Sandrine Gourdy - Accompagnement holistique corps - esprit

Sandrine Gourdy - Accompagnement holistique corps - esprit 🌿 Accompagnement global du corps et de l’esprit
Naturopathe & réflexologie auriculaire laser. Coach en santé & développement personnel. Aucun acte médical.

J'agis en soutien au bien-ĂȘtre, en complĂ©ment de la mĂ©decine. Je pourrais rĂ©sumer mon accompagnement avec cette seule phrase : J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselĂ© jusqu’à l’en libĂ©rer.– Michel-Ange

Durant les accompagnements, je ne suis pas gentille, mais authentique et bienveillante. Il s’agit d’un accompagnement authentique de l’ĂȘtre
Or, durant cet accompagnement, la personn

e accompagnĂ©e, l’est dans toutes les dimensions de son ĂȘtre et en prenant en compte tout ce qui fait *qu'elle EST ! Et qui elle EST !
* lĂ  oĂč elle en est maintenant, au moment prĂ©sent. L’accompagnement est cocréé au moment prĂ©sent en fonction de l’Être. Ce voyage demande votre investissement. Vous cheminez et je marche avec vous. Je vous accompagne. J'ai ce rĂŽle de guide et aussi celui d’un enseignant. Un savoir et des enseignements doivent vous ĂȘtre transmis tout en favorisant votre autonomie et votre responsabilisation ! Lorsque je vous parle de spiritualitĂ© ou de dĂ©veloppement personnel, je ne vous parle pas d’une adaptation thĂ©rapeutique avec des thĂ©ories fumeuses , ce n'est pas l'endroit de "la spiritualitĂ© Doudou" non plus 😜😅

Non, je vous parle de vous, de votre vie, des lois cosmiques et de votre statut de crĂ©ateur. Je suis Ă  votre service pour vous accompagner, Ă  vous aider Ă  rĂ©aliser ce qui vous tient Ă  cƓur. L’important, ce n’est pas la thĂ©orie ou la mĂ©thode, c’est ce que vous vivez, dans la pratique : Ă  travers votre vie. Si vous souhaitez cheminer en ma compagnie. Il vous suffit de rĂ©server votre rendez-vous via messenger.

UNE JOURNÉE POUR SE RAPPELER QUE L’ON NE MAÎTRISE PAS LE CHEMINHier, j’avais des rendez-vous.Une journĂ©e de travail prĂ©v...
05/09/2026

UNE JOURNÉE POUR SE RAPPELER QUE L’ON NE MAÎTRISE PAS LE CHEMIN

Hier, j’avais des rendez-vous.

Une journĂ©e de travail prĂ©vue, comme beaucoup d’autres. Et pourtant, depuis quelque temps, je sentais que quelque chose tirait un peu trop sur la corde. Des rendez-vous plus complexes, des accompagnements qui demandent beaucoup de prĂ©sence, d’écoute, d’énergie. Rien d’insurmontable. Simplement cette sensation intĂ©rieure que, cette fois, j’avais peut-ĂȘtre besoin de m’écouter moi aussi.

Et puis une surprise est arrivée : une proposition de randonnée, une journée dehors, dans les Pyrénées, avec une amie qui compte énormément pour moi.

J’ai dĂ©cidĂ© de reporter mes rendez-vous.

Dit comme cela, cela paraĂźt anodin.

Pourtant, pour beaucoup d’entre nous, ça ne l’est pas du tout.

S’AUTORISER À RÉPONDRE À SON PROPRE BESOIN

Nous savons souvent trĂšs bien identifier les besoins des autres.

Nous savons ĂȘtre prĂ©sents, disponibles, responsables. Nous savons honorer nos engagements, tenir nos journĂ©es, nous adapter lorsque quelqu’un a besoin de nous.

Mais savons-nous reconnaĂźtre avec autant de sĂ©rieux le moment oĂč c’est nous qui avons besoin de quelque chose ?

Il m’aurait Ă©tĂ© trĂšs facile de me dire : « Tu travailleras, la randonnĂ©e sera pour une autre fois. »

AprĂšs tout, rien ne m’empĂȘchait physiquement de travailler.

Mais prendre soin de soi ne commence pas forcĂ©ment lorsque l’on n’en peut plus.

C’est peut-ĂȘtre mĂȘme tout l’inverse.

C’est apprendre à entendre les petits signaux avant qu’ils aient besoin de devenir de grands signaux.

Ce jour-lĂ , mon besoin Ă©tait simple : sortir de mon quotidien. Respirer. Marcher. Être dehors. Partager du temps avec quelqu’un que j’aime profondĂ©ment. Ne pas ĂȘtre celle qui Ă©coute, analyse, accompagne ou cherche des solutions.

Juste ĂȘtre lĂ .

Et j’ai choisi de considĂ©rer ce besoin comme suffisamment important.

Pas plus important que tout le reste.

Mais pas moins important non plus.

TROUVER SON RYTHME PLUTÔT QUE SUIVRE CELUI DES AUTRES

La randonnée était magnifique.

Mais il faisait chaud. Et je dois bien reconnaĂźtre que ma condition physique n’était pas tout Ă  fait Ă  la hauteur de mon enthousiasme !

Mentalement, aucun problùme. J’avais envie d’avancer.

Physiquement, mon corps, lui, avait quelques remarques Ă  faire sur le sujetđŸ€Ł.

Il a donc fallu trouver mon rythme.

Et cette petite expĂ©rience m’a fait sourire parce qu’elle ressemblait finalement beaucoup Ă  ce que nous faisons dans la vie.

Nous avons parfois une idée trÚs précise de la vitesse à laquelle nous devrions avancer.

Nous regardons ceux qui marchent devant nous. Nous voudrions avoir leur souffle, leur aisance, leur rythme. Alors nous accélérons pour suivre.

Et parfois nous nous Ă©puisons simplement parce que nous essayons de marcher au rythme de quelqu’un d’autre.

S’adapter, ce n’est pas renoncer à l’objectif.

C’est parfois ralentir pour pouvoir continuer.

Faire une pause.

Boire.

Reprendre son souffle.

Accepter momentanĂ©ment d’ĂȘtre celle qui traĂźne un peu derriĂšre sans transformer cela en jugement sur soi.

Mon corps avait ses limites ce jour-lĂ . Mais autour de lui, il y avait autre chose : la beautĂ© du paysage, la nature, la joie d’ĂȘtre lĂ , les conversations, les rires, l’envie d’arriver jusqu’au bout.

Et peu Ă  peu, j’ai trouvĂ© des ressources.

Pas parce que mes limites avaient miraculeusement disparu.

Parce que quelque chose me portait suffisamment pour avancer avec elles.

CES RESSOURCES QUE NOUS NE TROUVONS PAS TOUJOURS SEULS

Nous parlons beaucoup de force mentale, de volonté, de capacité à dépasser les difficultés.

Mais nos ressources ne viennent pas uniquement de nous.

Parfois, c’est un paysage.

Parfois, c’est un projet.

Une personne.

Une conversation.

Un éclat de rire.

Une raison suffisamment forte pour faire encore quelques pas.

Nous avons tendance Ă  imaginer la rĂ©silience comme une force exclusivement intĂ©rieure : « Je dois ĂȘtre capable, je dois tenir, je dois trouver en moi. »

Mais nous sommes aussi des ĂȘtres de lien.

Et certaines journĂ©es nous rappellent que l’environnement dans lequel nous Ă©voluons peut littĂ©ralement modifier notre perception de l’effort.

Je crois que si j’avais marchĂ© seule sous cette chaleur, mon expĂ©rience aurait Ă©tĂ© trĂšs diffĂ©rente.

Ce jour-lĂ , j’étais fatiguĂ©e, mais j’étais heureuse.

Et le bonheur aussi donne de l’énergie.

LE CHEMIN N’EST JAMAIS PARFAITEMENT LISSE

Plus nous avancions, plus les métaphores venaient naturellement.

Un chemin escarpé.

Une montĂ©e que l’on regarde parfois en se demandant pourquoi on a eu cette merveilleuse idĂ©e.

Des passages faciles, d’autres qui demandent davantage d’attention.

Des moments oĂč l’on parle Ă©normĂ©ment et d’autres oĂč l’on marche simplement.

Et puis cette drĂŽle de chose : lorsque l’on regarde uniquement ses pieds et la difficultĂ© immĂ©diate, on oublie parfois complĂštement le paysage dans lequel on se trouve.

Dans la vie aussi, nous faisons cela.

Nous fixons tellement la pierre devant nous que nous ne voyons plus la montagne.

Nous sommes concentrĂ©s sur ce qu’il reste Ă  accomplir, sur ce qui nous coĂ»te, sur ce qui ne va pas assez vite, et nous oublions parfois de regarder tout ce qui existe dĂ©jĂ  autour.

Ce chemin a aussi Ă©tĂ© l’occasion de conversations profondes avec AngĂ©lique.

Ces conversations que la marche permet parfois mieux qu’une table ou qu’un canapĂ©.

Parce que l’on avance cîte à cîte.

Parce que les silences ne sont pas gĂȘnants.

Parce que le corps est occupé pendant que la parole se libÚre.

Nous avons parlĂ© de la vie, des chemins que l’on choisit, de ceux que l’on subit, de nos fonctionnements, de nos peurs, de ce qui nous construit.

Et pendant que nous parlions du chemin de nos vies, nous Ă©tions littĂ©ralement en train d’en parcourir un.

ET PUIS, LE LAC

Nous sommes arrivées.

Ce moment oĂč l’effort change soudainement de signification parce que l’objectif est devant soi.

Le lac.

Le paysage.

Et cette satisfaction toute simple : « J’y suis arrivĂ©e. »

J’ai mis les pieds dans l’eau.

Un geste presque insignifiant et pourtant délicieux aprÚs la chaleur et la marche.

Il y a des objectifs dans la vie qui ressemblent Ă  cela.

On imagine que leur valeur réside dans le fait de les atteindre.

Mais lorsque l’on arrive enfin, on comprend parfois que ce qui nous a transformĂ©s s’est passĂ© avant.

Dans la montée.

Dans les hésitations.

Dans les pauses.

Dans les moments oĂč l’on aurait pu renoncer.

L’arrivĂ©e est belle.

Mais c’est le chemin qui nous a demandĂ© de devenir capable d’y arriver.

REDESCENDRE : UNE AUTRE FORME DE COURAGE

Pour la descente, nous avons choisi le télésiÚge.

Je n’étais pas spĂ©cialement Ă©quipĂ©e pour redescendre confortablement Ă  pied et, aprĂšs la randonnĂ©e et la chaleur, l’option semblait plutĂŽt sĂ©duisante.

Sur le papier.

Parce qu’une fois installĂ©es lĂ -haut, la notion de « sĂ©curitĂ© » nous a paru soudainement assez
 minimaliste.

Et lorsqu’on a le vertige, le paysage prend une toute autre dimension.

Angélique avait peur.

Et pourtant, je l’ai regardĂ©e rĂ©guler cette peur de façon remarquable.

La peur n’avait pas disparu.

C’est important.

Faire preuve de courage ne signifie pas forcément ne plus avoir peur.

C’est rĂ©ussir Ă  rester lĂ  malgrĂ© elle.

Respirer.

Ramener son attention.

Éviter de nourrir mentalement le scĂ©nario catastrophe.

Accepter d’ĂȘtre accompagnĂ©e.

Je l’ai accompagnĂ©e comme j’ai pu. Et nous sommes descendues ensemble.

LĂ  encore, cette image m’est restĂ©e.

Il y a des moments oĂč nous pouvons marcher seuls.

Et d’autres oĂč nous avons simplement besoin que quelqu’un reste assis Ă  cĂŽtĂ© de nous pendant que nous traversons ce qui nous fait peur.

Il ne fera pas disparaĂźtre le vide.

Mais sa présence peut nous aider à ne pas regarder uniquement le vide.

ET LORSQUE NOUS PENSIONS QUE LA JOURNÉE ÉTAIT TERMINÉE


Nous avons repris la route.

Fatiguées, heureuses, remplies de cette journée.

Et arrivées à Cauterets : embouteillage.

Un vrai.

La route Ă©tait bloquĂ©e plusieurs kilomĂštres plus bas. Accident, un camion en feu. Un incendie s’était dĂ©clarĂ© et la vĂ©gĂ©tation avait Ă©galement pris feu.

Rapidement, l’information a circulĂ© : il fallait compter au minimum trois heures avant de pouvoir passer.

Il était environ 17 heures. Il faisait chaud. Nous étions tous coincés sur cette route avec nos fatigues, nos impératifs, nos inquiétudes et nos envies de rentrer.

Et c’est probablement lĂ  que cette journĂ©e m’a offert sa derniĂšre rĂ©flexion.

Parce que nous Ă©tions nombreux Ă  vivre exactement le mĂȘme Ă©vĂ©nement.

Mais nous ne vivions pas tous la mĂȘme expĂ©rience.

NOUS NE CHOISISSONS PAS TOUJOURS CE QUI ARRIVE. MAIS IL NOUS RESTE PARFOIS UNE MARGE DE MANƒUVRE.

Personne n’avait choisi cet accident.

Personne n’avait choisi d’ĂȘtre bloquĂ©.

Et il ne s’agit surtout pas de prĂ©tendre que l’on pourrait tout transformer en quelque chose de positif par la seule force de la pensĂ©e.

Certaines situations sont graves. Certaines personnes Ă©taient inquiĂštes, notamment parce que la vision d’un incendie rĂ©veillait des souvenirs et des peurs bien rĂ©elles.

Et derriĂšre cet embouteillage se trouvait avant tout un accident.

Mais une fois la situation lĂ , une question subsistait :

« Qu’allions-nous faire de ces trois heures que nous ne pouvions plus contrĂŽler ? »

Nous aurions pu rester dans la voiture.

Avoir chaud.

Regarder l’heure toutes les cinq minutes.

Nous agacer.

RĂ©pĂ©ter que ce n’était vraiment pas de chance.

Et nous aurions eu parfaitement le droit de le faire.

Mais cela n’aurait pas rouvert la route une minute plus tît.

Alors nous avons fait demi-tour.

Nous sommes remontées vers Cauterets.

Et sur notre chemin, nous avons prĂ©venu les personnes qui attendaient dans leurs voitures que la route risquait d’ĂȘtre bloquĂ©e pendant plusieurs heures.

Et quelque chose d’assez Ă©tonnant s’est produit.

L’IMPRÉVU A CRÉÉ DU LIEN

Nous avons commencé à parler.

Avec des inconnus.

Une plaisanterie par-ci, une information par-lĂ .

Certains Ă©taient inquiets. D’autres fatalistes. Certains cherchaient une solution. D’autres avaient simplement envie de discuter.

Nous sommes retournées dans le village.

Nous avons trouvĂ© un endroit oĂč nous poser.

Nous avons mangé.

Nous avons rencontrĂ© des gens que nous n’aurions probablement jamais croisĂ©s autrement.

Et pendant quelques heures, des inconnus se sont retrouvĂ©s reliĂ©s par une situation qu’aucun d’entre eux n’avait choisie.

Il s’est créé une sorte de petite communautĂ© Ă©phĂ©mĂšre.

Nous étions « ceux qui étaient bloqués ».

Et lĂ  oĂč il aurait pu n’y avoir qu’agacement et frustration, il y a aussi eu de l’humour, des Ă©changes, de l’entraide, des conversations et des rencontres.

L’obstacle n’avait pas disparu.

Mais notre maniĂšre de l’habiter avait changĂ©.

Et cela change énormément de choses.

ET PARFOIS, IL FAUT ENCORE S’ADAPTER


Lorsque la route a enfin été rouverte, nous avons repris la voiture avec cette sensation : « Cette fois, ça y est, on rentre ! »

Eh bien
 pas tout à fait.

Quelques kilomĂštres plus loin, Ă  proximitĂ© de l’accident, la circulation Ă©tait toujours alternĂ©e. Et nous nous sommes retrouvĂ©es Ă  nouveau immobilisĂ©es, pendant plus d’une demi-heure, cette fois dans les lacets de la montagne.

Je dois reconnaĂźtre que lĂ , nous avons eu un petit coup au moral.

La journĂ©e commençait Ă  ĂȘtre longue. Il faisait nuit, nous ne pouvions plus sortir de la voiture, la connexion ne passait pratiquement plus et, aprĂšs avoir cru que l’obstacle Ă©tait derriĂšre nous, il fallait encore attendre.

Et c’est peut-ĂȘtre aussi cela, la rĂ©alitĂ© de notre capacitĂ© d’adaptation : elle n’est pas infinie, linĂ©aire ou parfaite. Nous pouvons trĂšs bien avoir merveilleusement rebondi une premiĂšre fois
 et trouver la contrariĂ©tĂ© suivante beaucoup plus difficile.

Heureusement, le hasard avait bien fait les choses : nous avions de la musique téléchargée sur nos téléphones.

Alors nous avons mis la musique.

Et nous avons dansé dans la voiture.

Dans le noir, coincées au milieu des lacets, avec les phares des voitures devant et derriÚre nous, nous nous sommes imaginé une sorte de drÎle de « disco » improvisée au milieu de la montagne.

La route n’avançait toujours pas plus vite.

Nous étions toujours fatiguées.

Nous avions toujours envie de rentrer.

Mais pendant quelques chansons, nous avons changĂ© l’ambiance d’un moment que nous ne pouvions pas changer.

Et finalement, peut-ĂȘtre que savoir s’adapter ressemble aussi parfois Ă  quelque chose d’aussi simple que cela : quand on ne peut pas changer la situation, essayer de trouver ce qui peut rendre sa traversĂ©e un peu plus douce.

LA CAPACITÉ D’ADAPTATION N’EST PAS TOUT ACCEPTER

On confond parfois adaptation et résignation.

S’adapter ne signifie pas dire que tout va bien.

Ce n’est pas nier la fatigue, la peur, l’agacement ou la difficultĂ©.

Ce n’est pas davantage devoir ĂȘtre positif en permanence.

C’est regarder la rĂ©alitĂ© telle qu’elle est et se demander :

« Dans cette rĂ©alitĂ© que je ne peux pas changer tout de suite, qu’est-ce qui dĂ©pend encore de moi ? »

Pendant la randonnĂ©e, je ne pouvais pas faire disparaĂźtre la chaleur ni acquĂ©rir soudainement une condition physique d’athlĂšte.

Je pouvais trouver mon rythme.

Dans le télésiÚge, Angélique ne pouvait pas supprimer le vide sous ses pieds.

Elle pouvait réguler sa peur et accepter mon soutien.

Dans l’embouteillage, nous ne pouvions pas dĂ©gager la route.

Nous pouvions choisir ce que nous allions faire de cette attente.

C’est peut-ĂȘtre cela, finalement, l’adaptation.

Ne pas gaspiller toute son Ă©nergie Ă  lutter contre ce qui, Ă  cet instant prĂ©cis, ne peut pas ĂȘtre changĂ©, pour la remettre dans ce sur quoi nous avons encore une possibilitĂ© d’action.

SE CHOISIR, S’ADAPTER
 ET RESTER OUVERT À CE QUI ARRIVE

En repensant Ă  cette journĂ©e, je me dis qu’elle avait commencĂ© par une dĂ©cision toute simple : m’accorder le droit de ne pas travailler.

Si j’avais ignorĂ© mon besoin, rien de tout cela n’aurait existĂ©.

Pas cette randonnée.

Pas ces conversations.

Pas ce lac.

Pas cette peur traversée ensemble.

Pas cet embouteillage improbable.

Pas ces rencontres.

Pas ces rires avec des inconnus.

Et certainement pas toutes les réflexions que cette journée a fait naßtre.

Cela ne signifie Ă©videmment pas qu’il faut abandonner ses responsabilitĂ©s chaque fois que l’envie d’aller marcher nous traverse.

Mais peut-ĂȘtre simplement arrĂȘter de croire que prendre soin de soi ne devient lĂ©gitime que lorsque l’on n’en peut plus.

Nous sommes nombreux Ă  attendre d’ĂȘtre Ă©puisĂ©s pour nous autoriser Ă  nous reposer.

À attendre d’ĂȘtre malheureux pour changer quelque chose.

À attendre que le corps crie pour Ă©couter ce qu’il murmurait depuis longtemps.

À attendre « le bon moment » pour faire ce qui nous ferait du bien.

Hier, j’ai simplement saisi une journĂ©e.

Elle a été plus fatigante, plus chaude et beaucoup plus longue que prévu.

Et pourtant, lorsque j’y repense aujourd’hui, ce n’est pas la fatigue que je retiens.

Je retiens le chemin.

Le lac.

Les pieds dans l’eau.

Les conversations.

Une amie qui traverse son vertige.

Des inconnus qui se parlent.

Des rires lĂ  oĂč nous aurions pu simplement rĂąler.

De la musique dans une voiture immobilisée au milieu de la montagne.

Et cette sensation trĂšs simple d’avoir Ă©tĂ© pleinement vivante pendant quelques heures.

Peut-ĂȘtre que la vie ressemble finalement beaucoup Ă  une randonnĂ©e.

Nous choisissons une destination. Nous pensons savoir Ă  peu prĂšs oĂč nous allons et combien de temps cela prendra.

Puis le chemin monte.

Notre corps nous oblige Ă  ralentir.

Quelqu’un marche Ă  cĂŽtĂ© de nous.

Un paysage nous redonne de l’élan.

Une peur apparaĂźt.

Une route se ferme.

Et le programme change.

Nous pouvons alors passer notre temps à regretter que le chemin ne ressemble pas à celui que nous avions imaginé.

Ou regarder ce qui existe aussi sur ce nouveau chemin.

Parce que certains des plus beaux moments de nos vies ne sont peut-ĂȘtre pas ceux que nous avions parfaitement organisĂ©s.

Ils sont parfois cachĂ©s dans un dĂ©tour, un contretemps, une rencontre, une conversation que nous n’aurions jamais eue


Alors peut-ĂȘtre que la question n’est pas toujours :

« Pourquoi cela m’arrive-t-il ? »

Mais parfois simplement :

« Maintenant que c’est lĂ , qu’est-ce que je peux en faire ? »

Et vous ?

Quand la vie ne suit pas exactement le chemin que vous aviez imaginé, comment réagissez-vous ?

Savez-vous ralentir lorsque votre corps ou votre esprit vous le demande ?

Savez-vous accueillir un changement de programme sans forcément le vivre comme quelque chose qui vient gùcher ce qui était prévu ?

Et surtout


Quand avez-vous, pour la derniĂšre fois, choisi de vous Ă©couter avant d’y ĂȘtre obligĂ© ?

Peut-ĂȘtre que prendre soin de soi commence aussi lĂ .

Non pas en maĂźtrisant parfaitement le chemin.

Mais en apprenant Ă  marcher avec ce qu’il nous offre, ce qu’il nous impose, ceux qu’il met Ă  nos cĂŽtĂ©s


et en n’oubliant pas, de temps en temps, de lever les yeux pour regarder le paysage.

Sandrine Gourdy

PENDANT QUE NOUS ORGANISONS LEUR AVENIR, LEUR ENFANCE EST EN TRAIN DE SE PASSERLa rentrée est là.Avec elle reviennent le...
01/09/2026

PENDANT QUE NOUS ORGANISONS LEUR AVENIR, LEUR ENFANCE EST EN TRAIN DE SE PASSER

La rentrée est là.

Avec elle reviennent les horaires, les cartables, les devoirs, les activités, les trajets, les repas à organiser
 et cette course contre la montre que connaissent tant de familles.

Pour les enfants comme pour les parents, septembre marque le retour des obligations et d’une certaine charge mentale.

Alors avant de repartir pour dix mois, pourquoi ne pas nous poser une question un peu différente :

Qu’avons-nous vraiment envie de vivre avec nos enfants cette annĂ©e ?

Pas ce qu’il faudrait rĂ©ussir.
Pas une nouvelle liste de bonnes résolutions.

Mais nos désirs profonds.

ÊTRE OCCUPÉ POUR SON ENFANT N’EST PAS TOUJOURS ÊTRE DISPONIBLE À SON ENFANT

Nous faisons énormément pour nos enfants.

Nous organisons, conduisons, préparons, anticipons, achetons, accompagnons


Mais sommes-nous toujours réellement disponibles à eux ?

Quand mon enfant me parle, est-ce que je l’écoute vraiment ?

Est-ce que je connais ce qui l’enthousiasme en ce moment ? Ce qui l’inquiùte ? Ce qui le rend fier ? Ce qui lui fait peur ? Les personnes avec lesquelles il se sent bien ?

Finalement, est-ce que je m’intĂ©resse suffisamment Ă  l’enfance qu’il est en train de vivre ?

Car pendant que nous organisons leur avenir, leur enfance, elle, est en train de se passer.

NE PAS SEULEMENT DEMANDER : « ÇA S’EST BIEN PASSÉ ? »

« Alors, ta journée ? »

« Bien. »

Fin de la conversation.

Et si nous apprenions à poser d’autres questions ?

Qu’est-ce qui t’a mis en joie aujourd’hui ?

Quel a été ton moment préféré ?

Est-ce qu’il y a eu un moment oĂč tu ne t’es pas senti bien ?

Qu’est-ce qui t’a mis en difficultĂ© ?

Quand est-ce que tu t’es senti fier de toi ?

Est-ce que quelqu’un t’a fait rire ?

Est-ce que quelqu’un t’a blessĂ© ou contrariĂ© ?

Qu’est-ce qui t’a Ă©tonnĂ© ?

Qu’est-ce que tu as dĂ©couvert aujourd’hui ?

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aurais aimĂ© faire autrement ?

Et puis, parfois, aller encore un peu plus loin :

« Qu’est-ce que tu as ressenti ? »

Parce que nous pouvons aussi apprendre Ă  nos enfants Ă  ne pas seulement penser leur vie, mais Ă  la ressentir.

OĂč as-tu senti cette peur ? Dans ton ventre ? Dans ta gorge ?

Quand tu étais content, comment ton corps se sentait-il ?

Est-ce que tu t’es senti tendu à un moment ?

Est-ce qu’il y a eu un moment oĂč tu t’es senti vraiment tranquille ?

Petit Ă  petit, l’enfant apprend Ă  reconnaĂźtre ses sensations, ses Ă©motions, ses besoins.

À habiter son corps plutĂŽt qu’à vivre uniquement dans sa tĂȘte.

Et cette capacitĂ© Ă  se ressentir et Ă  s’écouter lui sera probablement utile bien au-delĂ  de l’école.

Bien sĂ»r, il ne s’agit pas de transformer chaque retour d’école en interrogatoire Ă©motionnel.

Certains enfants racontent tout immĂ©diatement. D’autres parlent dans la voiture, au moment du coucher, en dessinant ou plusieurs heures plus t**d. Et parfois, ils n’ont tout simplement pas envie de parler.

Être disponible, c’est aussi respecter cela.

Leur laisser suffisamment d’espace pour qu’ils sachent que, lorsqu’ils auront envie de nous raconter leur monde, nous serons là pour l’entendre.

POUR LES ÉCOUTER, ENCORE FAUT-IL ÊTRE VRAIMENT LÀ

Et c’est peut-ĂȘtre ici que nous, adultes, avons aussi quelque chose Ă  interroger.

Notre téléphone.

Nous parlons beaucoup du temps d’écran des enfants. Mais qu’en est-il du nĂŽtre ?

Le tĂ©lĂ©phone au rĂ©veil. Celui que l’on attrape dĂšs qu’une minute se libĂšre. La notification regardĂ©e pendant qu’ils nous parlent. Le message auquel nous rĂ©pondons « juste rapidement ».

Ce geste est devenu tellement automatique que nous ne le remarquons parfois mĂȘme plus.

Mais nos enfants, eux, nous regardent.

Et ils apprennent aussi par mimétisme.

Peut-ĂȘtre que retrouver davantage de lien commence donc par retrouver nous-mĂȘmes notre capacitĂ© Ă  ĂȘtre prĂ©sents.

Sans téléphone.
Sans écran.
Sans faire autre chose en mĂȘme temps.

Pas pendant des heures.

Mais pleinement présents.

REMETTRE DU PLAISIR AU MILIEU DES OBLIGATIONS

Une année scolaire comporte énormément de « il faut ».

Se lever, aller Ă  l’école, faire les devoirs, prĂ©parer les affaires, respecter les horaires, aller aux activitĂ©s, se coucher


Et nous, parents, avons notre propre liste.

À force de vouloir que tout soit fait, organisĂ© et anticipĂ©, nous pouvons finir par traverser nos semaines en oubliant d’y prendre du plaisir.

Alors laissons aussi de la place à ce qui ne « sert » à rien.

Un jeu.

Une balade.

Un gùteau préparé ensemble.

Une musique dans la voiture.

Un dĂźner qui dure un peu plus longtemps.

Un mercredi sans programme.

Une discussion au moment du coucher.

De l’ennui aussi.

Du temps qui n’a pas besoin d’ĂȘtre rentabilisĂ©.

Parce que l’enfance se construit aussi là.

ET SI CETTE RENTRÉE ÉTAIT SIMPLEMENT L’OCCASION DE NOUS INTERROGER ?

Pas de programme idéal.

Pas de nouvelle liste de choses à réussir.

Simplement quelques questions Ă  laisser cheminer.

Qu’est-ce que j’ai rĂ©ellement envie de vivre avec mon enfant cette annĂ©e ?

Qu’est-ce que j’aimerais ressentir davantage dans notre quotidien ?

Qu’est-ce qui prend aujourd’hui trop de place dans nos vies ?

À quoi ai-je envie de redonner de la place ?

Et peut-ĂȘtre la plus importante :

Est-ce que notre façon de vivre aujourd’hui ressemble vraiment à ce qui compte pour nous ?

Puis, un jour, poser aussi la question Ă  nos enfants :

« Et toi, qu’est-ce que tu aimerais que l’on vive ensemble cette annĂ©e ? »

Et écouter.

Vraiment.

Et peut-ĂȘtre que si j’écris ces mots aujourd’hui, c’est aussi parce que mes enfants sont maintenant adultes.

Cette rentrĂ©e est celle de ma petite-fille Nina, quatre ans, que j’ai eu le bonheur de garder hier aprĂšs-midi.

Je l’ai regardĂ©e vivre. Pleine de joie, curieuse, attentive Ă  tout. J’ai observĂ© sa façon de regarder les choses, de s’émerveiller, de questionner, de s’exprimer
 et j’ai Ă©tĂ© touchĂ©e par cette incroyable curiositĂ©, cette spontanĂ©itĂ© et cette façon qu’elle a dĂ©jĂ  de dĂ©couvrir le monde qui l’entoure.

Avec le temps, et peut-ĂȘtre avec ma place de mamie, je regarde l’enfance autrement.

Je mesure davantage aujourd’hui Ă  quel point elle passe vite, et combien il est prĂ©cieux de prendre le temps de regarder nos enfants la vivre.

Alors à tous les enfants, et à ma petite Nina en particulier, je souhaite une trÚs belle rentrée.

Une année pour apprendre, bien sûr.

Mais surtout une annĂ©e pour vivre, sentir, aimer, dĂ©couvrir et s’émerveiller.

Et aux parents, aux grands-parents, aux familles : trÚs belle rentrée à vous aussi !

Bon courage pour les rĂ©veils, les cartables oubliĂ©s, les chaussures introuvables Ă  8 h 12 et les fameux « j’avais oubliĂ© de te dire
 il me faut ça pour aujourd’hui ! » au moment de franchir la porte.

Et au milieu de tout ça, essayez de garder le sourire


AprĂšs tout, les rentrĂ©es parfaites n’existent probablement que sur Instagram. 😉

Belle rentrée à tous.

Sandrine

Hier, j’ai fĂȘtĂ© mes 51 ans
 et quelle merveilleuse journĂ©e ! ❀Une journĂ©e faite de rires, de jolies attentions, de mome...
21/08/2026

Hier, j’ai fĂȘtĂ© mes 51 ans
 et quelle merveilleuse journĂ©e ! ❀
Une journée faite de rires, de jolies attentions, de moments partagés, de surprises
 et surtout entourée de personnes qui me sont chÚres.
Du bowling pour commencer 🎳, un trĂšs joli restaurant pour poursuivre la soirĂ©e
 et pour terminer, un moment absolument magique : le spectacle de lumiĂšre au cƓur de la cathĂ©drale de Bayonne. ✹
45 minutes hors du temps, dans un lieu dĂ©jĂ  magnifique, sublimĂ© par la lumiĂšre et la musique
 C’était tout simplement grandiose. Un spectacle que je vous conseille vraiment de dĂ©couvrir si vous en avez l’occasion.
👉LUMINISCENCE À BAYONNE : Quand la lumiĂšre rĂ©vĂšle la mĂ©moire de la pierre
https://luminiscence.com/bayonne/
Je voulais surtout profiter de ce petit mot pour dire merci.
Merci Ă  ceux qui ont partagĂ© cette journĂ©e avec moi et l’ont rendue si particuliĂšre. ❀
Merci pour les surprises, les attentions, les cadeaux, les messages, les appels

Et merci à toutes celles et ceux qui, de prÚs ou de loin, ont pris quelques secondes de leur journée pour penser à moi et me souhaiter mon anniversaire.
À 51 ans, je mesure peut-ĂȘtre encore davantage la valeur de ces moments-lĂ  : les liens que l’on crĂ©e, ceux que l’on entretient, les personnes que l’on aime et ces souvenirs que l’on emporte avec soi.
Je me suis couchĂ©e hier soir le cƓur rempli de gratitude
 et avec de trĂšs belles images plein la tĂȘte. ✹
Merci Ă  tous d’avoir contribuĂ©, chacun Ă  votre maniĂšre, Ă  rendre mes 51 ans si beaux. ❀
51 ans
 et toujours cette envie de rire, d’aimer, de dĂ©couvrir, de m’émerveiller et de profiter pleinement de tout ce que la vie peut encore offrir. đŸ„°

19/08/2026
Le traumatisme n’est pas toujours seulement ce qui nous brise.Parfois, il devient aussi un carburant.Non pas parce que c...
17/08/2026

Le traumatisme n’est pas toujours seulement ce qui nous brise.

Parfois, il devient aussi un carburant.

Non pas parce que ce qui nous est arrivé était nécessaire.
Non pas parce qu’il faudrait remercier la vie de nous avoir blessĂ©s.
Mais parce que certaines épreuves modifient profondément notre maniÚre de regarder le monde.

Elles façonnent notre sensibilité.

Elles déterminent parfois ce qui nous touche plus que les autres, ce qui nous révolte, ce que nous ne supportons plus de voir, ce devant quoi nous sommes incapables de détourner les yeux.

Parce que nous savons.

Nous savons ce que cela fait d’avoir peur.
D’ĂȘtre rejetĂ©.
Abandonné.
Humilié.
De ne pas ĂȘtre entendu.
De manquer d’amour, de sĂ©curitĂ©, de reconnaissance.
De devoir se dĂ©brouiller seul quand on aurait eu besoin que quelqu’un nous tende la main.

Et cette connaissance-là n’est pas seulement intellectuelle.

Elle est inscrite dans le corps.

C’est peut-ĂȘtre pour cela que certaines personnes dĂ©veloppent une sensibilitĂ© presque dĂ©mesurĂ©e Ă  certaines injustices, certaines souffrances ou certaines situations.

Ce qui pourrait sembler excessif vu de l’extĂ©rieur possĂšde parfois une histoire.

DerriĂšre une passion immense, un engagement viscĂ©ral, une envie irrĂ©pressible d’aider, de protĂ©ger, de comprendre, de rĂ©parer ou de transmettre, il y a parfois une ancienne blessure qui a trouvĂ© une direction.

Et c’est là que quelque chose peut basculer.

La blessure n’est plus uniquement un endroit oĂč l’on souffre.

Elle devient aussi un endroit depuis lequel on comprend.

On reconnaĂźt chez l’autre ce que l’on a autrefois connu soi-mĂȘme.
On entend ce que d’autres n’entendent pas.
On remarque ce que d’autres ne voient pas.
On sait parfois trouver les mots parce qu’on aurait tellement eu besoin que quelqu’un nous les dise.

Cela ne signifie pas que la blessure a disparu.

Certaines blessures ne disparaissent d’ailleurs peut-ĂȘtre jamais complĂštement.

Mais elles peuvent changer de place dans notre histoire.

Elles ne sont plus seulement quelque chose que nous portons.

Elles deviennent quelque chose que nous transformons.

Et il existe une diffĂ©rence immense entre ĂȘtre gouvernĂ© par sa blessure et utiliser ce qu’elle nous a appris.

Dans le premier cas, nous continuons parfois Ă  agir pour rĂ©parer inconsciemment notre propre histoire : sauver tout le monde, vouloir ĂȘtre indispensable, combattre sans relĂąche, chercher Ă  obtenir aujourd’hui ce qui nous a manquĂ© hier.

Dans le second, quelque chose s’est apaisĂ©.

La douleur n’a pas nĂ©cessairement disparu, mais elle ne tient plus le volant.

Alors notre vécu peut devenir une forme de connaissance.

Notre hypersensibilité peut devenir une capacité à percevoir.
Notre colùre peut devenir un refus de l’injustice.
Notre solitude peut nous apprendre Ă  reconnaĂźtre celle des autres.
Notre sentiment d’abandon peut faire naütre une attention particuliùre à ceux que personne ne regarde.
Notre besoin d’ĂȘtre entendu peut devenir une formidable capacitĂ© d’écoute.
Ce que nous avons dĂ» apprendre seuls peut devenir ce que nous choisissons aujourd’hui de transmettre.

C’est peut-ĂȘtre lĂ  que naissent certaines vocations.

Pas toutes.

Mais certaines.

Il existe des personnes qui aiment profondĂ©ment ce qu’elles font.

Et puis il existe celles pour qui ce qu’elles font rĂ©sonne avec quelque chose de beaucoup plus ancien.

Elles ne savent pas seulement ce qu’elles font.

Elles savent profondément pourquoi elles le font.

Parce qu’un jour, elles ont connu l’autre cĂŽtĂ©.

Parce qu’elles ont Ă©tĂ© celui ou celle qui avait peur.
Celui qu’on ne comprenait pas.
Celle qui se sentait seule.
Celui qui cherchait une réponse.
Celle qui aurait voulu ĂȘtre protĂ©gĂ©e, Ă©coutĂ©e, reconnue ou simplement accueillie.

Et peut-ĂȘtre qu’aujourd’hui, elles choisissent de devenir pour quelqu’un d’autre une partie de ce qu’elles auraient aimĂ© rencontrer sur leur propre chemin.

Il y a quelque chose de profondément humain là-dedans.

Mais transformer une blessure ne consiste pas Ă  la rendre belle.

Il ne s’agit pas de romantiser la souffrance.

Certaines choses auraient simplement mérité de ne jamais arriver.

La transformation se trouve ailleurs.

Elle se trouve dans cette liberté retrouvée qui permet de dire :

« Ce qui m’est arrivĂ© appartient Ă  mon histoire.
Mais ce n’est plus cette histoire qui dĂ©cidera seule de ce que je deviendrai. »

Alors parfois, ce qui nous a autrefois fragilisĂ©s devient prĂ©cisĂ©ment l’endroit depuis lequel nous dĂ©veloppons notre plus grande force.

Pas parce que la blessure était un cadeau.

Mais parce que nous avons refusĂ© qu’elle reste uniquement une blessure.

Nous lui avons donné une direction.

Et parfois, ce qui nous a blessés devient autre chose.

Une valeur.
Un engagement.
Une vocation.
Une façon d’aimer.
Une maniùre d’accompagner.
Une volonté de transmettre.
Une cause que l’on ne peut plus abandonner.

Parce qu’au fond, nous ne choisissons pas toujours ce qui nous arrive.
Mais nous pouvons, un jour, choisir ce que nous allons en faire.

Et parfois, c’est exactement là qu’une mission commence.

Je vous souhaite une belle journée.
Et peut-ĂȘtre simplement de regarder aujourd’hui votre propre histoire avec un peu plus de douceur : non seulement pour ce qu’elle vous a coĂ»tĂ©, mais aussi pour tout ce qu’elle a fait naĂźtre en vous.

Sandrine Gourdy đŸŒș

Adresse

422 Rue Du Bourg
Oeyreluy
40180

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