10/09/2026
[⚕ Information médicale]
🧠 𝗣𝗶𝗹𝘂𝗹𝗲 𝗺𝗶𝗰𝗿𝗼𝗽𝗿𝗼𝗴𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗲𝘁 𝗺𝗲́𝗻𝗶𝗻𝗴𝗶𝗼𝗺𝗲 : 𝗳𝗮𝘂𝘁-𝗶𝗹 𝘀'𝗶𝗻𝗾𝘂𝗶𝗲́𝘁𝗲𝗿 ?
Vous prenez une pilule microprogestative au désogestrel 75 µg (Optimizette®, Antigone®, Cérazette® ou génériques) ?
De nouvelles données françaises montrent une petite augmentation du risque de méningiome en cas d’utilisation prolongée.
👉 Mais remettons ce risque en perspective :
- à l'échelle de la France, avec environ 1,3 million d'utilisatrices, environ 15 cas de méningiomes opérés par an seraient attribuables au désogestrel.
- Le risque n’est pas augmenté lors des premières années d’utilisation.
- Il devient statistiquement significatif après environ 5 ans d’utilisation continue.
Le risque existe donc, mais il reste TRÈS FAIBLE. Il semble surtout augmenter avec la durée d’exposition et après 45 ans.
❌ Il ne faut donc pas arrêter sa contraception brutalement.
L'objectif est surtout de réévaluer régulièrement la contraception et de choisir la solution la mieux adaptée à chaque femme.
💡 QUELLES ALTERNATIVES ?
Plusieurs possibilités peuvent être discutées selon votre situation :
➡️ Stérilet au cuivre : contraception très efficace, sans hormone et donc sans exposition à un progestatif.
➡️ DIU au lévonorgestrel (Mirena®, Kyleena®…) : les grandes études françaises n'ont pas montré d'augmentation du risque de méningiome.
➡️ Contraception œstroprogestative : Elle n'est cependant pas une alternative systématique, particulièrement après 40 ans ou en présence de facteurs de risque cardiovasculaire.
➡️ Contraception définitive lorsque le projet parental est terminé : stérilisation tubaire ou vasectomie du partenaire.
➡️ Méthodes barrières : préservatifs, éventuellement associés à d'autres méthodes selon les besoins.
💬 Le message à retenir :
Pas d'arrêt brutal, consulter votre medecin gynécologue ou votre sage femme pour en discuter.
Source : ANSM – étude EPI-PHARE sur contraception orale progestative et risque de méningiome.