30/04/2026
2011, la suite…
Aujourd’hui, rendez-vous avec ma pneumologue 🕵️. Elle m’apprend que je suis devenue allergique au pollen.
(Oui, j’avoue, c’est moi qui fournis les infos pour l’actualisation du VIDAL 🫠😂.)
Nickel ! Je m’ennuyais sans éternuer, sans avoir les yeux qui pleurent comme une madeleine. (D’ailleurs… ça pleure, une madeleine ? 🙄 À vérifier.)
On y va doucement, mais sûrement : la pneumologue oriente la conversation vers les résultats du test de la nuit 🕵️.
Est ce que j'ai une bonne note ??
Elle me regarde et se lance dans une explication très visuelle. Elle mime les voies respiratoires : elle les écarte… puis les resserre brusquement.
« Voilà, la nuit, vos voies respiratoires se rétrécissent et empêchent une bonne oxygénation de votre cerveau, d’où les céphalées.
Vous avez un syndrome de haute résistance. »
Haute résistance ?! C’est tout moi, ça 😜😂.
Mon corps serait-il en train d’exprimer physiquement mon état d’esprit ? 🤔
Donc, pendant la moitié de la nuit, mon cerveau manque d’oxygène… Voilà donc l’origine de mes céphalées de dingo .
Et là… le coup de grâce :
« Il faut vous appareiller. »
Pardon ? 👽
J’ai 38 ans, et on m’annonce que je vais dormir avec un engin qui va m’insuffler de l’air de force toute la nuit. Un groin de goret sur le nez, relié à un boyau en plastoc 🐽.
Le rêve… Je frôle l’extase 🤩.
Je ne sais plus quoi penser.
J’ai pris 30 ans d’un coup ? 👵
Ma féminité va-t-elle devenir un lointain souvenir ?
Encore un obstacle à enjamber… mais « la force est en moi » 🧠💪.
Je sais déjà qu’il va falloir une préparation psychologique de haut niveau : expliquer le principe au mari, à la tribu… et le faire avec le sourire 😁 !
Parce que je sais, par expérience, que les gens perçoivent les choses comme on les leur présente 🤗.
Si je leur vends le look « pilote de chasse » avec humour, ça va passer crème.
Le technicien passe m’expliquer le fonctionnement et régler la machine… place au grand moment : le choix du masque.
Et là, clairement, on est sur un vrai défilé de mode 😅.
Masque nez-bouche, masque nasal… j’hésite. Entre le modèle « Dark Vador » et la version « petit cochon sous assistance respiratoire », mon cœur balance.
Pas simple de trancher… mais après réflexion, j’opte pour le groin 🐽.
Objectif maintenant : faire en sorte que mes loulous n’assimilent pas ça à un problème médical, version « horreur, maman ne peut plus respirer toute seule !! ».
Du coup, je leur fais tester « la bête » pour qu’ils apprivoisent le nouveau joujou de maman 😅.
L’essai se transforme en jeu : validé de leur côté.
Pour moi, en revanche, supporter ce truc sur le nez toute la nuit… c’est un nouveau défi. Mais la prise de conscience est là : c’est indispensable pour que mon cerveau arrête de crier famine et de tambouriner ma boîte crânienne jusqu’au vomissement le matin.
Allez, mode warrior activé 🥷.
Après mûre réflexion, j’élabore ma stratégie :
cet engin fera parti de l'environnement dans la chambre. Discret. Hors de vue, hors de l’esprit 😁.
Et le fameux groin ? Il n’atterrira sur mon nez qu’au dernier moment, juste avant de sombrer, bien à l’abri dans l’obscurité.
En y pensant, je me dis qu’il y a bien des femmes qui font tout pour ne pas être vues sans maquillage au réveil… Elles se faufilent dans la salle de bain avant même que Monsieur n’ouvre un œil…
Eh bien moi, pas besoin de camouflage ! Toujours naturelle 😁 : juste ce petit truc à enlever en deux secondes, et hop — ni vu ni connu 🤗.
Bon… je n’avais pas pensé à tout.
Les traces des élastiques au réveil, on dirait que j’ai dormi sur un grillage 🫠😂.
Mais j’ai déjà trouvé la parade : un petit massage facial express, quelques pressions pour remettre tout ça en place, et c’est reparti mon kiki !
Les premières nuits, on ne va pas se mentir, je n’ai tenu que quelques instants.
Ce souffle forcé dans les narines jusqu’à la trachée ? Une sensation franchement étrange oui on peut même dire désagréable ! 😳
Mon corps veut respirer à sa façon, et la machine impose son débit.
Mais comme d’hab’, pas de panique…
Ce qui nous paraît parfois insurmontable finit, un jour, par devenir notre quotidien.