06/07/2026
On parle de ménopause. On parle d'œstrogènes. Mais rarement de progestérone.
Pourtant, c'est souvent elle qui manque en premier.
Dès la préménopause — parfois dès 38-40 ans — la progestérone commence à chuter silencieusement, bien avant que les règles ne s'arrêtent. Les cycles deviennent irréguliers, les ovulations moins fréquentes… et avec elles, la production de cette hormone essentielle s'effondre progressivement.
Ce déséquilibre crée ce que l'on appelle une dominance œstrogénique relative : les œstrogènes, restés plus élevés, ne sont plus contrebalancés. Et c'est là que les symptômes apparaissent.
Des insomnies qui s'installent. Des réveils à 3h du matin, sans raison apparente. Une anxiété diffuse, des pensées qui tournent en boucle, une irritabilité qui ne s’'expliques pas. Un ventre gonflé, des seins douloureux, une fatigue qui ne cède pas malgré le repos. Une prise de poids inexpliquée, une thyroïde qui semble "paresseuse" alors que le bilan est "dans les normes".
Ces symptômes ne sont pas dans la tête. Ils ne sont pas une fatalité. Ils sont le reflet d'un déséquilibre hormonal précis, qui mérite une réponse précise.
Parce que la progestérone ne se limite pas à la reproduction. Elle agit sur les récepteurs GABA comme un anxiolytique naturel. Elle soutient la fonction thyroïdienne. Elle protège les os en stimulant les cellules qui les construisent. Elle régule la rétention d'eau, la tension artérielle, les parois vasculaire. Elle est au carrefour de la santé nerveuse, osseuse, cardiovasculaire et métabolique.
La comprendre, c'est déjà commencer à agir autrement.
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Alexandre