03/07/2026
Cette phrase me semble profondément juste.
❗️Pendant longtemps, beaucoup de personnes ont cru que prendre soin d’elles était une forme d’égoïsme. ❗️
Alors elles se sont oubliées.
Elles ont donné leur temps, leur énergie, leur attention, leur présence, jusqu’à parfois s’épuiser.
👉🏼Aujourd’hui, le mouvement semble parfois aller dans l’autre sens…
On entend :
« Pense d’abord à toi. »
« Protège ton énergie. »
« Tu ne dois rien à personne. »
Comme si le bonheur consistait à ne plus regarder les autres.
❗️Et je crois que ces deux extrêmes nous éloignent de relations véritablement humaines. ❗️
👉🏼Car, au fond, ils correspondent à des étapes normales de notre développement.
✨Au début de la vie, il y a la fusion. Le bébé ne fait pas encore la différence entre lui et sa mère. Pour lui, l’autre et lui ne font qu’un.
✨Puis vient l’enfance. Pour être aimé, l’enfant apprend à s’adapter, à faire plaisir, à répondre aux attentes. Il comprend très vite que l’amour semble parfois passer avant ses propres besoins. Alors il met les autres d’abord.
✨Puis arrive l’adolescence. Une étape indispensable. Pour exister, le jeune dit : « Moi d’abord. » Il se différencie. Il s’oppose. Il affirme son identité. C’est nécessaire.
❗️Mais ce n’est pas une destination.❗️
La maturité apparaît lorsqu’une quatrième manière d’être au monde devient possible.
👉🏼Ni nous deux fusionné.
👉🏼Ni toi sans moi.
👉🏼Ni moi sans toi.
👉🏼Mais toi et moi.
Une relation saine ne demande à personne de disparaître.
🌷Elle permet à chacun d’exister pleinement. 🌷
Elle reconnaît que mes besoins comptent autant que les tiens.
Alors le mouvement naturel peut enfin revenir.
✨Je donne, je reçois.
✨Je soutiens, je me laisse soutenir, sans domination, ni sacrifice, ni dépendance.
Car la vie elle-même fonctionne ainsi. Nous inspirons puis nous expirons.
Le cœur se contracte puis se relâche.
Les saisons se succèdent.
Tout est mouvement.
Tout est équilibre.
Pourquoi nos relations échapperaient-elles à cette loi ?
Et cette évolution ne concerne pas seulement chaque individu.
❗️Elle concerne aussi l’humanité tout entière. ❗️
Lorsque l’on regarde notre histoire, on retrouve ce même chemin.
Les sociétés les plus anciennes vivaient dans une forme de fusion avec la nature et avec le groupe.
Puis sont venues des sociétés où le clan était plus important que l’individu. Exister passait par l’obéissance. Être différent pouvait conduire à l’exclusion.
Puis est arrivée la révolution industrielle, avec l’émergence de l’individu, de la liberté, de la réussite personnelle, de l’autonomie… un étape essentielle… mais qui ressemble parfois à une immense adolescence collective. 😬😅
👉🏼Aujourd’hui, nous valorisons souvent l’indépendance au point d’oublier le lien.
👉🏼Nous sommes passés du sacrifice de soi à l’individualisme, comme si nous devions choisir entre vivre pour les autres ou vivre uniquement pour nous-mêmes.
Pourtant, je crois que l’évolution ne consiste pas à choisir l’un de ces deux extrêmes: elle consiste à les dépasser.
Comme un être humain qui grandit, l’humanité apprend peut-être, elle aussi, qu’il n’y a plus à choisir entre moi et toi.
La véritable maturité apparaît lorsque le nous devient possible.
Un « nous » où personne ne s’efface.
Où personne ne domine.
Où chacun reconnaît que sa vie a autant de valeur que celle de l’autre. Ni plus. Ni moins.
❗️Peut-être est-ce cela, la prochaine étape de notre évolution : comprendre que prendre soin de soi et prendre soin de l’autre ne s’opposent pas: Ils se complètent. ❗️
Parce qu’au fond, prendre soin de soi ne signifie pas dire : « Moi avant tout le monde. »
Cela signifie simplement : « Moi aussi. »
Et c’est souvent à partir de là que naissent les relations les plus conscientes, les plus libres et les plus profondément humaines.
💖 L’amour mature ne demande ni de s’oublier, ni d’oublier l’autre. Il nous invite à prendre soin de nous-mêmes tout en prenant soin du lien qui nous unit. Car l’évolution ne consiste peut-être pas à choisir entre le “je” et le “tu”… mais à faire émerger un “nous”, où chacun a enfin sa juste place. 💖
Corinne Spanhove 🌷 HolystiC