Une femme debout Jennifer Letendart

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Une femme debout Jennifer Letendart Jennifer Letendart – Auteure de Une femme debout. Cancer de la langue à 29 ans. Combat, chute, dépression… puis se relever.

Un témoignage vrai sur la maladie, l’amour et la reconstruction. Disponible sur Amazon https://amzn.eu/d/01uJNZXk

❤️ Derrière ce qu’on montre, il y a parfois tout ce que personne ne voit.Il y a des jours où l’on arrive à sourire, à pl...
16/10/2026

❤️ Derrière ce qu’on montre, il y a parfois tout ce que personne ne voit.

Il y a des jours où l’on arrive à sourire, à plaisanter, à faire ce qu’on a à faire.

Et puis il y a ces jours où tout paraît plus lourd. Où l’on manque d’énergie, où les pensées prennent trop de place, où l’on aimerait simplement que quelqu’un comprenne sans avoir besoin de tout expliquer.

On ne traverse pas tous les mêmes épreuves. On ne les vit pas de la même façon non plus.

Mais parfois, quelques mots, une présence, un témoignage ou simplement le fait de se sentir compris peuvent changer beaucoup de choses.

C’est aussi pour cela que cette page existe. Pour que personne n’ait à faire semblant. Pour que chacun puisse déposer un peu de ce qu’il porte, sans jugement et sans avoir à se justifier.

Ici, il n’est pas nécessaire d’être fort tout le temps. On a aussi le droit d’être fatigué, de douter, de ne pas savoir comment faire.

❤️ Derrière chaque histoire, il y a une personne qui mérite d’être entendue.

Et parfois, savoir que quelqu’un comprend suffit à se sentir un peu moins seul.

Et vous, qu’est-ce qui vous aide lorsque les journées deviennent plus difficiles ?

LE PRIX DES APPARENCES… 💔Il y a ce que les gens voient.Et il y a tout ce qu’ils ne voient pas.Un sourire.Une femme qui p...
14/10/2026

LE PRIX DES APPARENCES… 💔

Il y a ce que les gens voient.
Et il y a tout ce qu’ils ne voient pas.

Un sourire.
Une femme qui plaisante.
Une mère qui s’occupe de ses enfants.
Une personne qui semble avoir repris le cours de sa vie.

Alors, forcément, on se dit que tout va bien.

Mais derrière les apparences, il y a parfois une fatigue que le sommeil ne répare pas. Des blessures qu’on ne sait pas expliquer. Des peurs qu’on garde pour soi. Des combats que personne ne soupçonne.

On apprend à sourire même quand on est épuisée.
À répondre « ça va » pour ne pas avoir à raconter.
À rassurer les autres alors qu’on aurait parfois besoin qu’on nous rassure.

Et à force de montrer que l’on tient debout, les autres finissent par oublier qu’on peut encore vaciller.

Après un cancer, j’ai compris que l’on pouvait avoir l’air d’aller bien sans se sentir bien. Que reprendre une vie normale aux yeux des autres ne signifie pas retrouver sa vie à l’intérieur.

Mais cette réalité ne concerne pas uniquement la maladie.

Derrière chaque personne, il peut y avoir une histoire que l’on ne connaît pas, des blessures invisibles et des batailles silencieuses.

Les apparences rassurent ceux qui regardent. Mais elles peuvent épuiser ceux qui les portent.

Alors, la prochaine fois que quelqu’un te dit qu’il va bien, prends peut-être quelques secondes de plus.

Ne regarde pas seulement son sourire.
Regarde la personne.

Parce qu’on ne sait jamais vraiment ce que quelqu’un traverse derrière son « tout va bien ». ❤️

Et toi, est-ce que tu as déjà eu l’impression de devoir paraître fort alors qu’au fond, tu aurais simplement eu besoin qu’on voie que tu n’allais pas bien ?

De femme à femme… ❤️On nous apprend souvent à croire que réussir sa vie, c’est cocher des cases.Construire un couple.Avo...
14/10/2026

De femme à femme… ❤️

On nous apprend souvent à croire que réussir sa vie, c’est cocher des cases.

Construire un couple.
Avoir des enfants.
Réussir professionnellement.
Construire une maison.
Être une bonne maman, une bonne compagne, une femme sur qui tout le monde peut compter.

Et pendant qu’on essaie de tout faire comme il faut, on finit parfois par s’oublier.

On donne aux autres.
On répond aux attentes.
On avance, même quand on est épuisée.

Jusqu’au jour où la vie nous rappelle que rien n’est acquis.

Le cancer a bouleversé ma vie. Il m’a fait perdre des repères, une partie de mon insouciance et cette version de moi que je connaissais si bien.

J’ai dû traverser des épreuves que je n’avais pas choisies. Me reconstruire. Apprendre à vivre avec ce qui avait changé en moi.

Et surtout, j’ai dû apprendre à me retrouver.

Aujourd’hui, je comprends que je n’ai pas besoin d’être forte tous les jours. Que je n’ai pas besoin de tout réussir. Que je peux être une maman qui aime profondément ses enfants tout en ayant besoin de temps pour elle.

Que je peux avoir des rêves, des projets, des envies… sans avoir à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

J’ai longtemps cru qu’il fallait continuer, tenir, assurer.

Aujourd’hui, j’apprends à m’écouter. À me choisir aussi. À ne plus mesurer ma valeur à tout ce que je suis capable de faire pour les autres.

Je ne suis pas devenue celle que j’imaginais être.

Mais je découvre celle que je suis aujourd’hui. Avec mes forces, mes fragilités, mes blessures et mes envies.

Et peut-être que la réussite, finalement, ce n’est pas d’avoir une vie parfaite.

C’est de pouvoir regarder la femme que l’on est devenue et apprendre, petit à petit, à l’aimer. ❤️

Alors, de femme à femme, j’aimerais vous demander…

Est-ce que vous êtes devenue la femme que vous imaginiez être ? Ou est-ce que la vie vous a amenée sur un chemin complètement différent ?

J’aimerais vous lire. ❤️

Au départ, je voulais toucher une seule personne. ❤️Quand j’ai écrit mon livre, quand j’ai créé cette page, je n’avais p...
13/10/2026

Au départ, je voulais toucher une seule personne. ❤️

Quand j’ai écrit mon livre, quand j’ai créé cette page, je n’avais pas de grandes ambitions.

Je voulais simplement qu’une personne puisse se reconnaître dans mon histoire. Qu’elle lise mes mots et se dise : « Je ne suis donc pas la seule à ressentir tout ça. »

Je voulais que cette saloperie que j’avais traversée puisse servir à quelque chose.

Que toute cette douleur, toutes ces épreuves, tout ce que j’avais eu tant de mal à mettre en mots puissent, un jour, apporter un peu de réconfort à quelqu’un.

Alors j’ai osé me dévoiler. J’ai raconté des choses intimes, parfois difficiles. J’ai parlé de ce qu’on ne voit pas, de ce qui se passe dans nos têtes, de ces moments où l’on ne comprend plus vraiment ce que l’on ressent.

Et puis, au fil du temps, j’ai découvert vos témoignages. Vos messages. Vos histoires.

J’ai compris que je n’avais pas touché une seule personne.

J’en avais touché bien plus que je ne l’aurais imaginé.

Et ça… ça vaut tout l’or du monde. ❤️

Je ne vais pas vous promettre qu’en me lisant, vous irez mieux.

Je ne vais pas vous dire que demain sera plus facile, que les peurs vont disparaître ou que tout finira forcément par rentrer dans l’ordre.

Je n’ai pas ces réponses. Je ne sais pas ce que chacun de vous traverse, ni de quoi demain sera fait.

Mais je peux vous tendre une main.

Je peux vous parler avec sincérité. Vous dire que vous avez le droit d’être triste, en colère, épuisé. Que vous avez le droit de ne pas comprendre ce qui vous arrive, même lorsque les traitements sont terminés.

Et je peux vous rappeler une chose essentielle : vous n’êtes pas seuls à ressentir tout ça.

Parfois, on n’a pas besoin qu’on nous donne une solution. On a simplement besoin de lire une phrase qui nous ressemble, de découvrir le témoignage de quelqu’un qui met enfin des mots sur ce qu’on n’arrivait pas à expliquer.

Et rien que ça, parfois, ça soulage.

C’est pour ça que j’ai écrit ce livre. C’est pour ça que j’ai créé Une femme debout.

Pas pour vous apprendre à être forts. Pas pour vous promettre une renaissance. Mais pour que nos histoires puissent se rejoindre, que nos mots puissent se soutenir et que chacun puisse trouver ici un petit peu de baume au cœur.

Si mon histoire a pu aider ne serait-ce qu’une personne à se sentir moins seule, alors je sais pourquoi j’ai osé la raconter.

Et si nous sommes aujourd’hui des milliers à nous reconnaître dans ces mots, alors continuons à parler. À témoigner. À nous tendre la main.

Parce qu’on ne sait jamais à quel point quelques mots peuvent compter pour quelqu’un qui en a besoin. ❤️

Et vous, est-ce qu’un témoignage, un message ou quelques mots vous ont déjà aidé à vous sentir moins seul dans votre parcours ?

J’aimerais beaucoup vous lire. Parce que vos histoires aussi peuvent faire du bien à quelqu’un qui nous découvre aujourd’hui. ❤️

On nous prépare à combattre le cancer. Mais qui nous prépare à l’après ? ❤️‍🩹Quand les traitements s’arrêtent, l’entoura...
12/10/2026

On nous prépare à combattre le cancer. Mais qui nous prépare à l’après ? ❤️‍🩹

Quand les traitements s’arrêtent, l’entourage souffle, sourit et se réjouit.

« C’est fini, tu es guérie ! Tu vas pouvoir reprendre ta vie d’avant ! »

Mais si seulement c’était aussi simple…

Pendant les soins, on avance en mode automatique. On encaisse, on se bat, on fait face. On n’a pas toujours le temps de réaliser ce qui nous arrive.

Et puis, un jour, les rendez-vous s’espacent, les blouses blanches s’éloignent et le silence s’installe.

Tout le monde pense que le plus dur est derrière nous. Mais à l’intérieur, c’est parfois là que tout commence.

Parce qu’après le cancer, il y a aussi des deuils dont on parle trop peu.

💔 Le deuil de notre insouciance.
💔 Le deuil de notre corps d’avant.
💔 Le deuil de la personne que nous étions avant la maladie.

On doit apprendre à vivre avec nos peurs, nos séquelles, nos angoisses… et parfois avec cette impression étrange de ne plus vraiment se reconnaître.

L’après-cancer n’est pas une ligne droite.

Il y a des jours où l’on se sent plus forte, où l’on croit avoir avancé. Et puis un souvenir, un rendez-vous médical ou une simple angoisse nous ramène en arrière.

Et ce n’est pas un manque de courage. Ce n’est pas être faible. C’est aussi ça, se reconstruire après avoir traversé une épreuve qui nous a profondément bouleversés.

Personnellement, les étapes 5 et 6 ont été interminables. Ce vide, cette solitude intérieure, ces pensées que l’on garde parfois pour soi parce que les autres pensent que tout va bien…

On peut être considérée comme guérie et ne pas se sentir encore réparée.

Et je crois qu’on devrait avoir le droit de le dire, sans culpabiliser. ❤️

🫂 Aujourd’hui, j’aimerais vous donner la parole.

Si vous regardez cette courbe, quelle étape a été la plus difficile pour vous ? Êtes-vous encore dans ce grand vide, en pleine reconstruction, ou avez-vous retrouvé un peu de sérénité ?

Vous pouvez en parler ici, avec vos mots, sans jugement et sans avoir besoin de faire semblant d’aller bien.

Parce qu’ici, sur Une femme debout, il n’y a pas besoin d’être fort tout le temps. Il y a juste besoin de pouvoir être soi.

Prenons soin les uns des autres. Nous avons tous une histoire, et personne ne devrait avoir à traverser l’après tout seul. ❤️

🏃‍♀️❤️ Il y a 5 ans, je me préparais à dire adieu à ceux que j’aime. Aujourd’hui, je cours.Une partie de moi est morte a...
11/10/2026

🏃‍♀️❤️ Il y a 5 ans, je me préparais à dire adieu à ceux que j’aime. Aujourd’hui, je cours.

Une partie de moi est morte avec la maladie, mais une nouvelle version de moi est née. Je ne sais pas si elle est meilleure, je sais simplement qu’elle voit la vie autrement.

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais aujourd’hui, je veux garder espoir. L’espoir de vivre encore de belles choses, de créer de nouveaux souvenirs et de réaliser des rêves que je pensais peut-être ne jamais atteindre. ✨

Cette semaine, j’ai lu une phrase qui m’a marquée :
« Quand on touche le fond de la piscine, on peut prendre une impulsion pour remonter à la surface. »

Et si, même au milieu des épreuves, il restait encore une impulsion à trouver ? ❤️

À toi qui te bats contre la maladie, à toi qui essaies de te reconstruire après, à toi qui n’y crois plus vraiment… Ne perds pas espoir. Tu ne sais pas encore tout ce que la vie peut te réserver. Le chemin peut être long, les cicatrices restent, les peurs aussi parfois, mais de belles choses peuvent encore arriver.

Il y a 5 ans, j’avais peur de ne plus avoir d’avenir. Aujourd’hui, je cours vers lui, un pas après l’autre. 🏃‍♀️❤️

Parce qu’après les jours les plus sombres, il peut encore y avoir de la lumière. Et tant qu’il y a de la vie, il reste de l’espoir. ✨

❤️ Mêmes cœurs, des histoires différentes…Derrière chaque ruban, il y a une histoire.Derrière chaque cancer, il y a une ...
10/10/2026

❤️ Mêmes cœurs, des histoires différentes…

Derrière chaque ruban, il y a une histoire.
Derrière chaque cancer, il y a une personne, une famille, des peurs, des combats et un après que personne ne vit de la même façon.

Sur Une femme debout, il n’y a pas de petit ou de grand combat. Il n’y a pas de comparaison à faire. Il y a simplement des personnes qui traversent une épreuve et qui méritent toutes d’être entendues. 🫶

🎗️ Nos rubans ont des couleurs différentes, mais ils nous rassemblent autour d’une même cause.

Ici, tu as le droit de parler, de douter, de craquer, de te relever… ou simplement d’être toi.

Parce qu’aucun combat ne devrait se vivre seul. ❤️

Et toi, qu’aimerais-tu que les autres comprennent de ton histoire ?

On ne parle pas assez de ce qui se passe dans nos têtes après le cancer. ❤️Quand les traitements se sont arrêtés, je me ...
10/10/2026

On ne parle pas assez de ce qui se passe dans nos têtes après le cancer. ❤️

Quand les traitements se sont arrêtés, je me suis sentie tellement perdue.

Je cherchais partout des témoignages. Des histoires de personnes qui vivaient la même chose que moi. Je voulais juste savoir comment on allait après. Savoir si c’était normal d’être dans cet état. Trouver quelqu’un, n’importe qui, à qui me raccrocher pour retrouver un peu d’espoir.

Mais je n’ai rien trouvé. Rien qui répondait à ce vide-là.

Alors j’ai dû avancer à tâtons et créer mes propres repères.

J’ai d’abord lancé mon groupe autour du cancer ORL, le livre pour mettre des mots sur mes maux , puis cette page, Une femme debout.

Au début, je voulais juste raconter mon histoire. Et puis, j’ai pris une énorme claque.

J’ai découvert toutes ces personnes qui souffrent en silence, chacune dans son coin. Celles qui sourient en façade alors que tout s’effondre à l’intérieur. Celles qui culpabilisent d’être tristes alors qu’on leur répète : « Mais enfin, sois contente, tu es guérie ! »

Et là, j’ai compris que je n’étais pas f***e. Et surtout, que je n’étais pas seule.

On n’a pas les mêmes cancers, pas les mêmes traitements, pas les mêmes cicatrices. Mais ce qui se passe dans nos têtes ? Nous sommes bien plus nombreux que je ne l’imaginais à traverser cette tempête.

La peur qui ne part pas. La colère. Le vide. La dépression. Cette impression bizarre de ne plus être la même personne, sans trop savoir qui l’on est devenue.

Et vous savez quoi ?

Ce n’est pas une faiblesse. Ce n’est pas un manque de courage, ni de la moindre reconnaissance envers la vie.

Après une telle épreuve, on peut aller mal, même lorsque les traitements sont terminés. On peut être heureux d’être encore là et souffrir malgré tout de ce que le cancer a laissé derrière lui.

Mettre des mots sur cette souffrance, comprendre ce qui nous arrive, accepter qu’on ne va pas bien et oser demander de l’aide… tout cela peut prendre un temps fou.

Et pourtant, on nous prépare si peu à cette réalité.

Si je partage tout ça aujourd’hui, c’est parce que c’est exactement ce que j’aurais eu besoin de lire il y a quelques années.

J’aurais tellement voulu tomber sur quelqu’un qui me dise :

« Ce que tu ressens, tu n’es pas la seule à le vivre. Tu n’as pas à avoir honte. Et tu as le droit de demander de l’aide. »

C’est aussi pour ça que je suis là aujourd’hui, et que vous êtes là.

Pour qu’on puisse parler de ce qu’on traverse vraiment. Pour qu’on arrête de culpabiliser d’aller mal après la tempête. Pour que personne n’ait à croire qu’il est seul face à ce qu’il ressent.

Parce qu’un témoignage peut parfois faire toute la différence. Il peut nous aider à mettre des mots sur ce qu’on vit, à nous reconnaître dans l’histoire de quelqu’un d’autre et, peut-être, à trouver le courage de demander de l’aide.

❤️ Alors, j’aimerais vous poser une question.

Quand vous n’alliez pas bien après le cancer, avez-vous cherché des personnes auxquelles vous raccrocher ? Avez-vous trouvé cette oreille attentive dont vous aviez besoin, ou avez-vous dû traverser cette période seuls ?

Racontez-moi en commentaire, si vous en avez envie.

Vos mots peuvent devenir le témoignage que quelqu’un cherche désespérément aujourd’hui. Celui qui lui permettra de se dire : « Je ne suis pas seul. » ❤️

Et vous, est-ce que vous avez tout de suite compris ce que le cancer venait changer en vous ?Moi, non.Le cancer m’avait ...
09/10/2026

Et vous, est-ce que vous avez tout de suite compris ce que le cancer venait changer en vous ?

Moi, non.

Le cancer m’avait pourtant donné une première occasion de m’arrêter.

De penser à moi.
De poser des limites.
De me demander ce que je voulais vraiment.
De me découvrir.

Mais je n’ai pas compris le message.

Après l’opération, les traitements, les rayons, la grossesse, l’accouchement…

J’ai repris ma vie.

Et j’ai foncé.

Comme si rien ne s’était passé.
Comme si je pouvais simplement reprendre là où je m’étais arrêtée.

J’étais la fille forte.
La guerrière.
Celle qui venait de combattre un cancer.

Alors de quoi me plaignais-je ?

J’étais encore en vie.

Je ne voyais pas que quelque chose en moi avait changé.

Puis la dépression s’est installée.

Et cette fois, je n’ai plus pu courir.

Je me suis renfermée.
Je ne sortais plus du lit.
Je pleurais.
Je ne me lavais plus.
Je n’avais plus envie de rien.

Moi qui pensais que la dépression était pour les autres, pour les faibles, pour ceux qui avaient des problèmes psychologiques…

J’étais en plein dedans.

Et peut-être que cette fois, la vie m’a donné une deuxième claque pour me dire :

« Tu n’as toujours pas compris.
Il est temps de t’arrêter. »

Alors j’ai commencé à me poser les vraies questions.

Qui suis-je ?
Qu’est-ce que j’aime ?
Qu’est-ce que je veux ?
Qu’est-ce que je n’accepte plus ?

Parce qu’au fond, une partie de moi était morte avec la maladie.

Et une nouvelle version de moi était en train de naître.

Je ne sais pas encore si elle est meilleure.

Je ne sais pas encore ce qu’elle deviendra.

Mais aujourd’hui…

je lui laisse une chance. ❤️

Et vous, qu’est-ce que votre maladie a changé en vous ?

Je ne veux pas être forte.Je ne veux pas être une guerrière.Je ne veux pas être courageuse.J’aimerais juste être Jennife...
08/10/2026

Je ne veux pas être forte.
Je ne veux pas être une guerrière.
Je ne veux pas être courageuse.

J’aimerais juste être Jennifer.

Celle qui peut faire des projets sans penser à demain.
Celle qui peut être insouciante.
Celle qui peut se plaindre pour des petites choses sans se dire qu’elle devrait relativiser.
Celle qui avance sans avoir cette petite voix au fond d’elle qui lui rappelle que tout peut basculer.

J’aimerais juste une vie normale.

Faire des projets.
Rêver.
Prévoir des vacances.
Vieillir avec ceux que j’aime.
Et ne pas avoir besoin de me sentir « forte » pour traverser la vie.

Parce qu’après un cancer, on nous appelle souvent des guerrières.

Mais parfois, moi, je ne veux plus me battre.

Je veux juste vivre.
Je veux juste être Jennifer. ❤️

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