16/06/2026
Je me souviens de Michel.
Sa peur principale n'était pas d'arrêter de fumer.
C'était de perdre son seul outil de gestion du stress.
Je l'entends souvent, chez les fumeurs et les fumeuses.
"La cigarette m'aide à décompresser."
"Sans elle, je ne sais pas comment je vais gérer."
C'est légitime. Et je le comprends parfaitement.
Ce sur quoi on a travaillé avec Michel, ce n'était pas l'arrêt de la cigarette.
Bien sûr, on a travaillé dessus.
Mais ce n'était pas le sujet principal.
Le vrai sujet, c'était de construire un nouveau régulateur émotionnel.
Quelque chose qui remplisse ce rôle — sans la dépendance.
On a fait nos deux séances.
Je l'ai accompagné pendant deux mois, comme tous mes patients.
Au bout de trois semaines seulement, il était libéré.
La cigarette, en ce qui le concernait, n'était pas vraiment le problème.
C'était la réponse à autre chose.
Est-ce que vous avez l'impression que la cigarette fait quelque chose pour vous — au-delà de la dépendance ?