07/09/2026
Prévenir le su***de : parler, repérer, maintenir le lien
Ce soir, nous étions au ministère de la Santé à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du su***de, pour une soirée organisée avec l’ARS Île-de-France autour de la projection d’un documentaire et d’une table ronde consacrée aux représentations du su***de et à sa prévention.
Une soirée particulièrement riche, qui nous rappelle d’abord l’ampleur de cet enjeu de santé publique : près de 9 000 décès par su***de chaque année en France et un nombre de tentatives estimé entre 150 000 et 200 000.
Mais ce sont surtout les échanges et les témoignages que nous retenons.
Parler du su***de ne provoque pas le passage à l’acte. Oser poser clairement la question à une personne dont on perçoit la souffrance peut au contraire permettre d’ouvrir le dialogue.
Nous retenons aussi l’importance des signaux faibles, sans oublier qu’ils peuvent être difficiles à interpréter dans la vie quotidienne. Une souffrance ne doit pas être minimisée par un « ça va passer » ou un « tu as tout pour être heureux ».
La prévention ne repose pas uniquement sur les professionnels de santé. Elle passe également par les familles, l’école, les travailleurs sociaux, les associations, les entreprises et plus largement par notre capacité collective à repérer, écouter et orienter.
Un autre point a particulièrement résonné avec notre travail à CAPSAN78 : la force du lien. Le lien qui permet de parler. Le lien qui permet de ne pas rester seul. Le lien entre les professionnels et les institutions. Et le lien que l’on continue de maintenir après une crise.
La prévention du su***de ne peut donc être pensée uniquement à travers la psychiatrie ou l’hôpital. Elle interroge aussi l’isolement, les conditions de vie, la précarité, le harcèlement, les discriminations, l’environnement familial, scolaire, professionnel et plus largement notre capacité à faire société.
Nous repartons de cette soirée avec beaucoup de matière pour poursuivre notre travail de prévention au sein de CAPSAN78 et une conviction renforcée : prévenir, c’est aussi apprendre à parler de ce qui fait peur, avant d’être confronté à l’urgence.
Merci à la Direction générale de la santé et à l’ARS Île-de-France pour cette soirée et aux différents intervenants pour la richesse des regards croisés entre psychiatrie, sociologie, histoire et santé publique.
📞 En cas d’idées suicidaires ou d’inquiétude pour un proche : 3114, numéro national de prévention du su***de, accessible 24h/24 et 7j/7.
#3114