23/08/2026
Pour moi, la différence entre une correction lors d’une séance de kinésiologie qui tient six mois et une autre qui ne tient que trois jours vient rarement d’un seul facteur. C’est plutôt l’ensemble du terrain de la personne au moment où la correction est faite.
Le sommeil joue un rôle important : une personne qui récupère bien a davantage de ressources pour intégrer un changement. À l’inverse, un manque chronique de sommeil maintient souvent le système en état d’alerte.
L’environnement et les relations sont également essentiels. Si la personne retourne immédiatement dans le même contexte de stress, avec les mêmes déclencheurs émotionnels ou les mêmes schémas relationnels, le corps peut reprendre ses anciennes adaptations.
Le stress est souvent un élément majeur : une correction peut être juste, mais si la personne reste dans une situation où son système nerveux est constamment sollicité, elle peut revenir à ses anciens réflexes de protection.
Enfin, le sens donné au problème me paraît fondamental. Quand une personne comprend ce qui se joue pour elle, qu’elle prend conscience d’un schéma et qu’elle devient actrice du changement, la transformation semble souvent plus durable. À l’inverse, si la correction est vécue uniquement comme quelque chose que le praticien “fait” sur elle, le changement peut être plus fragile.
Avec l’expérience, j’ai l’impression qu’une correction tient lorsque la personne a suffisamment de ressources pour intégrer le changement et qu’elle modifie aussi quelque chose dans sa façon de fonctionner au quotidien.