27/04/2026
Quand on a honte de soi, on se cache. On se censure, on se rétrécit, on s’interdit d’exister pleinement.
Cette honte devient un filtre collectif : on empêche les autres d’être eux-mêmes parce qu’on ne supporte pas ce qu’on ne s’autorise pas.
Voir quelqu’un d’autre de libre assumant ses désirs ou sa vulnérabilité, nous renvoie à tout ce qu’on s’interdit.
De là naît une culture du contrôle : contrôle des corps, des émotions, des désirs.
Puisque l’on a honte de qui l’on est vraiment, on construit un « faux-soi » performant, lisse et sans défauts. Cela mène à une obsession de l’apparence, de la minceur, de la réussite ou de la virilité. On contrôle le corps (le sien et celui des autres)
On apprend à se conformer, à performer, à rabaisser ce qui dépasse pour ne pas être confronté à sa propre vulnérabilité.
C’est une culture où l’on préfère dominer plutôt que ressentir, paraître plutôt qu’être.
Quand tu n’as plus honte d’être toi-même alors tu arrêtes de cacher et tu autorises les autres à être qui ils sont peu importe leur corps, leurs émotions, leurs désirs, leurs rêves.
Mais surtout tu arrêtes de vouloir contrôler ton propre corps, tes émotions et tes désirs.Tu oses lâcher prise sur tout ce que tu pensais devoir être et doucement, tu reviens à qui tu es.
Imaginé à quel point ça pourrait être libérateur.