20/06/2022
"Rien dans la tête, tout dans les muscles"
Ce type de réflexion montre à quel point les mentalités se dégradent, et tendent à essayer de tirer tout le monde vers le bas.
La citation latine, attribuée à Homère: "Mens sana in corpore sano" (Un esprit sain dans un corps sain) est délaissée, le développement physique, dès qu'il dépasse "la moyenne", est associé à quelque chose de négatif.
L'excellence et la réussite sont dénigrées et dévalorisées, dès que vous dépassez le niveau "moyen" en sport, vous recevez des réflexions sur "le culte du corps", "le culte de la performance" etc...
Et malheureusement cette mentalité a un impact sur tout le reste de la société, surtout sur les enfants.
Par peur qu'ils en fasse "trop", ou qu'ils se blessent, beaucoup d'enfants sont bridés dès leur plus jeune âge.
N'ayant pas vécu assez d'expériences motrices quand ils étaient enfants, n'ayant pas suffisamment vécus de choses différentes, et à un niveau de réussite suffisant, leur cerveau n'a pas emmagasiné les réponses positives ressenties grâce à l'accomplissement de ces différentes actions.
Ils se retrouvent donc avec un système hormonal sous efficace, et avec des sensations de plaisir dans l'atteinte d'objectif qui ne sont pas assez fortes pour les motiver.
Cette désensibilisation de leurs récepteurs aux catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), combinée à leur exposition, à des stades cruciaux de leur développement, à des perturbateurs endocriniens, fini d'achever ce processus délétère.
Et pourtant il est scientifiquement établi qu'au stade infantile le développement intellectuel et le développement physique sont liés.
Les enfants qui ont un bon niveau d'activité physique améliorent leurs capacités d'attention et d'apprentissage.
Si les enfants ont vu leur capacité physique décroître ces 40 dernières années, dans le même temps leur quotient intellectuel est lui aussi en baisse depuis quatre décennies...
Non seulement les enfants d’aujourd’hui arrivent en classe avec des corps moins préparés au fait d’apprendre que jamais dans l’histoire humaine mais pire, à cause d’un manque de mouvement, de plus en plus de jeunes enfants n’ont même plus le développement musculaire et vestibulaire requis pour effectuer les tâches scolaires qui leur sont demandées.
Le mouvement augmente l’engagement du cerveau dans l’action et le mouvement va également aider le cerveau à fonctionner plus efficacement en augmentant la quantité d’oxygène et de sang qui l’irrigue.
Plusieurs aspects du développement physique des enfants (sens de l’équilibre, repérage dans l’espace, proprioception, motricité fine, force des muscles longs, maintien de l’attention) sont en déclin.
De nombreux parents et enseignants n’ont pas une bonne compréhension des besoins de mouvement des enfants et leur demandent de rester tranquilles, assis, alors que c’est précisément le mouvement qui facilite l’attention.
Il faut absolument autoriser les enfants à se déplacer et à bouger même si cela nous paraît risqué ou non convenable (mettre la tête en bas, se suspendre, porter, tirer, pousser, escalader, courir, nager, sauter par dessus des choses…).
Et surtout il est urgent de changer de mentalité, urgent de revaloriser la réussite et l'excellence, urgent d'essayez de tirer tout le monde vers le haut et non vers le bas.