29/01/2026
Réparer les liens, dans le pardon, avec humanité
Ces dernières semaines, plusieurs liens importants m’ont travaillée :
amitiés, collaborations, espaces de sororité.
Comment prendre soin du lien quand la peur, l’orgueil, le non-dit ou la fatigue s’en mêlent ?
J’ai posé des actes qui ont blessé,
ou reçu des comportements qui m’ont activée.
J’ai parfois fait passer mes besoins avant la relation,
par peur du conflit, par difficulté à rester présente.
Et j’ai vu, dans d’autres contextes, les besoins de l’autre m’exclure, ou chercher à me dominer.
En regardant cela, j’ai compris :
la réparation commence quand la réalité est nommée, quand la blessure est reconnue, sans justification, sans attente, sans défense. L'intégrité apparaît.
Dans un espace d’amitié, j’ai mis l’autre de côté.
Quand j’ai osé reconnaître ma part,
la colère et la peine ont pu être dites,
et le lien, au lieu de se rompre,
s’est réaffirmé en moi, dans sa valeur.
Dans un espace professionnel, une clarification a eu lieu.
La situation était comprise,
mais l’émotion pas encore pleinement reconnue.
J’ai senti combien le cœur a besoin d’être rejoint,
et combien comprendre l’autre n’efface pas la douleur,
mais permet qu’elle soit enfin vue —
tant celle de l’autre que la mienne.
Quand j’accueille mes zones fragiles,
solitude, humiliation, besoin de reconnaissance,
je cesse de les faire porter aux autres.
Tout n’a pas besoin d’être raconté.
Certaines compréhensions naissent dans le silence,
la lenteur, et le respect de ce qui est encore en train de se vivre.
C’est depuis cet endroit-là
que je deviens plus attentive à la valeur du lien,
quel qu’il soit : professionnel, amoureux, maternel, amical…
Ce texte est le fruit de ce chemin,
non d’un savoir abouti,
mais d’un engagement sincère à harmoniser les liens,
chaque jour, pour vivre pleinement la joie et l’amour.
Seva Teg Prem
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