13/03/2026
Le lâcher-prise n’est pas simplement une décision mentale ou une question de volonté. C’est avant tout une réponse biologique du système nerveux. Selon la théorie polyvagale développée par le neuroscientifique Stephen Porges, notre système nerveux autonome fonctionne par états. Lorsque le corps perçoit de la sécurité, il peut naturellement accéder à un état de régulation et de relâchement. En revanche, lorsqu’il se sent menacé ou en mode protection, il reste mobilisé. Dans cet état, même si l’on essaie consciemment de se détendre, le corps peut rester en vigilance.
C’est pour cette raison que certaines personnes ont l’impression de ne pas réussir à lâcher prise, même lorsqu’elles méditent, respirent profondément ou essaient différentes pratiques de relaxation. Le corps n’est tout simplement pas encore dans les conditions biologiques qui lui permettent de se relâcher.
Dans les sessions , l’idée n’est pas de demander au corps de immédiatement. L’intention est d’abord de créer un environnement qui favorise la sensation de : un espace soutenant, une présence attentive, et une musique qui accompagne progressivement le système nerveux. Lorsque le corps reçoit suffisamment de signaux indiquant que la menace est passée, il peut alors accéder naturellement à un état de détente plus profond.
Et c’est souvent à ce moment-là que le lâcher-prise apparaît, non pas parce qu’on l’a forcé, mais parce que le système nerveux s’est enfin senti suffisamment en sécurité pour relâcher.