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Des ultrasons pour soulager la douleur chroniqueDes chercheurs britanniques ont exploré une nouvelle approche pour attén...
18/06/2026

Des ultrasons pour soulager la douleur chronique

Des chercheurs britanniques ont exploré une nouvelle approche pour atténuer la douleur chronique sans recourir à la chirurgie ni aux traitements lourds : la stimulation du cerveau par ultrasons. Cette technique, bien qu’expérimentale, pourrait offrir un nouvel espoir à des millions de personnes souffrant de douleurs persistantes.

Une étude, publiée le 13 mai dans la r***e Nature Communications, rapporte comment des scientifiques des Universités de Plymouth et d’Exeter (Grande-Bretagne) se sont intéressés à la stimulation transcrânienne par ultrasons pour traiter les douleurs chroniques. Cette technique permet, comme son nom l’indique, d’agir de manière précise sur certaines zones du cerveau à l’aide d’ondes ultrasonores de faible intensité. Les chercheurs ont pour cela ciblé le cortex cingulaire antérieur dorsal (dACC), une région impliquée dans la perception et le traitement de la douleur.

L’expérience par le froid
Afin de tester leur hypothèse, les scientifiques ont demandé à des volontaires de se soumettre à une séance de stimulation par ultrasons. En parallèle, leur main droite était placée dans un gel froid afin de provoquer des sensations douloureuses. Puis une série de questions leur était posée pour évaluer l’intensité de la douleur ressentie.

Les résultats sont encourageants, mais nuancés. Les ultrasons n’ont pas réduit immédiatement la douleur ressentie. En revanche, les participants ont signalé une diminution significative entre 28 et 55 minutes après la stimulation, « ce qui suggère qu’elle pourrait avoir un effet analgésique ret**dé », avancent les auteurs. Lesquels restent toutefois prudents : cette étude ne constitue qu’une première étape. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer l’efficacité de cette technique chez des patients souffrant réellement de douleurs chroniques dues à des affections telles que la fibromyalgie, les maux de dos et l’arthrite, ou pendant leur convalescence après un traitement contre le cancer.

Ce travail représente toute de même une source d’espoir car il existe très peu de traitements offrant un bénéfice à long terme.

Source : https://www.nature.com/articles/s41467-026-72934-3

Canicule et forte chaleur : comment se protéger ?La chaleur a un effet immédiat sur l’organisme, dès les premières augme...
18/06/2026

Canicule et forte chaleur : comment se protéger ?

La chaleur a un effet immédiat sur l’organisme, dès les premières augmentations de température.

L’apparition des effets sanitaires liés à la chaleur ne se limite pas aux phénomènes extrêmes : elle est constatée dès la survenue d’un pic de chaleur correspondant au niveau de Vigilance météorologique jaune.


Les dangers des fortes chaleurs
Lorsqu’il est exposé à la chaleur, le corps humain active des mécanismes de thermorégulation qui lui permettent de compenser l’augmentation de la température (transpiration, augmentation du débit sanguin au niveau de la peau par dilatation des vaisseaux cutanés, etc.). Quand ces mécanismes sont débordés, des pathologies liées à l’exposition à la chaleur se manifestent : maux de tête, nausées, insolation, crampes musculaires, déshydratation. Le risque le plus grave est le coup de chaleur, qui peut entraîner le décès.

Plus l’intensité de la chaleur augmente, plus la part de la population éprouvant des difficultés à maintenir une thermorégulation efficace augmente : l’ensemble de la population, même jeune et en bonne santé, est concernée lorsque la température augmente et que des canicules voire des canicules extrêmes se produisent.

Les conséquences sanitaires d’une exposition à la chaleur se mesurent par l’augmentation du recours aux soins d’urgence pendant les vagues de chaleur pour pathologies liées à la chaleur, mais également par une augmentation très rapide de la mortalité, observée dès l’exposition.

Les risques sur votre santé peuvent survenir dès les premiers jours de chaleur.

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.

Canicule, fortes chaleurs : adoptez les bons réflexes !

Se brosser les dents sous la do**he : bonne ou mauvaise idée ?Gagner du temps le matin en combinant la do**he et le bros...
16/06/2026

Se brosser les dents sous la do**he : bonne ou mauvaise idée ?

Gagner du temps le matin en combinant la do**he et le brossage des dents, beaucoup y ont pensé. Et certains le font. Mais cette habitude qui semble anodine cache en réalité quelques inconvénients.

Alors que la plupart des gens se brossent les dents au-dessus du lavabo, certains préfèrent le faire sous la do**he. Cela leur permet de gagner du temps. Mais cela pose aussi certains problèmes. Dans un récent article du quotidien américain New York Post, trois dentistes donnent leur avis sur cette habitude.

Le fluor, le grand perdant
C’est peut-être l’argument le plus méconnu. L’American Dental Association recommande de ne pas rincer abondamment sa bouche après le brossage, pour laisser le fluor du dentifrice agir sur l’émail. Or sous la do**he, c’est l’inverse qui se passe : l’eau rince en continu et vient diluer le dentifrice, réduisant considérablement l’efficacité du fluor.

De l’eau trop chaude
Autre problème : la température de l’eau. Sous la do**he, l’eau est bien plus chaude. Or, la chaleur ramollit les poils de la brosse à dents, les rendant moins efficaces pour éliminer la plaque dentaire. Et si vous utilisez une brosse électrique, sachez que l’immerger dans l’eau chaude peut endommager son mécanisme.

Des bactéries en bonus
La do**he est loin d’être l’environnement le plus propre qui soit. Le pommeau peut héberger des bactéries, et brosser ses dents juste en dessous expose la brosse et la bouche à ces germes indésirables.

Et pour économiser l’eau ?
L’argument classique pour se brosser les dents sous la do**he, c’est d’économiser de l’eau en faisant deux choses en même temps. Mais en pratique, l’eau coule sans interruption pendant tout le brossage. Alors que devant le lavabo, il suffit de fermer le robinet pendant qu’on se brosse pour économiser bien davantage.

Si malgré tout vous persistez à brosser vos dents sous la do**he, évitez au moins d’y laisser votre brosse. L’humidité permanente est un terrain idéal pour la prolifération bactérienne. Après utilisation, rangez-la dans un endroit sec et aéré.

Le bien-être avec Bonjour ☕️🍫La routine gourmande qui transforme vos journées. Formulée scientifiquement en France🇫🇷💫san...
11/06/2026

Le bien-être avec Bonjour ☕️🍫
La routine gourmande qui transforme vos journées.
Formulée scientifiquement en France🇫🇷
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💫sans gluten
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💫sans additif
💫sans conservateur

Que signifie vraiment la résilience ?Le mot ‘résilience’ est devenu très courant dans les discours sur le bien-être, le ...
10/06/2026

Que signifie vraiment la résilience ?

Le mot ‘résilience’ est devenu très courant dans les discours sur le bien-être, le travail ou la santé mentale. On l’emploie souvent pour dire qu’il faut ‘tenir bon’, ‘rebondir’ ou ‘être fort face aux difficultés’. Pourtant, en psychologie, sa définition est plus précise, et surtout plus nuancée.

Le concept de résilience vient initialement de la physique des matériaux, où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc. En psychologie, il a été adapté pour décrire la capacité d’un individu à s’adapter positivement face à un traumatisme, une perte ou une situation de stress prolongé. Les travaux d’Ann Masten notamment, professeure à l’Institute of Child Development de l’Université du Minnesota (Etats-Unis), ont montré que la résilience n’est pas un trait de personnalité fixe, mais un processus dynamique.

Autrement dit, être résilient ne signifie pas ‘ne rien ressentir’ ou ‘aller bien en toutes circonstances’. La résilience implique en réalité une période de détresse, suivie d’une adaptation progressive. Elle peut inclure des phases de vulnérabilité, de doute ou de désorganisation avant un réajustement.

Le contexte est important
En outre, la résilience dépend fortement du contexte. Elle ne repose pas uniquement sur les ressources internes d’un individu, mais aussi sur des facteurs externes comme le soutien social, les conditions économiques, la qualité des relations ou l’accès à des soins. Cela signifie qu’on ne choisit pas simplement d’être résilient. On peut en revanche essayer au maximum de développer des conditions qui rendent la résilience possible.

Une compétence discrète et progressive
Alors, comment être résilient en pratique ? Les travaux d’Ann Masten ont identifié ce qu’elle appelle la ‘résilience ordinaire’. Celle-ci ne repose pas sur des capacités exceptionnelles, mais sur des facteurs assez simples : des relations sociales stables, la capacité à demander de l’aide, un sentiment de continuité dans sa vie et des stratégies d’adaptation flexibles. La résilience n’est donc pas spectaculaire, elle est souvent discrète et progressive.

Elle s’exprime dans des situations très variées : après un deuil, une rupture, une maladie, une perte d’emploi ou encore un traumatisme. Mais elle ne signifie pas revenir exactement à l’état initial. Les individus peuvent se reconstruire différemment, parfois avec de nouvelles priorités ou une nouvelle perception d’eux-mêmes.

Source : American Psychological Association – Development and Psychopathology

Semaine de la santé sexuelle : améliorer la prévention des IST auprès des jeunesLes 15–26 ans, un angle mort de la préve...
08/06/2026

Semaine de la santé sexuelle : améliorer la prévention des IST auprès des jeunes

Les 15–26 ans, un angle mort de la prévention
La Semaine de la santé sexuelle constitue un moment clé pour remettre la prévention des IST sur le devant de la scène. Chez les jeunes adultes, certaines infections comme la chlamydia, la gonorrhée ou la syphilis connaissent une recrudescence ces dernières années. Pourtant, les 15-26 ans restent peu ciblés, alors même qu’ils se situent au cœur de la circulation de ces infections. Leur perception du risque demeure faible et les connaissances encore approximatives, y compris sur des infections pourtant bien identifiées comme le VIH. Dans ce contexte, les papillomavirus humains (HPV), très fréquents et le plus souvent silencieux, restent eux aussi largement méconnus.

« Aujourd’hui, les jeunes de 15 à 26 ans restent clairement un angle mort en matière de prévention », constate Cédric Daniel, chargé de mission à l’association Action Traitement, engagée depuis plus de 35 ans dans la lutte contre le VIH, les hépatites et les IST. « Au cours des années 1990 et 2000, les grandes campagnes nationales de prévention occupaient une place importante dans l’espace public : télévision, radio, affichage, presse… Une visibilité qui s’est progressivement réduite. Pendant très longtemps, il y a eu des messages de prévention diffusés largement. Malheureusement, cela a un peu disparu », regrette Cédric Daniel.

Résultat : un déficit d’information persistant, auquel « s’ajoute une application encore insuffisante de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) prévue par la loi depuis 2001.Ce manque d’information favorise les idées reçues et une faible perception du risque chez les jeunes adultes. Beaucoup de personnes ne se considèrent pas à risque, alors que le simple fait d’avoir une sexualité active expose potentiellement aux IST, à l’image du HPV », souligne-t-il. Rappelons en effet que plus de 80 % des personnes ayant débuté une vie sexuelle seront exposées aux HPV au cours de leur vie.

Les HPV : des infections fréquentes, des cancers encore méconnus
Souvent asymptomatiques, les papillomavirus humains, virus très contagieux, restent largement sous-estimés. Pourtant, bien que la plupart des infections s’éliminent spontanément, certaines peuvent être à l’origine de cancers qui se développeront plus t**d : cancers du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, de la vulve, du vagin ou encore de la sphère ORL. Un point reste particulièrement méconnu : les hommes sont eux aussi directement concernés, avec environ un tiers des cancers liés au HPV qui touchent des hommes.

Pour Cédric Daniel, cette perception encore très féminine du HPV s’explique notamment par l’histoire de la vaccination : « elle n’est recommandée pour les garçons que depuis 2021. Il est indispensable de renforcer les campagnes de sensibilisation vers les garçons et les jeunes hommes. À partir du moment où une personne a une sexualité active, elle est potentiellement porteuse d’un papillomavirus. Et les hommes comme les femmes sont concernés ».

Vaccination et dépistage : deux réflexes complémentaires
Face aux HPV, la prévention repose sur deux piliers complémentaires :

la vaccination, recommandée à partir de 11 ans chez les adolescents avec possibilité de rattrapage jusqu’à 26 ans ;
le dépistage du cancer du col de l’utérus. Réalisé à partir de 25 ans jusqu’à 65 ans, il permet de détecter précocement des lésions avant l’apparition d’un cancer.
« Le rattrapage vaccinal jusqu’à 26 ans reste encore peu connu du grand public, indique Cédric Daniel. On en a parlé au moment de l’annonce, mais cela ne suffit pas. Les messages doivent être récurrents pour que l’information s’installe durablement. Il existe également plusieurs freins persistants chez les jeunes adultes : faux sentiment de sécurité dans une relation stable, méconnaissance des modes de transmission ou encore protection partielle du préservatif contre le HPV. »

Afin de mieux toucher les 18–26 ans, Action Traitement mise notamment sur les réseaux sociaux, des contenus vidéo et des actions menées avec le collectif Demain sans HPV, qui réunit plusieurs associations engagées dans la prévention. « Nous essayons de diffuser des messages adaptés aux jeunes publics, notamment à travers des vidéos, des outils pédagogiques et des interventions dans les établissements scolaires », conclut Cédric Daniel.

Source : Vaccination Info Service – Infection à Papillomavirus Humains, dernière mise à jour le 07/08/25 – https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Infections-a-Papillomavirus-humains-HPV #:~:text=LesinfectionsPapillomavirushumains(HPV)sonttrsfrquenteset,dbutdelaviesexuelle – INCa – Vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), dernière mise à jour le 12/08/25 – https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/prevenir-les-risques-de-cancers/vaccination-contre-les-cancers-hpv – INCa – Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV : un rattrapage possible jusqu’à 26 ans.7 janvier 2026. Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV : un rattrapage possible jusqu’à 26 ans – Consulté le 24/02/2026 – Santé Publique France – Infections à papillomavirus : la maladie. Juin 2019. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-prevention-vaccinale/infections-a-papillomavirus/la-maladie/ – Consulté le 16/01/2026. – https://www.santepubliquefrance.fr/index.php/en/infections-sexuellement-transmissibles/vihsida/national-bulletin/hiv-and-bacterial-stis-france-2024-report?utm_source=chatgpt.com – ECDC, Bacterial STIs reach record highs in Europe, and congenital syphilis cases nearly double; 21/05/2026

Additifs alimentaires : 3 études confirment les liens entre colorants, conservateurs et maladies chroniquesCancer, diabè...
08/06/2026

Additifs alimentaires : 3 études confirment les liens entre colorants, conservateurs et maladies chroniques

Cancer, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires et hypertension. Trois récentes études françaises pointent le lien entre l’exposition aux additifs alimentaires que sont les colorants et les conservateurs et ces maladies chroniques. Obtenus via les données de plus 100 000 personnes, ces résultats constituent les premières études épidémiologiques de grande ampleur sur de nombreux colorants et conservateurs d’aliments du quotidien.

Parmi les trois millions et demi d’aliments et de boissons répertoriés dans la base de données Open Food Facts World en 2024, plus de 139 000 contiennent au moins un colorant alimentaire et plus de 700 000 au moins un conservateur. Sur les emballages, ces additifs correspondent aux codes européens compris entre E100 et E199 (pour les colorants), entre E200 et E299 (pour les conservateurs au sens strict) et entre E300 et E399 (pour les additifs conservateurs antioxydants).

Malgré leur présence massive dans les rayons des supermarchés, les connaissances restent limitées sur les associations entre ces additifs et certaines maladies chroniques. En cause, l’absence jusqu’à présent de données précises sur l’exposition spécifique à chaque substance dans les études en population.

Une équipe de chercheurs et de chercheuses de l’Inserm, d’INRAe, de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Université Paris Cité et du Cnam, au sein de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-Eren) a voulu combler cette lacune. Ils se sont appuyés sur la cohorte française NutriNet-Santé qui regroupe plus de 100 000 personnes. Trois études publiées en avril et mai dans les r***es Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal montrent des associations entre la consommation de ces additifs, colorants et conservateurs, et un risque accru de cancer, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.

Deux de ces publications montrent pour la première fois des associations entre la consommation de colorants alimentaires – marqueurs caractéristiques d’aliments ultra-transformés – et le risque accru de diabète de type 2 (Diabetes Care) et de cancer (European Journal of Epidemiology). La troisième étude publiée dans l’European heart journal montre une association entre la consommation de conservateurs et le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.

Jusqu’à 41 % de risque en plus de cancers du sein
Les colorants alimentaires étaient en associés à une augmentation de 38 % du risque de diabète de type 2, avec un record de 49 % pour la curcumine (E100). Ils sont associés à une augmentation de 14 % du risque de cancer global, 21 % pour le cancer du sein, 32 % pour le cancer du sein après la ménopause. Là encore, certains d’entre eux présentent un risque bien plus élevé que la moyenne. C’est le cas du bêta-carotène (additif alimentaire, E160a) associé à une augmentation de 41 % du risque de cancer du sein.

Les conservateurs étaient associés à une augmentation de 24 % du risque d’hypertension chez les forts consommateurs par rapport aux faibles consommateurs. Entre autres, le sorbate de potassium exposait à un risque d’hypertension 39 % plus élevé. Cette dernière étude complète deux autres travaux menés là encore grâce à la cohorte NutriNet-Santé et qui montraient, début 2026, le risque de cancer et de diabète de type 2 associé à l’exposition aux conservateurs. Ces études constituent les premières nanalyses épidémiologiques à grande échelle et confirment plusieurs travaux déjà publiés.

« Ces résultats soulignent la nécessité d’une réévaluation par les autorités sanitaires de la sécurité de ces additifs pour intégrer ces nouvelles connaissances scientifiques et mieux protéger la population. Concernant les conservateurs, cette réévaluation devra également intégrer une approche bénéfice/risque », notent les chercheurs.

Peut-on réellement mourir de rire ?Souvent associé au bien être, entre réduction du stress et amélioration de l’humeur, ...
03/06/2026

Peut-on réellement mourir de rire ?

Souvent associé au bien être, entre réduction du stress et amélioration de l’humeur, les effets positifs du rire sont bien documentés. Pourtant, dans de très rares cas, un fou rire intense peut aussi mettre l’organisme à rude épreuve. L’expression, « mourir de rire » n’est donc pas totalement dénuée de fondement médical.

Rire sollicite en premier le diaphragme, accélère la respiration et augmente le rythme cardiaque. Chez une personne en bonne santé, ces réactions restent sans danger. Mais chez certains patients fragilisés, elles peuvent entraîner des complications parfois graves. Dans une étude publiée en 2013 par le British Medical Journal, deux pharmacologues britanniques Robin Ferner et Jeffrey Aronson ont recensé les effets bénéfiques mais aussi les complications potentielles et méconnues du rire.

Les chercheurs évoquent notamment des crises d’asthme, des syncopes ou encore des troubles du rythme cardiaque déclenchés par un rire incontrôlable. Chez les personnes atteintes de narcolepsie, un fou rire peut provoquer une cataplexie : une perte brutale du tonus musculaire pouvant entraîner une chute. Des publications médicales ont également rapporté des cas exceptionnels de détresse respiratoire ou d’accident cardiovasculaire après un fou rire.

Des cas rares mais bien réels
Le premier cas documenté de syncope induite par le rire remonte à 1997, lorsqu’un patient de 62 ans souffrant d’hypertension et de troubles cardiaques s’est évanoui à plusieurs reprises après avoir éclaté de rire devant la série Seinfeld. Ce phénomène, surnommé depuis « la syncope de Seinfeld », provoque généralement une courte perte de connaissance avant un retour rapide à la normale.

Pour autant, les spécialistes se veulent rassurants. Ces situations demeurent extrêmement rares et surviennent presque toujours sur un terrain médical spécifique, avec des pathologies sous-jacentes déjà existantes. Les bénéfices du rire dépassent largement ses risques. En somme, mieux vaut continuer à rire, sans oublier pour autant que même les réactions les plus naturelles peuvent parfois révéler certaines fragilités du corps humain.

Source : The Science Times, BMJ

Avant 5 ans : les crises dues à des caprices ou un cerveau encore immature ?Derrière les crises du jeune enfant, il n’y ...
31/05/2026

Avant 5 ans : les crises dues à des caprices ou un cerveau encore immature ?

Derrière les crises du jeune enfant, il n’y a ni manipulation ni volonté de désobéir, mais un cerveau en construction et des émotions difficiles à gérer. Changer de regard permet d’adapter ses réponses et d’accompagner plus efficacement l’enfant au quotidien. Explications du Dr Fabienne Kochert, pédiatre et ancienne présidente de l’AFPA.

Elle refuse de se brosser les dents. Il pique une crise au moment de rentrer à la maison après une séance de jeux au parc… Lorsqu’un enfant pleure, crie, se roule par terre, on a tendance à penser qu’il fait un caprice. Or « avant 5 ans, cela n’existe pas en tant que tel », explique Fabienne Kochert. En effet, « ces colères surviennent souvent face à une frustration ou à une demande extérieure devant laquelle il réagit avec les moyens dont il dispose. »

Et ces moyens sont largement limités par son cerveau ! En effet, avant l’âge de 5 ans, les régions du cerveau impliquées dans le contrôle des émotions et du comportement, notamment le cortex préfrontal, sont immatures. À l’inverse, les circuits émotionnels sont très actifs. L’enfant peut donc être rapidement submergé, sans pouvoir se calmer seul ni prendre du recul.

Anticiper pour sécuriser
Les transitions, en particulier le matin et le soir, sont des moments sensibles. « Mettre en place des routines stables et des repères visuels, comme des images représentant des étapes de la journée accrochées dans sa chambre, aide l’enfant à se sentir en sécurité et à mieux coopérer », conseille le Dr Kochert. Car « pour l’enfant, chaque journée peut être source de nouveautés et donc de stress ». Anticiper permet de rassurer.

Autre élément essentiel : la disponibilité du parent. « Les moments de qualité partagés et un accompagnement concret dans les tâches du quotidien sont essentiels pour réduire le risque de crise chez l’enfant », souligne-t-elle. Sans compter que cela permet aussi au parent de garder son propre calme plus facilement.

Poser un cadre bienveillant mais clair et ferme permet à l’enfant d’apprendre la régulation émotionnelle. Et lorsque cela se passe bien, « il est important de le valoriser », insiste la pédiatre. Car « valoriser les efforts et les comportements adaptés renforce la confiance en soi et le sentiment de sécurité ».

Enfin, le sommeil joue un rôle clé. « La fatigue augmente fortement l’intensité des réactions émotionnelles », conclut-elle.

Pour aller plus loin, consultez le site mpedia.fr, le site CléPsy ou encore la vidéo du modèle du cerveau dans la main de Dan Siegel, qui explique le mécanisme de perte de contrôle des émotions.

Source : interview du Dr Fabienne Kochert, pédiatre et ancienne présidente de l’AFPA

31/05/2026

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