09/07/2026
Cet après-midi, j’étais à la plage.
J’adore observer les gens. Ça m’inspire, me questionne parfois.
À côté de moi, un couple âgé.
Elle lui mettait la serviette de plage, anticipait.
Lui, regardait, lui tendant ses lunettes de soleil pour qu’il puisse s’installer.
Cette scène m’a interpellée.
Quand on observe les couples, cette scène revient souvent. La femme qui fait la « mère ».
Elle m’a rappelé une dynamique que j’observe souvent chez les femmes que j’accompagne.
Des femmes brillantes. Des femmes intelligentes. Des femmes qui ont construit leur vie, leur carrière, leur expertise.
Seul bémol, leurs relations amoureuses où elles ont souvent appris à porter.
Porter la charge mentale.
Porter les émotions.
Porter la relation, l’autre.
Elles deviennent celles qui anticipent, qui réparent, qui soutiennent. Jusqu’à parfois oublier qu’elles aussi ont besoin d’être accueillies, soutenues.
Parce qu’aimer ne devrait jamais signifier s’épuiser, se faire passer après.
Ce que je vois aussi, c’est que beaucoup de femmes rencontrent des hommes qui n’ont pas développé cette maturité émotionnelle : cette capacité à se connaître, à communiquer, à prendre leur responsabilité dans une relation. Surtout à exprimer leurs émotions.
Au lieu de ça, ils se comportent en petits garçons.
Alors elles, elles compensent. Elles maternent.
Mais à force de tout porter, elles perdent le contact avec une partie d’elles-mêmes. Elles oublient leur féminité, leur sensualité.
Le travail que nous faisons ensemble, c’est de revenir à leur place de femme. Pas de mère, ni de sauveuse, ni de victime…
Pas une place de contrôle.
Une place de puissance.
Elles apprennent à poser leurs non-négociables : ne plus être leur mère, leur béquilles, leur défouloir aussi.
Elles passent de :
« Comment faire pour être respectée, aimée ? »
à
« Est-ce que cette relation est à la hauteur de ce que je suis ? »
Une femme qui se choisit ne demande plus qu’on reconnaisse sa valeur. Elle se sent légitime.
Un homme qui n’est plus assisté, materné reprend lui aussi sa place.
C’est exactement ce qu’une de mes clientes est en train de transformer.
Tu te reconnais ?
Sandrine
Sandrine