06/12/2021
SNAT info :
"Si l’on se projette dans le scénario le plus noir, toutes les encres utilisées dans le tatouage sont interdites et les fabricants n’ont pas eu le temps de s’adapter. Les tatoueurs doivent donc s’arrêter de travailler ou les agences régionales de santé (ARS), dont aucune n’a répondu à Libération, font fermer les boutiques car elles utilisent des encres illégales." [Ludovic Séré, journaliste et auteur de l'article]
«Irréaliste, juge Mikki Bold, car les ARS ont clairement autre chose à faire. Jusqu’à présent, hormis gros problème sanitaire ou délation, elles nous laissent tranquilles. Et pour une bonne raison : il n’y a pas de problème dans le tattoo, l’Etat ne va pas passer son temps à en chercher. Faire des prélèvements sur les encres, les contrôler, ça coûte un pognon de dingue.» "
«Le souci, c’est que personne ne s’est réellement intéressé à la question du tatouage en toxicologie. Pour la question du cancer de la peau, on sait aujourd’hui qu’il n’existe absolument aucun lien avec le tatouage.»
— Nicolas Kluger, dermatologue
«Si le tatouage était cancérigène je serais le premier concerné : je suis tatoué, je tatoue ma famille, ma femme, mes enfants, mes nièces, les gens que j’aime le plus, assure Tin-Tin. Je n’ai aucune envie de leur refiler des saloperies. Il n’y a pas un seul cancer de la peau dans le monde qui a été détecté comme étant lié à un tatouage. Même, les tatoués font beaucoup plus attention à la cause première de cancer de la peau, le soleil.»
Tin-Tin fait part de ses difficultés à entretenir du lien avec le milieu politique français. «On passe notre vie à tenter de faire du lobbying, on a travaillé avec la Direction générale de la santé avant 2008, ça se passait bien, se souvient le président du Snat. On a rencontré Olivier Véran en 2013, il était à fond derrière nous mais une fois qu’il a été nommé ministre, il n’en a plus eu rien à foutre.»