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05/05/2026

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🌳 La chercheuse spécialiste du bois Caroline Simon lance dans les Vosges une expérimentation pour vérifier l’effet des forêts sur la santé, inspirée de travaux menés depuis vingt ans au Japon. Celle-ci vise à explorer les interactions entre les molécules produites par les arbres et le corps humain.

Interview : https://bit.ly/4w5TdrT

Il y en a encore plusieurs chez moi parce que le respect de la vie c'est beaucoup plus important que ce que les autres p...
23/04/2026

Il y en a encore plusieurs chez moi parce que le respect de la vie c'est beaucoup plus important que ce que les autres pensent de toi.
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Il y a trente ans, chaque jardin rural avait un tas de bois dans un coin — pas rangé dans un abri fermé, pas empilé sur une palette surélevée, un vrai tas en vrac posé à même le sol contre un mur ou sous un arbre, avec des branches de différents diamètres qui s'entrecroisaient en laissant des dizaines de cavités, de fissures et de recoins sombres entre les bûches. Ce tas de bois était un immeuble. Le hérisson s'y installait en novembre pour cinq mois d'hibernation dans l'espace entre deux bûches au sol, enfoui sous les feuilles mortes qui s'accumulaient naturellement à la base. L'orvet fragile digérait ses limaces dans les interstices tièdes du côté sud. Le crapaud commun s'y glissait le matin après sa patrouille nocturne dans le potager. Les larves de lucane cerf-volant — le plus grand coléoptère de France, protégé — se développaient pendant trois à cinq ans dans les bûches en contact avec le sol humide, digérant le bois mort en humus. La musaraigne couronnée chassait les cloportes et les araignées entre les couches de bois.

Ce tas de bois a été rangé. Ou brûlé. Ou remplacé par une livraison de granulés en silo.

En trente ans, le tas de bois en vrac a disparu de la majorité des jardins français. Le chauffage au bois recule devant les granulés, les pompes à chaleur et le gaz. Le bois restant est stocké dans des abris fermés, surélevé sur des palettes pour éviter l'humidité et rangé en piles serrées sans le moindre interstice — exactement les conditions qui suppriment tout habitat. Le jardinier qui range son bois « proprement » dans un abri ventilé a construit un entrepôt — pas un refuge. Le jardinier qui brûle ses branches taillées dans un feu de jardin en novembre carbonise les hérissons qui s'étaient déjà installés à l'intérieur.

Le hérisson a payé le premier. Son site d'hibernation préféré est un amas de matériaux divers au sol — bois, feuilles, branchages — dans un coin abrité du vent et de la pluie. Un jardin sans tas de bois en vrac au sol dans un rayon de 100 mètres est un jardin où le hérisson ne peut pas hiverner. Il cherche un autre site, traverse une route et meurt. Les centres de soins pour la faune sauvage enregistrent chaque automne des hérissons errants qui ne trouvent plus de lieu d'hibernation dans les quartiers résidentiels trop rangés.

Le lucane cerf-volant a suivi. Ses larves ne se développent que dans le bois mort en contact avec le sol humide — pas dans le bois sec surélevé, pas dans les copeaux de BRF, pas dans le compost. Une bûche de chêne ou de hêtre de 30 cm de diamètre posée directement sur la terre offre trois à cinq ans de développement larvaire. Supprimer toutes les bûches au sol et nettoyer chaque branche morte revient à supprimer la maternité du plus grand coléoptère d'Europe — une espèce protégée par l'Annexe II de la directive Habitats.

Le geste qui répare : laisser un tas de bois en vrac d'au moins un mètre cube dans un coin du jardin — branches de différents diamètres, bûches au sol en contact avec la terre, branchages fins par-dessus, feuilles mortes poussées à la base. Ne jamais brûler ce tas sans le retourner à la fourche d'abord entre octobre et mars — un hérisson endormi est invisible et silencieux sous les bûches. Ne jamais tout ranger sur une palette — laisser au moins trois ou quatre bûches au sol en contact direct avec la terre humide pour les larves de lucane.

Le jardin qui a perdu son tas de bois a perdu son hôtel — le seul hébergement gratuit du quartier qui acceptait le hérisson, l'orvet, le crapaud, le lucane et la musaraigne sans réservation et sans conditions.

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06/04/2026

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La croûte gris-vert sur le chêne, les rosettes feuilletées sur le pommier — ce n'est ni une maladie, ni un champignon parasite. C'est un lichen. Et sa présence est un bon signe. 🌿

Ce que l'image n'explique pas : un arbre couvert de lichens qui semble décliner souffre d'autre chose — stress hydrique, compaction des racines, scolytes. Le lichen était là avant le problème. Il n'en est pas la cause.

Les lichens poussent de 1 à 2 mm par an. La plaque de la taille d'une paume sur votre branche est là depuis quarante à soixante ans — avant vous.

Plusieurs mésanges et le roitelet huppé intègrent des fragments de lichen dans leurs nids pour le camouflage. ✅

Si les lichens disparaissent soudainement de votre quartier, la qualité de l'air a changé.

🌱

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03/04/2026

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Le plantain lancéolé pousse entre les dalles, au bord des pelouses et le long des chemins — partout où personne ne le regarde. Pourtant, c'est l'une des plantes médicinales les plus anciennes du continent européen.

Ses feuilles contiennent de l'aucubine, un anti-inflammatoire naturel. Froissées et appliquées sur une piqûre d'insecte, elles calment la douleur et réduisent le gonflement en quelques minutes. C'est le premier geste que connaissaient nos arrière-grands-mères avant les crèmes pharmaceutiques.

Ses jeunes feuilles se mangent crues en salade ou cuites comme des épinards. Légèrement amères, elles rappellent le goût de la roquette sauvage. En cuisine paysanne, elles épaississaient les soupes de printemps quand le potager n'avait encore rien donné.

Ses épis floraux, discrets mais riches en pollen, nourrissent les syrphes et les petites abeilles solitaires — les pollinisateurs les plus efficaces du potager, bien plus que les abeilles domestiques.

Sa racine fibreuse et profonde décompacte les sols lourds là où même la grelinette peine. Chaque pied crée un réseau de micro-canaux qui améliore l'infiltration de l'eau de pluie.

Une pharmacie de poche, un légume oublié, un allié des pollinisateurs et un décompacteur de sol — dans une plante que vous tondez chaque semaine sans y penser.

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