Dr Antoine CANAT / Médecin Se×ologue

Dr Antoine CANAT / Médecin Se×ologue Consultations sur rendez-vous à Lille / Lomme, ou en téléconsultation.

Dr Antoine Canat – Médecin se×ologue à Lille
Accompagnement bienveillant des troubles se×uels, affectifs et relationnels – pour tous, quels que soient l’âge, le genre ou l’orientation.

« Arrête de te mettre en colère. »« Ne sois pas triste. »« Tu te fais trop de soucis. »« Tu réfléchis trop. »Nous avons ...
27/05/2026

« Arrête de te mettre en colère. »
« Ne sois pas triste. »
« Tu te fais trop de soucis. »
« Tu réfléchis trop. »

Nous avons souvent appris à considérer certaines émotions comme des problèmes à faire disparaître.

Mais si elles essayaient parfois plutôt d’attirer notre attention sur quelque chose ?

La peur peut parfois nous parler de sécurité ou d’incertitude.

La colère peut parfois nous signaler qu’une limite, une valeur ou un besoin important semble touché.

La tristesse peut parfois attirer notre attention sur une douleur, une perte, une déception ou quelque chose qui demande du temps pour être intégré.

Cela ne signifie pas que nos émotions disent toujours « la vérité ».

Une émotion n’est pas forcément un détecteur de vérité.

Elle peut aussi être vue comme un détecteur de pertinence :

👉 « Quelque chose mérite peut-être mon attention. »

Le support que je partage aujourd’hui propose une façon simple d’explorer cela :
identifier ce que l’émotion pourrait essayer de signaler, dans quelles situations elle apparaît souvent, et quelles réponses pourraient être aidantes.

Bien sûr, cela ne concerne pas seulement la sexualité ou les conduites addictives : ces questions traversent beaucoup de situations du quotidien.

Pour davantage de contenus sur les sexualités, la santé et les outils de compréhension :
www.drcanat-medecin.fr

Sexualité : et si on arrêtait de chercher “la cause” ?En consultation, une difficulté sexuelle est souvent rapportée à u...
15/05/2026

Sexualité : et si on arrêtait de chercher “la cause” ?

En consultation, une difficulté sexuelle est souvent rapportée à un élément déclencheur :
un stress, une remarque, un échec, une fatigue…
👉 Mais ce “moment” n’est bien souvent que la partie visible du problème.

La sexualité fonctionne comme une fonction intégrative :
elle mobilise en permanence des dimensions somatiques, psychiques, relationnelles et contextuelles.

Ce que l’on observe cliniquement, c’est rarement une cause unique, mais plutôt :
- une accumulation de facteurs,
- une capacité de régulation variable,
- un seuil à partir duquel la difficulté devient perceptible.

Pour rendre cela plus lisible, j’utilise une métaphore simple :
le vase qui se remplit.
>Le vase → le terrain (biologique, histoire de vie…)
>L’eau → la charge globale
>Les entrées → facteurs pérennisants ou précipitants
>La régulation → ce qui permet de faire baisser le niveau
>Le débordement → l’apparition des symptômes

L’intérêt n’est pas seulement pédagogique.
C’est surtout un outil pour :
✔️ sortir d’une lecture mono-causale
✔️ identifier les leviers réellement modifiables
✔️ structurer une prise en charge globale en soins de proximité
📄 J’ai synthétisé ce modèle dans un visuel que j’utilise en consultation et en formation.
➡️ Disponible en PDF ici :
https://www.drcanat-medecin.fr/post/sexualit%C3%A9-et-si-on-arr%C3%AAtait-de-chercher-la-cause

🌐 Et pour plus de ressources en sexologie :
https://www.drcanat-medecin.fr

Et si fantasmer ne voulait pas toujours dire “voir des images dans sa tête” ?On parle de plus en plus d’aphantasie, c’es...
06/05/2026

Et si fantasmer ne voulait pas toujours dire “voir des images dans sa tête” ?

On parle de plus en plus d’aphantasie, c’est-à-dire la difficulté, voire l’impossibilité, à produire volontairement des images mentales.

Certaines personnes, lorsqu’on leur demande d’imaginer une pomme, “voient” clairement une pomme. D’autres n’ont aucune image, mais savent pourtant très bien ce qu’est une pomme. Leur pensée ne passe simplement pas par le même canal.

En sexualité, cela pose une question intéressante : de quoi est fait un fantasme ?
On imagine souvent le fantasme comme une scène intérieure très visuelle. Pourtant, il peut aussi être fait de sensations, de mots, d’ambiances, de souvenirs, de tensions, de mouvements, de scénarios, de fragments émotionnels.

Le fantasme n’est donc pas seulement une image : c’est une manière pour le psychisme de mettre le désir en mouvement. Cette capacité à mobiliser un monde intérieur peut soutenir l’excitation. Elle permet d’anticiper, de colorer, d’intensifier, de donner une direction au désir.

Mais elle peut aussi, parfois, le focaliser.
Quand l’excitation dépend trop étroitement d’un scénario précis, d’une image précise, d’un type de situation ou d’un support unique, elle peut devenir moins disponible à ce qui se passe réellement : le corps, l’autre, la rencontre, l’imprévu.

La question n’est donc pas : “Est-ce que je fantasme normalement ?”
Mais plutôt : comment mon imaginaire participe-t-il à mon excitation ? Est-ce qu’il l’ouvre, l’enrichit, la soutient ? Ou est-ce qu’il finit parfois par la resserrer ?

En sexualité, il n’y a pas une seule façon d’imaginer. Il y a des paysages intérieurs très visuels, d’autres plus sensoriels, plus verbaux, plus corporels, plus émotionnels.
Et parfois, comprendre cela permet déjà de se sentir un peu moins “anormal”.

➡️ Pour plus de contenus autour de la sexualité, du désir et du fonctionnement intime :
www.drcanat-medecin.fr

💡 Le tips du sexologue
Quand une excitation devient très focalisée, l’enjeu n’est pas forcément de la supprimer. Chercher à “interdire” brutalement un fantasme peut parfois produire l’effet inverse : plus on lutte contre une pensée, plus elle occupe de place.
Le travail consiste plutôt à élargir progressivement la carte érotique.

On peut partir du scénario habituel et se demander :
Qu’est-ce qui excite exactement dans cette scène ?
Est-ce une sensation ? Une émotion ? Une position relationnelle ? Une impression de transgression ? Un sentiment d’être désiré, choisi, dominé, admiré, sécurisé, libéré ?

À partir de là, il devient parfois possible de déplacer l’excitation vers d’autres chemins : plus corporels, plus relationnels, plus sensoriels, plus narratifs, plus compatibles avec la liberté intérieure, le consentement et la sécurité.

L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un d’autre. C’est de retrouver de la souplesse.

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