02/09/2026
Dans mon précédent post, je posais cette question :
Qui est responsable de ce que je ressens ?
J’y évoquais l’idée que l’autre est responsable de ses paroles, de ses comportements et de ses actes, mais que nous pouvons progressivement reprendre une part de pouvoir sur la manière dont nous réagissons à ce qui nous arrive.
Mais une question restait ouverte :
Comment créer cet espace entre ce que je ressens et la manière dont j’y réponds ?
C’est une question que j’ai beaucoup explorée personnellement.
J’ai d’abord découvert Le Processus de la Présence de Michael Brown, puis, quelques années plus t**d, la méditation Vipassana lors d’une retraite de 10 jours.
Deux expériences très différentes, mais dans lesquelles j’ai retrouvé un même principe :
👉 revenir à ce qui se passe dans le corps plutôt que de rester uniquement dans l’analyse mentale.
Face à une émotion, notre réflexe est souvent de chercher immédiatement :
Pourquoi je ressens ça ? À cause de qui ? À cause de quoi ?
Mais il est aussi possible d’apprendre à observer ce qui est là.
Une tension.
Un inconfort.
Une émotion.
Une sensation agréable ou désagréable.
Sans chercher immédiatement à l’expliquer, à la fuir ou à réagir.
Petit à petit, cela permet de créer un espace entre ce que je ressens et la manière dont j’y réponds.
Car lorsque l’émotion m’emporte complètement, je ne suis plus vraiment observateur de ma réaction : je suis dedans.
Mais cela m’amène aujourd’hui à une autre question :
Pourquoi une même situation peut-elle provoquer une réaction relativement faible chez une personne… et très intense chez une autre ?
Avant même que je puisse prendre du recul sur ma réaction, mon système nerveux a déjà reçu l’information.
Mais l’a-t-il reçue avec une intensité adaptée à la situation ?
C’est cette autre dimension que j’aborderai dans ma prochaine publication.