09/07/2026
🌧️ Semaine 13. On referme le livre. Mais on n'a pas encore séché les larmes.
Il y a des semaines qui restent..
Onze histoires.
Onze façons d'avoir été cassés par la vie.
Et une seule façon de s'en relever : ensemble.
Cette semaine, on a bu des cafés. Beaucoup de cafés.
Et pas n'importe lesquels.
Ces fameux temps café, cartes sur la table, chocolats (enfin, quand il y en avait , n''est-ce pas, Richard ? ) où l'on pose les mots qu'on n'ose pas dire d'habitude, où parfois on pleure sans vraiment le prévoir.
Parce qu'on a aussi beaucoup utilisé les mouchoirs. (Beaucoup. On a vérifié le stock. C'était limite.)
Et certaines ont appris, cette semaine, que laisser couler les larmes, ce n'est pas une faiblesse. C'est même peut-être l'acte le plus courageux de la semaine. Hein, Corinne ? Lilia ?
On a ri aussi. Beaucoup ri.
On s'est battus pour un canard. (Oui. Un canard. On ne dira pas pourquoi. Mais c'était sérieux.)
On a réinventé un gâteau pas assez cuit en œuvre d'art culinaire contemporaine.
On a relevé des défis qui avaient l'air de rien mais qui voulaient tout dire.
Et personne ne s'est pris de vitre. (On sait tous de qui on parle. Hein, Rémi. )
La mitraillette était en pleine forme toute la semaine, merci Anaïs pour ce partage si… généreux. Et si on ferme les yeux, on entend encore le petit "maman maman maman" en boucle de Maëline qui résonnait dans toute la villa
On a reçu des massages. On a vibré avec les bols tibétains. On s'est laissés porter par des mains bienveillantes.
Et puis on a aussi parlé des choses lourdes.
L'avenir administratif de nos enfants. Cette question qui pèse.
On l'a posée sur la table. On l'a regardée en face. Ensemble.
Cette semaine, des parents ont appris, ou réappris, quelque chose d'immense :
Qu'avoir besoin d'aide, ce n'est pas une faiblesse.
Que faire pour soi, ce n'est pas de l'égoïsme.
Que ne plus être uniquement l'aidant, c'est aussi une forme d'amour.
Que la culpabilité, ça se pose. Là, sur cette table. Avec le café.
(
Il y a eu des lâchers prise nécessaires.
Des colères qu'on a nommées, envers la vie, envers la société, parfois envers nous, parfois envers notre propre enfant.
Et ce n'est pas grave. C'est humain.
Il y a eu des personnes qui sont sorties d'une solitude si lourde qu'elles ne savaient plus qu'elle existait.
Des personnes qui ont commencé à se relever de traumas qu'elles portaient depuis longtemps, en silence.
Des personnes qui ont osé dire "je ne vais pas bien" et qui ont entendu en retour "nous non plus, et c'est ok".
Les soirées ? Elles ont été très t**dives. (On ne dira pas les heures.)
Pleines de rires. Pleines de larmes. Pleines de ces mots qu'on garde d'habitude pour soi et qu'on finit par lâcher quand on se sent enfin en sécurité.
Comme si chaque minute de cette semaine était précieuse. Comme si tout le monde savait, sans se le dire, qu'il fallait en profiter jusqu'au bout.
Il y a eu de la fatigue aussi.
Une fatigue morale et physique réelle, parce que certaines situations avec nos enfants ont demandé à l'équipe de se mobiliser, d'être là, pleinement, dans l'urgence et la bienveillance.
Se poser pour y voir plus clair.
C'est peut-être ça, finalement, l'essence de Danser sous la pluie.
Chacun est arrivé avec ses pierres sur le chemin.
Chacun repart en sachant un peu mieux comment les porter ou comment accepter qu'on ne les porte pas seul.
Chacun a appris à s'accepter.
Et à accepter l'autre
Et ça, c'est une victoire. Silencieuse. Immense.
Merci à vous onze d'avoir osé.
Osé venir. Osé parler. Osé rire. Osé pleurer. Osé lâcher.
Osé vous battre pour un canard. 🦆
Osé manger un gâteau pas cuit. 🎂
Merci à nos enfants qui nous rappellent chaque jour pourquoi tout ça a du sens.
Merci à l'équipe qui a tenu, porté, accompagné, ri, pleuré, veillé t**d et s'est relevée chaque matin pour recommencer.
Semaine 13.
On referme le livre.
Mais les pages, elles, restent ouvertes dans nos cœurs.
🌧️✨ Danser sous la pluie.