19/05/2026
Parfois, il y a des choses qu’on a besoin de dire.
Alors aujourd’hui, petit coup de gu**le d’une éducatrice spécialisée en libéral.
Parce qu’être éducateur spécialisé, ce n’est pas juste “aimer aider les gens” ou “avoir de l’expérience avec les enfants”.
C’est un métier. Un vrai métier. Avec un diplôme, une éthique, des compétences, des responsabilités et surtout… des recommandations de bonnes pratiques à respecter.
Voir aujourd’hui certaines personnes se présenter comme “éducateurs”, accompagner des publics spécifiques sans formation adaptée, proposer des prises en charge sans cadre professionnel clair, sans supervision de leur pratique, ou faire payer des tarifs exorbitants sans réelle compétence… oui, c’est révoltant.
Et ce qui est encore plus frustrant, c’est que derrière, ce sont souvent les professionnels qui travaillent sérieusement, se forment continuellement, respectent les recommandations de la HAS, prennent le temps d’évaluer, d’adapter et de construire un accompagnement cohérent… qui peinent à être entendus ou sollicités.
Et puis il y a aussi les mots employés.
Non, les personnes que nous accompagnons ne sont pas des “clients”.
Ce sont des enfants, des adolescents, des adultes, des familles, avec une histoire, des difficultés, des besoins, des fragilités parfois immenses. Notre métier ne devrait jamais perdre cette dimension humaine.
De la même manière, exercer sans empathie, sans écoute réelle des familles, sans compréhension de leur épuisement, de leurs inquiétudes ou de leurs combats quotidiens… ce n’est pas entendable non plus.
L’accompagnement ne peut pas être uniquement une prestation facturée. Il doit rester une rencontre humaine.
Parce qu’au final, ce ne sont pas juste des prestations que l’on propose.
Ce sont des accompagnements de vie. Des repères. Des soutiens parfois essentiels.
Le libéral ne devrait jamais devenir un terrain où “tout le monde peut faire n’importe quoi”.
Accompagner, ce n’est pas improviser.
Et non, demander de la rigueur, de l’éthique, de l’empathie, de la supervision et des compétences, ce n’est pas être “dans le jugement”.
C’est simplement respecter les personnes que l’on accompagne.
Alors réglementons le métier d’éducateur spécialisé en libéral !!