02/06/2026
🌷 Ces phrases, j’avoue, je les ai entendues pour moi, et je les ai parfois dites à des amies. Voici pourquoi les dire est pourtant maladroit :
1 / « T’as l’air fatiguée. » → Elle le sait. Ce qu’elle ne sait pas, c’est comment s’arrêter.
2/ « Tu devrais apprendre à déléguer. » → Elle délègue. Ce qui reste, personne d’autre ne peut le porter. Il y a souvent un schéma trop lourd à déposer derrière.
3/ « Tu te mets trop de pression. » → La pression ne vient pas d’elle. Elle vient de ce qu’elle a appris à absorber depuis des années.
4/ « Tout le monde est fatigué, hein. » → Ce n’est pas de la fatigue. C’est un système nerveux qui a épuisé ses ressources.
5/ « Fais-toi plaisir ! Un massage, un week-end… » → Le problème n’est pas le manque de plaisir. C’est que son corps ne sait plus recevoir et se « pauser ».
6/ « Tu es tellement forte. » → C’est exactement ce qui l’emprisonne.
7/ « T’as qu’à dire non. » → Ce « non » déclenche de la culpabilité chez cette femme, et dans son corps. Ce n’est pas juste une question de volonté, ou de « dire non ».
Ces phrases partent d’une bonne intention. Mais pour une femme dont le corps tient à bout de charge (mentale, émotionnelle, familiale…), ces phrases ne consolent pas.
Elles isolent et elles abîment encore plus.
Parce qu’elles sous-entendent qu’elle a juste besoin d’un réglage. D’un peu plus d’organisation. D’un peu moins de sérieux. Juste d’une pause.
👉🏼 Ce que la science du système nerveux montre (notre cher Stephen Porges, père de la théorie polyvagale), c’est que quand on a trop longtemps fonctionné en mode « survie », en pilotage automatique, le corps perd littéralement sa capacité à se réguler tout seul.
👉🏼 Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas un manque de recul. C’est une physiologie fatiguée voire épuisée qui a appris que s’arrêter n’était pas sécurisant.
💡 La prochaine fois que vous êtes face à cette femme : pas de conseil, pas de solution, juste un truc comme : « Je te vois. »
C’est souvent tout ce dont e