02/06/2026
La kétamine est encore beaucoup banalisée.
“C’est juste festif.”
“C’est moins addictif.”
“J’arrête quand je veux.”
Et pourtant, je vois de plus en plus de personnes qui me disent :
“Je pensais gérer…
et maintenant je n’arrive plus à arrêter.”
Le problème avec la kétamine, c’est qu’on ne voit pas toujours la dépendance arriver.
Parce que ce n’est pas forcément une addiction qui ressemble à celles qu’on imagine.
Parfois, ça s’installe doucement :
➡️ pour déconnecter
➡️ pour dissocier
➡️ pour tenir en soirée
➡️ pour fuir certaines émotions
➡️ pour “se mettre dans sa bulle”
➡️ pour rendre le quotidien moins lourd
Et petit à petit, le cerveau commence à associer la kétamine à :
• l’apaisement
• le soulagement
• le vide émotionnel
• la coupure mentale
Le problème, c’est qu’à force de dissocier…
certaines personnes finissent aussi par se dissocier d’elles-mêmes, de leurs émotions, de leur corps, de leurs proches ou de leur quotidien.
Et souvent, il y a aussi cette illusion :
“Je peux arrêter quand je veux.”
Jusqu’au moment où :
• les cravings arrivent
• les habitudes deviennent automatiques
• les commandes deviennent impulsives
• la consommation prend plus de place que prévu
Et contrairement à ce qu’on croit parfois :
la kétamine peut avoir de vraies conséquences physiques.
K-cramps (“Alien”), douleurs urinaires, atteintes de la vessie, fatigue mentale, troubles de la mémoire, déréalisation…
Donc si tu galères avec ça :
ne reste pas seul·e.
Et surtout :
n’attends pas forcément “d’avoir tout perdu” pour demander de l’aide.
Parfois, le plus important,
ce n’est pas d’être prêt·e à arrêter pour toujours.
C’est juste d’être honnête avec soi-même sur le fait que ça commence à prendre trop de place.
Et ça,
c’est déjà un énorme premier