22/01/2026
Nos ados ne sont pas “accros”. Ils sont ciblés. Et la relation parents-enfants est mise à mal.
L’Anses publie une expertise scientifique majeure : les réseaux sociaux sont conçus pour capter l’attention, maintenir l’engagement… et exploiter les vulnérabilités propres à l’adolescence.
Les conséquences ne sont pas théoriques : sommeil abîmé, dévalorisation de soi, cyberharcèlement, spirales de contenus à risque (troubles alimentaires, automutilation, drogues, suicide…).
Et un point est particulièrement marquant : les filles sont plus exposées, plus impactées, plus harcelées. Parce que l’économie des plateformes est visuelle, comparative, fondée sur la validation… et, trop souvent, violente.
Sur le terrain, les parents sont souvent dépassés : les réseaux sociaux s’invitent dans la relation parent-enfant, abîment le dialogue, installent tensions et incompréhensions, et finissent par fragiliser l’équilibre de familles entières, tandis que les cabinets de psychologie se retrouvent saturés par des enfants en souffrance… et des parents épuisés.
Bien sûr, les parents ont un rôle essentiel (présence, dialogue, cadre). Mais on ne peut pas demander aux familles de lutter seules contre des algorithmes conçus pour retenir.
Il faut une réponse collective : plateformes responsables, protection effective des mineurs, règles publiques, contrôles et éducation au numérique.
La question est simple : protège-t-on la santé des mineurs… ou l’économie de l’attention ?
(redirection vers l’étude complète Anses en commentaire.)
Le développement extrêmement rapide des usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents suscite des préoccupations croissantes. L’Anses a mené une expertise scientifique collective approfondie des risques sanitaires associés à ces usages. Elle identifie de nombreux risques possib...