25/08/2026
Souvenir d'enfance Nkongsamba
Voici une déclaration d’amour à Nkongsamba, comme à une mère que l’on a quittée, mais que l’on n’a jamais cessé d’aimer.
Nkongsamba, maman, pardonne-moi… je veux rentrer à la maison 🔥❤️
Nkongsamba…
Aujourd’hui, je ne viens pas te raconter ton histoire.
Aujourd’hui, je viens te parler comme on parle à sa mère.
Parce qu’au fond de moi, tu n’es pas seulement une ville.
Tu es une partie de mon sang.
Tu es une partie de mon nom.
Parfois même, j’ai l’impression que Nkongsamba est mon nom de famille.
Si quelqu’un me demandait :
« Tu viens d’où ? »
Je pourrais répondre avec tant de fierté :
« Je suis de la famille Nkongsamba. »
Parce qu’une famille, ce n’est pas seulement ceux qui portent le même sang.
Une famille, c’est aussi cette terre qui vous a vu grandir…
Cette rue qui connaît vos pas…
Cette pluie qui est tombée sur votre enfance…
Ces montagnes qui vous regardaient courir sans savoir que, des années plus t**d, vous penseriez encore à elles avec les larmes aux yeux.
Nkongsamba…
Maman…
Pardonne-moi si je suis parti.
Pardonne-moi si les années m’ont éloigné de toi.
Pardonne-moi si, parfois, la vie m’a emporté si loin que je n’ai pas pu entendre tes appels.
Mais ne crois jamais que je t’ai abandonnée.
On peut quitter la maison…
Mais on n’oublie jamais l’adresse de son cœur.
Et mon cœur connaît encore ton chemin.
Il connaît tes rues.
Il connaît tes odeurs.
Il connaît tes souvenirs.
Il connaît les visages de mon enfance.
Il connaît les jours heureux et les jours difficiles.
Je t’ai peut-être quittée, Nkongsamba…
Mais je ne suis jamais vraiment parti.
Parce que partout où je vais, tu viens avec moi.
Dans mes souvenirs.
Dans mes paroles.
Dans mes silences.
Et parfois, sans prévenir, ton nom remonte dans ma gorge comme un enfant qui appelle sa mère.
NKONGSAMBA !
Et là, mon cœur répond :
« Maman… »
Aujourd’hui, je viens vers toi comme un enfant qui aurait été puni.
Je viens avec la tête baissée.
Je viens demander pardon.
Pas parce que je t’ai cessé de t’aimer…
Mais parce que j’ai peut-être mis trop de temps à te dire combien je t’aime.
Alors laisse-moi rentrer.
Laisse-moi revenir à la maison.
Même si la maison a changé.
Même si les murs ont vieilli.
Même si certaines rues ne ressemblent plus à celles de mon enfance.
Même si le temps a emporté des visages, des bâtiments, des habitudes et des morceaux de notre histoire.
Laisse-moi rentrer, maman…
Car pour moi, tu resteras toujours la maison.
Et aujourd’hui, je veux te déclarer ma flamme. 🔥
Pas une petite flamme qui s’éteint avec le vent.
Non.
Une flamme qui brûle depuis l’enfance.
Une flamme que la distance n’a pas éteinte.
Une flamme que les années n’ont pas réussi à refroidir.
Nkongsamba, je t’aime d’un amour sans condition.
Je t’aime lorsque tu étais grande et prospère.
Je t’aime aujourd’hui avec tes blessures.
Je t’aime dans tes gloires.
Je t’aime dans tes silences.
Je t’aime dans tes souvenirs.
Je t’aime même dans tes douleurs.
Parce que le véritable amour ne disparaît pas lorsque tout va mal.
C’est justement lorsque la personne que l’on aime souffre que l’on serre sa main encore plus fort.
Alors écoute-moi bien, Nkongsamba :
Si tu tombes, je serai là pour parler de toi.
Si le monde t’oublie, je rappellerai ton nom.
Si tes enfants s’éloignent, je leur raconterai ton histoire.
Si tes rues deviennent silencieuses, mes souvenirs feront encore du bruit.
Car je suis de ta famille.
Je suis ton enfant.
Et un enfant peut partir chercher sa vie…
Mais il finit toujours par vouloir retrouver la maison de sa mère.
Alors aujourd’hui, je reviens vers toi.
Je frappe doucement à ta porte.
Et je te dis :
« Maman Nkongsamba… c’est moi. »
Je ne sais pas si tu m’attendais encore.
Je ne sais pas si tu as souffert de mes longues absences.
Mais me voici.
Je suis revenu.
Pas seulement avec mes pieds.
Je suis revenu avec mon cœur.
Et cette fois, je ne veux plus seulement parler de toi au passé.
Je veux croire en ton avenir.
Je veux croire qu’un jour, tes enfants te regarderont à nouveau avec la même fierté.
Je veux croire que tes rues retrouveront leur lumière.
Je veux croire que ton nom résonnera encore loin, très loin.
Parce qu’une mère peut vieillir…
Elle peut être blessée…
Elle peut être fatiguée…
Mais tant que ses enfants l’aiment, elle n’est jamais abandonnée.
Alors Nkongsamba…
Maman…
Pardonne-moi.
Ouvre-moi la porte.
Je veux rentrer à la maison.
🔥❤️
NKONGSAMBA, CE N’EST PAS SEULEMENT MA VILLE.
C’EST MA MÈRE.
C’EST MON NOM.
C’EST MA MAISON.
Et je te le promets :
Je ne t’abandonnerai jamais. ❤️🔥🇨🇲