21/08/2026
Parce qu’il y a quelque chose qui me dérange de plus en plus dans le fonctionnement des réseaux sociaux : le prix que nous payons pour leur gratuité.
On paie avec nos données, notre attention, nos habitudes, notre image, notre voix, nos centres d’intérêt… et avec toutes les informations que nous acceptons de partager, parfois sans vraiment mesurer jusqu’où elles peuvent être exploitées.
Et cela ne concerne pas uniquement ce que nous publions.
Les autorisations que nous donnons aux applications peuvent leur permettre d’accéder à différentes informations présentes sur nos appareils : photos, contacts, localisation, microphone, appareil utilisé, activité… selon les autorisations accordées et les réglages.
Et c’est justement ça qui me dérange.
Une photo qui reste dans notre téléphone. Une conversation. Une recherche. Une habitude. Un centre d’intérêt. Tout peut devenir une information exploitable.
Et au final, nous nous retrouvons parfois à donner énormément de nous-mêmes sans vraiment savoir ce que ces informations deviennent, combien de temps elles sont conservées, avec qui elles peuvent être partagées ou ce qu'elles permettront de faire demain.
C’est cette logique qui me questionne.
Parce que petit à petit, nous avons accepté de donner énormément… en échange de quelques applications « gratuites ».
Et personnellement, je n’ai plus envie de faire cet échange.
Je ne veux pas vendre mes statistiques, ma voix, mon visage, mes photos, mes habitudes et mon attention pour avoir le droit de rester visible sur un réseau social.
Je préfère prendre ce temps pour connecter autrement.
De vraies rencontres. Des discussions. Des appels. Des messages. Des moments partagés sans algorithme entre nous.
Alors je quitte les réseaux.
Pas parce que je n’ai plus rien à dire.
Mais parce que je commence à me demander sérieusement ce que nous sommes en train d’accepter en échange de leur gratuité.
Et je pense que nous sommes nombreux à ne pas réellement mesurer les dérives possibles de cette collecte massive de données.
Je ne disparais pas.
Je change simplement de façon de créer du lien.
À bi