10/06/2026
🌸 C’est difficile pour quelqu’un qui n’a pas vécu une agression de comprendre pourquoi on ne dit rien…
🌸 Si l’abus a lieu dans l’enfance ou l’adolescence, dans la plupart, on occulte, on se dissocie, car le cerveau n’est pas en mesure de gérer l’agression et tout simplement il disjoncte.
Le mécanisme de survie qui se met en place, c’est un réflexe très primitif de faire « la morte » pour éviter d’empirer les choses et de ressentir ce qui se passe.
🌸 Le cerveau ne peut se débloquer que lorsqu’on retrouve suffisamment de sécurité (avec un thérapeute, par exemple) pour laisser ressortir l’information.
Et comme les victimes d’abus ont du mal à faire confiance aux autres, ça peut prendre du temps !
Ça peut prendre des années, des décennies, parfois toute une vie…
🌸 Et lorsqu’on prend conscience de ce qui s’est passé, il n’est pas évident d’en parler car c’est votre parole contre celle de l’agresseur. Et quand l’agresseur est une figure qui jouit d’une certaine autorité (un père, un professeur, un guide spirituel ou une célébrité…), notre parole ne vaut pas grand-chose.
Peut-être que l’affaire Bruel va amener à changer les choses de ce point de vue-là.
🌸 Quand on est victime d’abus, on sait que notre parole aura toujours des conséquences, conséquences peut-être pour l’agresseur mais surtout, des conséquences pour nous.
Moi, j’ai perdu ma famille d’origine et je me suis retrouvée seule.
Heureusement, j’ai pu m’en construire une autre, merci la vie pour ça !
🌸 Si toi aussi, tu as vécu un abus et que tu as peur de parler ou que ta parole a eu des conséquences difficiles pour toi, ne reste pas seule !
Si tu as besoin de quelqu’un, n’hésite pas à me contacter par message privé.💕
d’abus