16/08/2026
🌙 LA CHRONIQUE DE LA GUÉRISSEUSE EN ROUE LIBRE
L’homme moldu et la femme éveillée supplément TDA
Dans mon couple, il y a deux espèces qui tentent de cohabiter sans ouvrir un portail sous l’évier.
Moi : femme éveillée, cerveau en 12D, intuition en gyrophare, TDA en supplément gratuit, âme en téléchargement permanent.
Jackson : homme moldu.
Pas moldu méchant.
Moldu.
Le genre d’homme qui vit dans la matière avec son téléphone greffé à la main et qui, quand je dis :
“Là, je sens un truc.”
me regarde comme si je venais de lui annoncer qu’un grille-pain avait une dette karmique.
Moi, je ressens les ambiances, les blessures, les non-dits, les schémas, les énergies, les mémoires de famille, le placard émotionnel pas rangé depuis 1998.
Lui, parfois, il ne comprend déjà pas pourquoi je suis énervée alors que j’ai dit “ça va” avec la voix d’une femme qui prépare un incendie domestique.
Deux mondes.
Moi je lis entre les lignes.
Lui il cherche encore la ligne.
Moi je capte l’invisible.
Lui capte TikTok, les notifications et parfois, si les planètes sont alignées, le fait que je suis au bord de l’explosion.
Mais ce qui est drôle, c’est que l’homme moldu, à force de vivre avec une femme éveillée, il finit par se prendre des mises à jour forcées.
Parce qu’un jour, tu secoues un peu trop le cocotier.
Tu mets le doigt sur ses blessures.
Tu lui parles de son enfance.
Tu lui sors sa vérité avec la délicatesse d’un camion-benne spirituel.
Pas parce que tu veux le détruire.
Parce que tu vois.
Tu vois le petit garçon derrière l’homme.
Tu vois les manques.
Tu vois les protections.
Tu vois les réactions qui ne viennent pas du présent.
Tu vois les vieux dossiers qu’il avait rangés dans une boîte mentale avec écrit :
“Ne jamais ouvrir, merci.”
Et toi, femme éveillée supplément TDA, tu arrives avec ton chignon, ton regard laser et ta pelle énergétique :
“Bonjour, on va trier le garage émotionnel.”
Erreur.
Le moldu n’était pas prêt.
Error not found.
Système indisponible.
Jackson.exe a cessé de fonctionner.
Redémarrage dans 72 heures ouvrées.
Pendant trois jours, j’ai eu l’impression d’avoir envoyé son âme en maintenance.
Le mec a bugé.
Silence.
Regard dans le vide.
Téléphone en refuge.
Corps présent, mais conscience en mode :
“Veuillez patienter, analyse de la blessure d’enfance en cours.”
Et là, je crois que le moldu a compris un truc.
Il a compris que je n’étais pas juste “intense”.
Pas juste “trop”.
Pas juste “elle part loin”.
Il a compris que quand je parle, parfois, je ne parle pas à sa mauvaise humeur du jour.
Je parle au dossier source.
À la racine.
À l’enfant intérieur planqué derrière trois couches de fierté, deux mécanismes de défense et une notification YouTube.
Et ça, pour un moldu, c’est violent.
Parce qu’un moldu, il aime le concret.
Une facture.
Un objet.
Un repas.
Un problème = une solution.
La femme éveillée, elle arrive et dit :
“Ton problème actuel est relié à ton besoin de reconnaissance, ta peur d’être jugé, ta blessure d’enfance, ton rapport à l’autorité et peut-être une mémoire de lignée masculine.”
Le moldu :
“Je voulais juste regarder mon téléphone.”
Oui.
Mais ton âme a ouvert un dossier, frérot.
Bienvenue.
Et pourtant, ça matche.
C’est ça le plus absurde.
Parce que moi, je pars partout.
Je perds tout.
Mes clés.
Mon téléphone.
Mon café.
Le fil de ma phrase.
Mon idée de départ.
Parfois même mon corps, symboliquement, parce que mon âme est déjà en train d’analyser une situation sur quatre plans et demi.
Lui, il me ramène au sol.
Pas avec des phrases de sage.
Pas avec “ancre-toi dans ton bassin sacré”.
Non.
Avec des trucs très simples :
“T’as mangé ?”
“Tes lunettes sont sur ta tête.”
“Ton téléphone est dans ta main.”
“Tu voulais pas aller dans la cuisine ?”
Et là, retour en 3D.
Crash d’ovni intérieur.
La prêtresse descend de son nuage et se rappelle qu’elle a oublié les pâtes.
C’est ça, notre duo.
Moi, je l’ouvre à des vérités qu’il n’aurait jamais été chercher seul.
Lui, il me rappelle que tout ne demande pas un exorcisme symbolique.
Parfois, l’énergie est lourde parce que la pièce est en bo**el.
Parfois, mon mal de tête n’est pas une activation.
C’est juste que je n’ai pas bu.
Parfois, le signe, c’est pas l’univers.
C’est le panier de linge qui me juge depuis mardi.
La femme éveillée et l’homme moldu, ce n’est pas le même système d’exploitation.
Moi, je suis un ordinateur avec 47 onglets ouverts, trois virus karmiques, une alerte intuitive et une fenêtre “voulez-vous vraiment quitter cette ancienne version de vous-même ?”
Lui, c’est plus simple.
Il ouvre une application à la fois.
Souvent son téléphone.
Mais au moins, il ne se demande pas si le chargeur perdu symbolise une rupture de lien avec la source divine.
Et franchement, parfois, je l’envie.
Et parfois, lui aussi doit se dire qu’il vit avec une centrale nucléaire émotionnelle branchée sur l’invisible.
Mais on apprend.
Le moldu apprend qu’il existe des choses qu’il ne voit pas.
Et la femme éveillée apprend que tout ce qu’elle voit n’a pas besoin d’être hurlé à 23h14 entre deux lessives.
Évolution.
Miracle.
Survie de couple.
Mais il y a aussi une chose drôle :
moi je vois l’invisible.
Lui ne voit même pas ce qui est posé devant lui.
Et pourtant, on cohabite.
Miracle terrestre.
Mélanie – Althéa Énergie ✨
Tous droits réservés
Chronique drôle, barjo et volontairement taquine.
À lire avec humour, amour et second degré.
Aucun moldu n’a été blessé pendant l’écriture, mais un système émotionnel a peut-être redémarré en mode sans échec.