entretient, y compris après la fin de la thérapie.
L’objectif n’est pas de ne plus jamais ressentir d’émotions difficiles ni de ne plus rencontrer d’épreuves.
Il s’agit plutôt de pouvoir traverser les difficultés de la vie, réguler ses émotions, mobiliser ses ressources et continuer à avancer.
Et si vous en ressentez à nouveau le besoin, vous pouvez toujours retourner voir votre psy pour faire le point ou bénéficier d’une « piqûre de rappel ».

La thérapie a une fin.
L’objectif n’est pas de devenir dépendant de la thérapie, mais progressivement de développer suffisamment de ressources pour pouvoir devenir, en quelque sorte, son propre thérapeute.
La fin de la thérapie fait partie du travail, tout comme la prévention de la rechute et l’apprentissage des stratégies permettant de faire face aux difficultés futures.

Bien sûr, il restera toujours des choses sur lesquelles avancer. Mais c’est aussi cela, le chemin d’une vie.

29/08/2026
20/08/2026

★★★★★

10/08/2026

❤️‍🩹"Il y a pire que toi."

Bien sûr qu’il y a pire que vous. Il y a toujours pire. C’est presque mathématique.
Avec plus de huit milliards de personnes sur Terre, vous ne serez jamais champion du monde du malheur. La concurrence est rude.
Mais regardez ce que cette phrase produit lorsqu’on vous la sert alors que vous ne allez pas bien : elle ne vous enlève pas votre douleur. Elle vous enlève le droit de l’éprouver.

Vous souffriez, désormais, vous souffrez et vous culpabilisez de souffrir. Quel merveilleux progrès… On vient simplement de vous ajouter un étage de souffrance.
La vérité, c’est que la douleur ne fonctionne pas par classement. Personne n’a jamais guéri d’un chagrin en apprenant qu’il existait des chagrins plus grands.
Votre jambe cassée ne vous fait pas moins mal parce que votre voisin a les deux jambes cassées. Aucun médecin ne vous renverrait chez vous sous ce prétexte.
C’est pourtant ce que l’on fait, en permanence, avec les douleurs de l’âme : un tri à l’entrée pour vérifier si votre souffrance mérite d’être prise en charge. Et le plus triste, c’est que le « trieur », c’est souvent vous.

« Je n’ai pas le droit de me plaindre, il y a des personnes qui vivent la guerre. »
Résultat : vous ne vous plaignez pas, vous ne parlez pas, vous ne consultez pas. Vous attendez d’être suffisamment détruit pour avoir enfin le sentiment de mériter de l’aide.
Comme si l’hôpital n’acceptait que les arrêts cardiaques et renvoyait chez eux les patients victimes d’un infarctus…
Votre douleur n’a pas besoin de remporter un concours pour être prise au sérieux. Elle n’a besoin que d’une seule qualification, qu’elle possède déjà : elle est là, c’est la vôtre et elle vous fait souffrir.

« Il y a pire » n’a jamais consolé personne.
Cette phrase a surtout appris à des générations entières à souffrir en silence, avec politesse… et presque en s’excusant.

La souffrance n’a pas besoin d’être la pire pour être légitime. Comparer votre douleur à celle des autres ne la soulage pas. Au contraire, cela lui ajoute souvent de la honte et de la culpabilité : vous aviez déjà mal, et maintenant vous vous en voulez d’avoir mal.
Cela suffit.

Inspiré par

18/07/2026

Les gens remarquent souvent votre changement d’attitude, mais ils ne prennent pas toujours le temps de comprendre ce qui l’a provoqué.

Cette phrase illustre un phénomène bien connu en psychologie sociale : nous avons tendance à juger les réactions visibles d’une personne sans nous interroger sur les événements qui les ont suscitées.

Nous parlons ici d’un biais cognitif, plus précisément le biais d’attribution, dont l’une des manifestations les plus étudiées est l’erreur fondamentale d’attribution. Celle-ci consiste à expliquer le comportement d’autrui principalement par ses traits de personnalité (« il est devenu froid », « elle est distante »), en négligeant l’influence du contexte, des expériences vécues ou des interactions répétées qui ont pu conduire à ce changement.

Cette réflexion renvoie également à la notion de limites psychologiques. Un changement d’attitude apparaît rarement sans raison. Il peut être la conséquence d’un sentiment persistant de manque de respect, d’injustice, de déception, de trahison ou de non-reconnaissance. Dans ce cas, la distance, la fermeté ou le silence ne traduisent pas nécessairement un changement de personnalité, ils peuvent constituer une stratégie d’adaptation ou de protection face à une situation devenue éprouvante.

La phrase souligne aussi une asymétrie du regard. Les autres observent les effets (la prise de distance, le changement de ton, la réserve) mais n’ont pas toujours accès au processus qui les a précédés. Cette dissociation favorise les interprétations hâtives et les jugements simplificateurs.

Il convient toutefois d’apporter une nuance essentielle. Cette affirmation ne constitue pas une vérité universelle. Certaines personnes prennent le temps de comprendre les raisons d’un changement de comportement, questionnent le contexte et cherchent à saisir ce qui a été vécu.
D’autres, en revanche, s’arrêtent aux manifestations visibles et attribuent le changement à la seule personnalité de l’individu.

En définitive, cette phrase rappelle qu’un comportement est souvent la partie émergée d’une histoire invisible. Comprendre une personne ne consiste pas seulement à observer ce qu’elle montre aujourd’hui, mais aussi à s’intéresser à ce qu’elle a traversé pour en arriver là.

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