20/04/2026
Il y a un moment que je reconnais immédiatement en séance, ou même en cours.
Ce n’est pas un refus, ce n’est pas non plus un “non”. C’est plus subtil que ça. Quelque chose se met légèrement à distance. Le regard change à peine, le front se plisse, et puis il y a cette bouche, un côté qui se soulève très légèrement, presque imperceptible. Ce n’est pas un sourire, ce n’est pas complètement du mépris non plus, mais c’est suffisant pour dire : “je ne suis pas convaincu.e… quelque chose en moi résiste.”
Cette facette, je la rencontre très souvent.
Le sceptique intérieur.
Celui qui observe, qui analyse, qui doute… mais surtout celui qui protège.
Parce qu’au fond, il ne doute pas pour comprendre. Il doute pour éviter. Éviter d’être déçu, éviter de se tromper, éviter d’y croire et de devoir encaisser derrière. Alors il maintient une forme de distance, un “oui, mais…” qui empêche d’adhérer pleinement.
Et sans vraiment s’en rendre compte, quelque chose se ferme. Pas brutalement, mais suffisamment pour que le mouvement ne se fasse pas.
Ce qui est troublant, c’est qu’il peut apparaître au moment où justement, quelque chose commençait à bouger. Après une prise de conscience, après un travail en profondeur, après une ouverture. Et là, il revient, et tout semble se refermer. On pense que ça ne fonctionne pas, qu’on a régressé, qu’on a déjà tout essayé.
Mais ce n’est pas un échec.
C’est une part de vous qui n’a pas encore été entendue.
Ce sceptique n’est pas le problème. Il a une fonction. Il protège. Mais à force de vouloir éviter la chute, il empêche aussi l’élan.
Dans ma dernière newsletter, je vous partage comment reconnaître cette facette, comprendre ce qu’elle cherche réellement à éviter, et surtout comment changer la relation avec elle. Pas en la faisant disparaître, mais en apprenant à avancer avec elle, autrement.
Et si ce qui vous freine aujourd’hui n’était pas un bloc, mais simplement une part de vous qui attend d’être comprise autrement ?
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