16/06/2026
La contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a chuté de près de 60 %, passant de 1,6 milliard d’euros (2023-2025) à 660 millions d’euros (2026-2028). Cette baisse historique intervient dans un contexte de recul global des financements internationaux, marquée par le gel du programme étasunien PEPFAR et le retrait des États-Unis de l’OMS en 2025.
Les conséquences sont immédiates :
• Réduction des activités de prévention, de dépistage et de traitement.
• Baisse de la couverture par la Prophylaxie Pré-Exposition (PrEP) dans 11 pays, jusqu’à -81 % au Nigéria.
• Risque de 4 à 10 millions de nouvelles infections et de 800 000 à 3 millions de décès supplémentaires d’ici 2030.
Le CNS rappelle que sans financements stables, les innovations comme le lénacapavir ne pourront compenser cette crise. L’enjeu est sanitaire autant qu’éthique.
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