22/07/2026
ZE AVERTISSEMENT : Je n’ai absolument rien contre la bureaucratie et ceux qui la représentent (tant que leurs postures et leurs méthodes restent justes, intègres, et respectueuses de tous) car il y a un être humain -et donc un cœur qui bat- derrière chaque professionnel. Je traite ce sujet car c’est celui que j’ai le plus expérimenté de façon professionnelle et personnelle. Cela fait 15 ans que j’ai pu constater différents types de bureaucrates tels que :
1. L’Aigri (qui devient jaloux et méchant avec l’usure du temps) dont le problème est un mal-être profond car cherchant sa place, il doute et a en réalité peu d’estime de lui. Son fonctionnement maso cherche la punition, la “remise en place”, et à confirmer sa croyance de départ “comme on est on croit les autres”, ça le rassure l’autorité car c’est juste comparé à l'autoritarisme, au sadisme et au rapport de domination dont il fait preuve. A éviter de lui dire/faire/montrer : l’AMOUR via la gentillesse, la compassion, la générosité, la bonté et la faveur car il le rejettera, il va suspecter un “coup fourré” : “Pourquoi sont-ils bons avec moi alors que je leur mets la misère en permanence, qu’est-ce que ça cache ?”
En effet, pourquoi et dans quel but “tendre l’autre joue” pour risquer de recevoir la gifle qu’on se garde de donner à cette “tête à claque” ?
2. Le Clivé/divisé (qui devient girouette à force de dispersion et de non sens) mais contrairement à son collègue, lui sait très bien où est sa place : où y’a la lumière, le succès, la tendance et la majorité. Ne pensant pas pouvoir réussir seul et grâce à ses qualités, il va effacer sa personnalité -quand il en a une évidemment- et se greffer sur ce qui lui apparaît fort, puissant et gagnant. Préférant faire envie que pitié, son angoisse ultime est d'être un looser, mais surtout considéré comme tel. Reconnaissable à sa manie de souhaiter “bon courage” à tout le monde pour jouer les solidaires et les compréhensifs alors qu’il s’estime déjà sur le canot de sauvetage, hors du Titanic.
3. Le Révolutionnaire (qui devient contestataire et égotique voyant ses idéaux considérés comme des utopies -pour ne pas dire des lubies-) est le point de départ d’une conscience collective. Altruiste, c’est la force vive d’une structure, le poumon du groupe, qui s'époumone pour pas grand chose puisque ses collègues pensent “individuel et concurrence”. Malgré qu’il soit pris de haut et à la plaisanterie par le groupe (instinct de survie oblige), il fait partie -comme l’aigri d’ailleurs, bien que leurs intentions soient différentes- des plus craints car il n’est pas dupe. Grâce à son authenticité, à son fond net et à ses valeurs, il fait partie des plus aimés, des plus respectés et des plus regrettés lors de leur départ.
4. Le Parfait (que peut-il devenir de plus ?) : irréprochable car fiable, sérieux, serviable, bien peigné/rien qui dépasse, copie rendue propre, à temps, et avec le sourire s’il vous plaît ! Il prévoit, anticipe, pense et organise si bien qu’on cède à la facilité à s’en remettre à lui plus souvent, oubliant que tout performant qu’il est il reste un être humain qui peut partir en burn-out si il est trop chargé en missions ou en pression(s). Il est la “proie idéale” du clivé qui va se réjouir de briller à côté d’un tel diamant, mais également celle de l’Aigri qui va “chercher la faille”. En revanche, le parfait et le révolutionnaire se pensent opposés/adversaires en valeurs et en objectifs, mais ce sont en réalité les plus complémentaires puisqu’ils partagent la volonté d’aller le plus loin et au plus juste pour tout le monde.
5. Le Tire au flanc (qui n’a d’objectif que d'être payé à fusionner avec son fauteuil de bureau et à arroser les 3 plantes de la salle commune) : ça serait le comble qu’il ait des problèmes avec ceux qui bossent à sa place. Je m’en foutiste notoire, tous savent qu’à part son mythique “passage de relais parce que pas calé sur la question/faisant pas partie de sa fiche de poste” ils ne tireront rien de lui. Toléré plus qu’apprécié, respirant la nullité -oui, c’est un jugement de valeur et je l’assume complètement-, il suscite davantage le dépit que la colère.
6. L’Imposteur (qui devient calife à la place du calife) : cousin éloigné de l’Aigri et du Clivé, l’imposteur n’assume pas cette parenté puisque ces 2 brêles ne montent pas, n'obtenant que des miettes malgré leurs efforts ; cet aigle ne vole donc pas avec ces pigeons. Avec ses mensonges, ses trafics en tout genre et son lèche-bottes, il est roublard certes mais il y arrive, et c’est tout ce qu’il veut. Il n’a pas le temps ni le fond suffisamment pervers pour être un tyran, il est d’ailleurs “trop bien pour se rabaisser à ça”.
7. Le positionné/l’intelligent émotionnel (qui n’a rien à prouver ni à perdre, qui vit là où les autres survivent) : souvent ancien révolutionnaire et/ou parfait. L’aigri, le clivé et l’imposteur savent d’entrée qu’ils n’auront aucune prise sur lui. Empathique, il aime et respecte ses semblables comme lui-même, n’éprouvant ni envie ni rancœur et encore moins frustration car il est profondément ancré, à sa place, viscéralement épanoui, apaisé et résilient. Comme l’aigri, il a longtemps pensé que les autres ont le même fond et les mêmes intentions que lui -ce qui l’a induit en erreur et détourné de sa route à maintes reprises-, jusqu’à ce qu’il chemine et comprenne “qu’on ne pas sauver tout le monde parce qu’il y en a qui ne veulent pas être sauvés”, que chacun est responsable de lui-même, de son bonheur -comme de son malheur- et de son devenir.
Et si tu te demandes pourquoi au bureau et face à toi ça donne ça, sache simplement que dans leur vie personnelle, ces petits cœurs ont ces mêmes doutes, carences et problématiques qu’ils n’ont pas résolu, et qu’ils transposent par voie de conséquence dans les autres domaines. La liberté de chacun s'arrêtant là où commence celle de l’autre (et conserver sa santé étant LA priorité), tu n’es obligé ni de comprendre ni d’accepter -et encore moins de subir- ce qui ne t’appartient pas. C’est une question d’amour propre et d'instinct de survie à ce stade.