Kettydls.addicto

Kettydls.addicto Tabacologue - Addictologue Spécialisée dans le sevrage du tabac et du cannabis

La kétamine est encore beaucoup banalisée.“C’est juste festif.”“C’est moins addictif.”“J’arrête quand je veux.”Et pourta...
02/06/2026

La kétamine est encore beaucoup banalisée.

“C’est juste festif.”
“C’est moins addictif.”
“J’arrête quand je veux.”

Et pourtant, je vois de plus en plus de personnes qui me disent :

“Je pensais gérer…
et maintenant je n’arrive plus à arrêter.”

Le problème avec la kétamine, c’est qu’on ne voit pas toujours la dépendance arriver.

Parce que ce n’est pas forcément une addiction qui ressemble à celles qu’on imagine.

Parfois, ça s’installe doucement :
➡️ pour déconnecter
➡️ pour dissocier
➡️ pour tenir en soirée
➡️ pour fuir certaines émotions
➡️ pour “se mettre dans sa bulle”
➡️ pour rendre le quotidien moins lourd

Et petit à petit, le cerveau commence à associer la kétamine à :
• l’apaisement
• le soulagement
• le vide émotionnel
• la coupure mentale

Le problème, c’est qu’à force de dissocier…
certaines personnes finissent aussi par se dissocier d’elles-mêmes, de leurs émotions, de leur corps, de leurs proches ou de leur quotidien.

Et souvent, il y a aussi cette illusion :

“Je peux arrêter quand je veux.”

Jusqu’au moment où :
• les cravings arrivent
• les habitudes deviennent automatiques
• les commandes deviennent impulsives
• la consommation prend plus de place que prévu

Et contrairement à ce qu’on croit parfois :
la kétamine peut avoir de vraies conséquences physiques.

K-cramps (“Alien”), douleurs urinaires, atteintes de la vessie, fatigue mentale, troubles de la mémoire, déréalisation…

Donc si tu galères avec ça :
ne reste pas seul·e.

Et surtout :
n’attends pas forcément “d’avoir tout perdu” pour demander de l’aide.

Parfois, le plus important,
ce n’est pas d’être prêt·e à arrêter pour toujours.

C’est juste d’être honnête avec soi-même sur le fait que ça commence à prendre trop de place.

Et ça,
c’est déjà un énorme premier

Un truc dont on parle peu quand on parle d’addiction :les dealers utilisent parfois exactement les mêmes codes que le ma...
31/05/2026

Un truc dont on parle peu quand on parle d’addiction :
les dealers utilisent parfois exactement les mêmes codes que le marketing classique.

📱 promos
📱 nouveautés
📱 livraison rapide
📱 cadeaux fidélité
📱 menus
📱 relances

Sauf qu’ici, on ne parle pas de pizzas ou de burgers.

On parle de produits qui peuvent créer :
• dépendance
• craving
• rechutes
• problèmes de santé parfois graves

Et quand une personne essaie d’arrêter, ces messages peuvent devenir de vrais déclencheurs.

Parce que l’addiction, ce n’est pas juste une question de volonté.

Le cerveau associe :
🔔 une notification
📱 un numéro
💬 un message
➡️ une consommation

Parfois, un simple SMS peut suffire à réveiller une envie qui était calme depuis plusieurs jours, semaines ou mois.

Et le plus fou, c’est que beaucoup de personnes me disent la même chose :
“J’ai bloqué le numéro… puis ils sont revenus avec un autre.”
“J’essayais d’arrêter… et je recevais encore des promos.”
“J’avais l’impression qu’on ne m’oubliait jamais.”

Cette logique existe tellement aujourd’hui que certains médias parlent même d’“Uber Sh*t” ou comparent ces systèmes à des plateformes de livraison. Menus, livreurs, centres d’appels, promotions, fidélisation, marketing, livraison à domicile… les codes du commerce classique sont de plus en plus utilisés dans certains trafics.

Le problème, c’est qu’on demande souvent aux personnes dépendantes d’être fortes…
pendant que les produits continuent parfois de venir directement à elles.

Alors oui, dans certains cas :
📱 changer de numéro
📱 supprimer certains contacts
📱 quitter certains groupes
📱 couper certains accès rapides

peut réellement aider.

Pas parce qu’on “fuit”.
Parce qu’on essaie parfois de reconstruire un peu de calme dans un cerveau qui lutte déjà énormément.

⚠️ Ce post n’a pas vocation à banaliser ou glorifier la consommation.

Il parle des difficultés réelles rencontrées pendant un arrêt et de réduction des risques.

💬 Est-ce que toi aussi tu as déjà reçu ce genre de messages même en essayant d’arrêter

28/05/2026

Tu te dis :
“C’est bon, j’arrête.”

Et juste après :
📱 Le dealer t’écrit.
😏 Un pote propose “juste une”.
😵‍💫 Le stress revient.
🔥 Et le craving explose dans ta tête.

Tu vois le tableau ?

Ce n’est pas “un manque de volonté”.
C’est juste… la vie qui teste ton plan.

👉 Quelques exemples concrets :

📱 Le dealer :
➡️ Bloque son numéro. Supprime-le.
➡️ Prépare une réponse type :
“Je suis dans une autre démarche, je préfère arrêter là.”

😏 Le pote relou :
➡️ Prépare une réponse claire :
“Pas ce soir. J’ai autre chose à construire.”
➡️ Et si la personne insiste… ça dit aussi quelque chose.

😵‍💫 Le stress :
➡️ Respiration 4-4-6
➡️ Va marcher, écris, mets-toi au calme, appelle quelqu’un de safe
➡️ Le stress passe. La décision peut rester.

🔥 Le craving :
➡️ Mets un minuteur de 20 minutes
➡️ Bois de l’eau glacée
➡️ Change de contexte
➡️ Rappelle-toi : un craving monte… puis redescend.

On entend encore énormément :“Si tu voulais vraiment arrêter, tu arrêterais.”Comme si l’addiction était juste une questi...
19/05/2026

On entend encore énormément :

“Si tu voulais vraiment arrêter, tu arrêterais.”

Comme si l’addiction était juste une question de caractère ou de volonté.

Mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Une consommation répétée modifie progressivement certains circuits du cerveau, notamment ceux liés à la récompense, au stress, aux habitudes et au craving.
Avec le temps, arrêter devient beaucoup plus difficile que “juste prendre une décision”.

Oui, la volonté peut aider.
Elle peut pousser à demander de l’aide, recommencer après une rechute, tenir dans les moments compliqués.

Mais elle ne suffit pas toujours à elle seule.

Parce que l’addiction, ce n’est pas seulement :
“aimer un produit”.

C’est souvent un mélange de :
• neurobiologie
• émotions
• santé mentale
• traumatismes
• environnement
• habitudes
• isolement
• vulnérabilités génétiques

Et surtout : la honte aggrave énormément les choses.

Quand quelqu’un entend en boucle :
“t’as qu’à arrêter”
“tu manques de volonté”
“tu fais pas assez d’efforts”

ça génère souvent :
→ culpabilité
→ isolement
→ perte d’estime de soi
→ rechutes

Et oui, certaines personnes réussissent à arrêter seules.
Tant mieux pour elles, sincèrement.

Mais ce n’est pas parce qu’une personne y est arrivée seule que tout le monde peut le faire de la même manière.

On n’a pas tous :
• le même cerveau
• le même vécu
• les mêmes fragilités
• le même environnement
• les mêmes ressources autour de soi

Comparer les parcours ou culpabiliser les personnes qui galèrent n’aide pas.
Comprendre, soutenir et accompagner… beaucoup plus.

💬 Tu as déjà entendu :
“t’as qu’à arrêter” ?

Pendant longtemps, on a résumé l’addiction à :“quelqu’un qui consomme beaucoup”.Mais la réalité est bien plus complexe q...
09/05/2026

Pendant longtemps, on a résumé l’addiction à :
“quelqu’un qui consomme beaucoup”.

Mais la réalité est bien plus complexe que ça.

On peut consommer sans être addict.
Et on peut être addict sans consommer tous les jours.

Parce que l’addiction, ce n’est pas seulement une question de fréquence ou de quantité.
C’est surtout la place que le produit prend dans la vie, dans les pensées, dans les émotions, dans les habitudes.

Certaines personnes arrivent à garder un usage occasionnel.
D’autres commencent à perdre le contrôle progressivement.
Et parfois, l’addiction s’installe tellement doucement qu’on ne la voit même pas arriver.

Le problème, ce n’est pas juste “prendre un produit”.
Le vrai sujet, c’est :

👉 Est-ce que je peux encore choisir ?
👉 Est-ce que ça prend trop de place dans ma vie ?
👉 Est-ce que je continue malgré les conséquences ?
👉 Est-ce que j’ai déjà essayé d’arrêter… sans y arriver ?

L’addiction n’est pas un manque de volonté.
C’est un phénomène complexe, influencé par le cerveau, les émotions, la santé mentale, le vécu, l’environnement, la génétique et plein d’autres facteurs.

Comprendre cette nuance, ça change énormément de choses.

Parce que quand on arrête de tout voir en noir ou blanc, on peut :
• moins juger
• mieux comprendre
• et accompagner avec plus de bienveillance

💬 Est-ce qu’avant, tu faisais la différence entre consommation et addiction ?

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