05/10/2026
Ça fait plusieurs semaines que je n'ai rien publié sur ce compte.
Depuis fin août j'étais à ton chevet en Italie. Plusieurs problèmes de santé l'un après l'autre, et après plus d'un mois à les affronter, tu as lâché, et tu es parti il n'y a même pas une semaine.
Ce n'est pas ce que je souhaitais pour toi, que tu souffres autant et que tu résistes autant, on imagine toujours qu'on s'endormira dans nos derniers instants et on partira comme ça, mais malheureusement ce n'est pas toujours la réalité.
J'ai beaucoup appris ce mois-ci, à force de faire des choses que je ne voulais pas faire. Vouloir tout contrôler, ne pas porter la souffrance des autres sur mes épaules. Faire face à mes peurs, une desquelles était de te voir de mes propres yeux arrêter de respirer.. ça aurait été choquant pour moi, et je pense que tu l'as compris, car tu l'as fait loin de nous.
Te regarder dans le cercueil a été une épreuve en soi, mais j'avais l'impression de voir un corps vide, une coquille dont l'essentiel n’était plus là. L'étincelle de vie qui t'accompagnait t'avait quitté, et il ne restait que ton enveloppe terrestre, qui ne me faisait presque rien à voir. Vraiment.
Je me suis sentie entourée à chaque instant. Par le monde subtil, par les animaux. Cette libellule bleue, découverte chez moi au début de l’été, est venue me faire coucou le jour de tes obsèques… alors que je portais un tee-shirt avec une libellule bleue.
Le papillon qui n'arrête pas de voler sur nos têtes, et se pose sur le drapeau de la fête des Pécheurs,ce drapeau que toi aussi à ton tour avais tenu pour d'autres.
J'ai une vision de la vie peut être différente de certains, et je sais que tout le monde n'est pas en paix après le départ d'un être cher.
Mais tu sais que je le suis, en paix, que je pleure parfois mais que je sais, au fond de moi que tu es bien, que j'ai accompagné tes derniers instants avec amour et avec cette sacralité que j'aime, car la mort n'est finalement qu'une naissance inversée, et tu es là maintenant avec les tiens à fêter vos retrouvailles, comme tu le seras quand ça sera mon tour de rentrer à la maison.
Je t'aime