10/09/2026
🚨 DÉSOGESTREL : faut-il s’inquiéter du risque de méningiome ?
Vous avez peut-être vu passer cette information récemment… et forcément, le mot « tumeur cérébrale » peut faire peur 😰🧠
👉 Alors, remettons les choses dans leur contexte.
Le désogestrel 75 µg (Cérazette®, Optimizette®, Antigone® et génériques) est associé à un très faible sur-risque de méningiome, principalement en cas d’utilisation prolongée.
📊 Les données françaises d’EPI-PHARE montrent notamment que :
➡️ le risque n’est pas augmenté de façon significative lors d’une utilisation courte ;
➡️ le sur-risque apparaît surtout après 5 ans d’utilisation continue ;
➡️ après 7 ans, le risque relatif est environ 2 fois plus élevé.
Mais attention au piège du « risque multiplié par 2 » , on va vous rassurer de suite ⚠️
Le risque absolu reste très faible.
Les chercheurs estiment qu’il faudrait exposer environ 67 000 femmes au désogestrel pour observer 1 méningiome nécessitant une chirurgie.
Après plus de 5 ans d’utilisation, cette estimation est d’environ 1 cas pour 17 000 femmes.
🧠 Et quels signes doivent attirer l’attention ?
Un méningiome peut rester totalement silencieux. Lorsqu'il devient symptomatique, les signes les plus évocateurs peuvent notamment être :
🤕 des maux de tête inhabituels, persistants ou qui s’aggravent progressivement
👁️ des troubles visuels inhabituels
👂 plus rarement, des troubles de l’audition ou des acouphènes
🧠 des troubles neurologiques inhabituels : faiblesse d’un membre, troubles de l’équilibre, troubles de la mémoire…
⚡ exceptionnellement, une crise convulsive.
Ces symptômes ne signifient évidemment pas qu’il s’agit d’un méningiome : ils ont de très nombreuses autres causes. Mais leur apparition ou leur persistance doit conduire à en parler à son médecin.
💡 Faut-il arrêter son contraceptif immédiatement ?
👉 Non, pas de panique et surtout pas d’arrêt sans en parler à son médecin ou à sa sage-femme.
Le risque lié au désogestrel est très faible et nettement inférieur à celui observé avec certains autres progestatifs pour lesquels le lien avec les méningiomes est beaucoup plus marqué.
L’étude française montre par ailleurs que le sur-risque associé au désogestrel n’est plus observé un an après l’arrêt.
📌 Le bon réflexe : si vous prenez du désogestrel depuis plusieurs années, notamment depuis plus de 5 ans, profitez-en pour faire le point avec votre professionnel de santé sur votre contraception et vos éventuels facteurs de risque.
Et si vous avez des symptômes neurologiques inhabituels ou persistants 👉 consultez.
❤️ Pas question de dramatiser : l’objectif est simplement d’être informé pour pouvoir prendre les bonnes décisions.
Votre pharmacien est là pour en parler avec vous. 😊💊
La Pharmacie du Moulin à Marck.
💊🧠