06/05/2026
Naturopathe ou gélulopathe ? Posez-vous vraiment la question.
Je voulais d’abord remercier publiquement jean philippe dellamonica 🔥 pour la pertinence de son propos l’autre jour sur Facebook. Son coup de gu**le n'était pas seulement nécessaire, il était salutaire. Il a mis le doigt là où ça fait mal : notre métier est en train de se noyer dans un verre d’eau, ou plutôt, dans un flacon de gélules.
Aujourd'hui, on assiste à une dérive silencieuse. On nous vend une "naturopathie fonctionnelle" qui ressemble à s'y méprendre à la médecine de papa, mais en version verte, bio, écolo. On remplace le Doliprane par le saule blanc, l'anxiolytique par la passiflore, et on s'imagine qu'on a fait le job. C’est une imposture.
Remplacer une molécule chimique par une plante sans changer une seule ligne à son mode de vie, ce n’est pas de la naturopathie. C’est de la consommation. C’est maintenir l’individu dans une posture de client passif qui attend que la solution vienne de l'extérieur.
La vie procède de la vie. Elle ne se trouve pas dans un pot en plastique.
Notre métier, celui que je défends au quotidien, c’est de savoir ce que vous faites pour votre santé du lever au coucher du soleil. Ce qui m'intéresse, ce n’est pas quelle pilule va calmer votre brûlure d’estomac, c’est de comprendre pourquoi votre infrastructure biologique est en train de surchauffer. Pourquoi vos nerfs ne parlent plus à vos hormones ? Pourquoi votre système immunitaire est en mode panique ?
C’est pour cela que je préfère parler de Relation d’aide. Que ce soit en ligne derrière un écran ou dans mon cabinet du 23 rue de Berri, je ne suis pas là pour "prescrire". Je suis là pour décoder.
Nous ne sommes pas des "Naturo-thérapeutes". Nous ne sommes pas des soignants de symptômes. Nous sommes des Naturopathes. Le suffixe "-pathe" vient du grec pathos, ce qu’on ressent, ce qu’on vit. Notre rôle, c’est l’éducation. C'est de vous apprendre à braquer votre propre vitalité.
La santé préventive, ce n’est pas d’avaler 12 compléments alimentaires par jour pour "optimiser" ses performances. C’est une stratégie de Robustesse. Ça passe par la lumière du matin, par la qualité du mouvement, par la gestion de la charge nerveuse (la fameuse PNEI), par le respect des rythmes circadiens. C’est une ingénierie du vivant qui demande de l’implication, pas juste un abonnement à un site de compléments.
La "gélulothérapie" va s’effondrer parce qu’elle ne traite pas le terrain. Elle traite le confort. Mais le vivant ne cherche pas le confort, il cherche la résilience. et de plus en plus d'écoles qui forme à notre beau métier sont aussi en train de perdre les racines de ce que nous sommes, car il faut bien faire simple pour vendre. Hors, être un bon praticien, ce n'est pas simple, donc on se simplifie la vie en se disant au moins j'ai donné un truc. Mais en fait souvent dans mes consultations, les clients ne repartent avec aucun compléments alimentaires, mais du concret sans l'achat dopaminergique qui simule une fausse vérité quand au résultat souvent.
Je rejoins Jean-Philippe : il est urgent de revenir aux fondamentaux. Il est urgent que vous repreniez la souveraineté sur vos propres cellules. Au cabinet on ne cherche pas la béquille, on cherche à ce que vous marchiez seul, le dos droit, bien ancré dans votre biologie.
Merci Jean-Philippe de porter ce combat pour l’éthique de notre profession. On ne lâche rien. On continue de défendre la vie, la vraie, celle qui vibre et qui résiste.
Et vous, est-ce que vous gérez votre santé comme un budget de consommation ou comme un capital de robustesse ?
Pierre-Guillaume Stephan Expert en Robustesse Biologique & PNEI
📍 23 rue de Berri, Paris 8