13/09/2026
L’ANNIVERSAIRE DE GANESH 🥳🐘
Pourquoi disons-nous « anniversaire » ?
Pour un être humain, cela a un sens : on naît à une date, on grandit, on vieillit, on meurt.
Le temps humain est linéaire.
Une naissance, un point sur la ligne.
Mais Ganesha n’aurait ni commencement ni fin.
Il est tattva — un principe cosmique.
Un anniversaire suppose une naissance. Une naissance suppose un commencement.
Or Ganesha n’aurait pas de commencement…
Il est Adi, l’Originel.
Alors, que célèbre-t-on réellement ce jour-là ?
Le mot « anniversaire » vient du latin anniversarius : annus — année — et vertere — tourner.
Littéralement : « ce qui revient chaque année ».
Le mot lui-même ne définit donc pas nécessairement la célébration d’une naissance.
Il dit retour.
Il dit cycle.
CHaturthi 🌝
Chaturthi n’est pas une date.
C’est une tithi — un jour lunaire.
Ganesha Chaturthi tombe le quatrième tithi de la lune croissante, le Shukla Paksha, du mois de Bhadrapada.
Selon cette lecture, la lune, à ce moment précis, créerait une qualité particulière de connexion entre la conscience humaine et le tattva de Ganesha.
Un portail s’ouvrirait, selon les Vedas.
L’étymologie le dit également :
Ga — le savoir.
Na — la conscience.
Isha — le maître.
Ganesha : le maître du savoir et de la conscience.
Non pas seulement un dieu à tête d’éléphant, mais, selon cette compréhension, la fréquence par laquelle la connaissance se rend disponible à la conscience.
Le principe serait universel.
La technologie serait védique.
Ex:
LE BISMILLAH ET GANESHA PRARTHANA
Bismillah ir-Rahman ir-Rahim : « Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. », la Basmallah:
Elle ouvre chaque sourate, chaque action.
Elle enlèverait l’obstacle de la séparation avant que tu entres.
Ganesha Prarthana — Shuklam-baradharam Vishnum… — ouvrirait chaque rituel védique: Même fonction. Même seuil.
Rabb al-Alamin ( le Seigneur des mondes divers) se retrouve dans la langue que chaque culture peut recevoir.
Un autre exemple frappant :
L’ÉLÉPHANT DE LA SOURATE AL-FIL 🐘
Dans la sourate Al-Fil (105), l’armée d’Abraha marche sur la Kaaba avec des éléphants pour la détruire.
Mais l’éléphant de tête — Mahmud — se serait agenouillé et aurait refusé d’avancer vers le sanctuaire.
L’éléphant aurait refusé de violer le sacré.
Les humains étaient les agresseurs.
L’éléphant aurait refusé d’être leur instrument.
Et les oiseaux — ababil — seraient arrivés en portant des pierres.
Le ciel et la terre auraient refusé ensemble.
Cette année est appelée ‘Am al-Fil — l’Année de l’Éléphant.
C’est l’année traditionnellement associée à la naissance du Prophète Muhammad ﷺ.
La protection du sanctuaire aurait ainsi préparé la voie à son arrivée.
Le refus de l’éléphant n’aurait pas été un détail.
Il aurait pu être compris comme le premier mouvement d’un dessein.
Ce que la sourate décrit — l’éléphant qui refuse de servir l’adharma, qui garde le seuil du sacré, qui refuse d’être utilisé pour détruire — résonne alors profondément avec le tattva de Ganesha.
GANESHA, GARDIEN DU SEUIL:
Ganesha n’est pas seulement celui qui enlève les obstacles.
Il serait aussi celui qui les place. Il décide qui entre. Pour celui qui vient avec la dévotion, il ouvre. Pour celui qui vient violer le sacré, il ferme. Il pose l’obstacle.
L’obstacle ne serait donc pas toujours quelque chose qui nous empêche d’avancer.
Il pourrait parfois être ce qui nous empêche d’entrer là où nous ne sommes pas prêts à entrer.
Ekam Sat Vipra Bahudha Vadanti.
La vérité est une ; les sages la nomment de plusieurs façons.
(Rig Veda 1.164.46)
LA SOURIS — LE MINUSCULE PORTE L’INFINI 🐭:
Pourquoi un éléphant chevauche-t-il une souris ?
La souris représenterait l’ego — ce qui ronge tout, ce qui grignote, ce qui entre partout. Et Ganesha ne la tue pas. Il la monte. Il la dompte et en fait son véhicule.
Le minuscule, une fois apprivoisé, porte le géant. Et plus encore : la souris peut entrer là où l’éléphant ne peut pas. Dans les trous. Dans les recoins.
Sans la souris, Ganesha ne serait pas « opérationnel ».
Il serait assis, majestueux, mais inutile.
Comme David et Goliath
La souris le rend vivant dans le monde.
Peut-être y a-t-il là une autre leçon : ce qui paraît petit, insignifiant ou même dérangeant peut devenir, une fois apprivoisé, le véhicule d’une force immense.
L’ÉLÉPHANT À TRAVERS LES TRADITIONS:
Dans le Bouddhisme, l’éléphant porterait l’arrivée du sacré.
La reine Maya aurait rêvé qu’un éléphant blanc entrait dans son flanc droit.
Neuf mois plus t**d naissait Siddhartha.
Dans l’Hindouisme, il y a Airavata, l’éléphant blanc d’Indra.
Il y a Gajendra, l’éléphant-roi saisi par le crocodile et sauvé par Vishnu.
Et il y a les huit éléphants des huit directions qui, selon certaines représentations et traditions, soutiendraient l’espace.
Dans le Talmud, le trône de Salomon serait décrit orné d’éléphants.
Et dans la Bible, l’éléphant soutiendrait le trône du sage.
Dans le Soufisme, l’éléphant pourrait humilier celui qui croit saisir le Tout à partir d’un seul fragment.
Dans le Veda, l’éléphant serait la conscience cosmique qui soutient les directions.
AU-DELÀ DE TOUTES LES FORMES :
Ainsi, au-delà de toutes les formes, le Sans-Forme pourrait être toutes les formes.
Et c’est peut-être ce que raconte si magnifiquement le célèbre apologue de Jalâl ad-Dîn Rûmî, extrait du Livre III du Masnavi.
Des hommes tâtonnent un éléphant dans l’obscurité.
Dans une pièce sans lumière, plusieurs hommes touchent un éléphant.
L’un touche la trompe : « Un serpent. »
L’autre touche l’oreille : « Un éventail. »
Un autre touche la patte : « Un pilier. »
Chacun décrit une partie.
Et chacun croit avoir saisi le tout.
Plusieurs mains touchent.
Plusieurs versions naissent.
Chacun croit avoir le tout.
Mais un seul éléphant est là.
La forme que chacun perçoit est réelle.
Mais elle n’est pas le Tout.
Et peut-être est-ce là toute la beauté de l’histoire :
plusieurs mains peuvent toucher le même mystère,
plusieurs traditions peuvent en nommer des aspects différents,
sans que le mystère lui-même se divise.
L’éléphant n’est pas celui qui force la porte.
L’éléphant est celui qui enlève l’obstacle — y compris l’obstacle qu’il aurait pu être lui-même.
Et Rûmî — l’éléphant dans la maison sombre — aurait déjà écrit cet article il y a huit siècles.
Ekam Sat Vipra Bahudha Vadanti.
La vérité est une ; les sages la nomment de plusieurs façons.
(Rig Veda 1.164.46)
Peut-être est-ce aussi cela que nous venons célébrer avec Ganesha.
Non pas une naissance. Mais un retour.
Un cycle. Un passage. Un seuil.
Une invitation à regarder au-delà de la forme sans pour autant rejeter la forme.
Car peut-être que le Sans-Forme se laisse rencontrer à travers toutes les formes, sans jamais être contenu par aucune d’elles.
GANESH — NETI NETI. Ni ceci, ni cela.
Et pourtant…
à travers ceci,
à travers cela,
à travers toutes les formes. 🐘✨
Et toi, que recherches-tu en Ganesha ?
Article réfléchi avec l’application Ask Nithyananda
https://app.nithyananda.ai
THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM.