05/04/2026
Un bon interviewer ne pose pas de bonnes questions. Il crée les conditions pour que les vraies réponses émergent.
Tu poses tes questions. La personne répond. Mais quelque chose sonne faux, les mots sont là, l'émotion ne l'est pas.
Tu sens que tu n'atteins pas ce qui est vrai chez elle.
Ce n'est pas un problème de questions. C'est un problème de conditions.
Ce que je fais avant chaque interview : je reconnecte la personne à un souvenir de gratitude, un moment où elle s'est sentie forte ou touchée.
Ça la place dans un état où le mental a moins de prise, et les réponses qui sortent ensuite sont plus profondes, plus vibrantes.
Ensuite, pendant l'interview, je vérifie constamment deux choses : est-ce que je comprends ses mots ?
Est-ce que je suis touché ?
Si non, je creuse.
Ce n'est pas la profondeur de ta question qui compte.
C'est la profondeur de l'état dans lequel tu places la personne avant de la poser.