Éros, Vénus et Dagda

Itinéraire

Éros, Vénus et Dagda Puisque les plus beaux désirs aiment à être vécus, contemplés et incarnés avec le plus grand plaisir

11/07/2026

Belle invention en 1946 le .

👉 Mais, pourquoi donc autant de ! ?




"...Selon leur équation : se masturber, c’est cultiver sa santé se****le – et donc sa santé tout court. »..."
04/07/2026

"...Selon leur équation :
se masturber, c’est cultiver sa santé se****le – et donc sa santé tout court. »..."

Espace de jouissance que chacun peut légitimement explorer, la manusexualité, qui s’est longtemps nourrie de la p***ographie sur Internet, est aujourd’hui largement encouragée par les technologies de l’intime, sans pour autant nuire aux ébats partagés.

Tiziano (les prénoms ont été modifiés), 32 ans, l’admet sans détour : il est « franchement embêté ». Et pour cause. Depu...
04/07/2026

Tiziano (les prénoms ont été modifiés), 32 ans, l’admet sans détour : il est « franchement embêté ».
Et pour cause.
Depuis juillet 2025, les mastodontes du X en ligne (YouPorn, Re***be) ont rendu leur accès impossible depuis la France – Pornhub a rouvert son accès le 5 juin, mais seulement en direction de contenus à caractère non explicite. L’objectif ?
Protester contre une décision du Conseil d’Etat : l’instauration, sur leurs portails, d’un système de vérification de l’âge, conçu afin d’éviter que des enfants et des adolescents puissent se rendre sur des espaces légalement réservés aux plus de 18 ans.
Si 76 % des Français approuvent cette mesure, d’après une étude menée en décembre 2025 par Selvitys pour le Journal du geek, ils sont une minorité à croire à la viabilité du système.

Acceptant le principe d’une régulation des contenus sensibles, un certain nombre d’adultes ont pourtant du mal à s’y plier : craignant de voir leur consommation tracée ou leurs données personnelles dévoilées, un utilisateur sur trois tente de contourner les effets du dispositif, en se tournant notamment vers les vidéos X des réseaux sociaux ou en utilisant des VPN, qui permettent de simuler une connexion depuis l’étranger.

Même si la grande majorité d’amateurs de p***ographie en ligne n’a pas modifié ses habitudes, 15,2 % des sondés disent avoir réduit leur consommation et 11,5 % arrêté de visionner des contenus p***ographiques en raison de ces nouvelles frictions d’usage.
« Ça a été la do**he froide, confie Tiziano. Toutes mes plateformes favorites ont fermé. Tandis que les autres diffuseurs ont installé un checkpoint obligatoire qui nous contraint à montrer notre visage via la we**am, ou à envoyer une pièce d’identité, pour prouver que l’on est majeur. »

Refusant de se plier à ces règles, le commerçant s’est résigné à faire ses adieux à des contenus « de niche ».
Car celui qui avait d’abord écumé la p***ographie à travers des vidéos soft, catégorisées « romantiques », s’est vite aventuré vers des productions moins conventionnelles, en quête de stimulations inédites.
« Les **es, la réalité virtuelle, le [anime ér****ue d’inspiration manga]… », égrène-t-il, songeur.
Sa référence la plus baroque ? « Une femme ventriloque, qui mime des ébats avec ses marionnettes inspirées de la culture pop. »
Privé de ces contenus, qu’il prenait autant de plaisir à dénicher parmi des milliers de vidéos qu’à visionner, notre interlocuteur a le sentiment d’avoir dû « rétrograder de la sixième à la seconde », en se repliant sur sa seule imagination pour atteindre l’orgasme en solitaire.
Tiziano mesure avec perplexité la place insoupçonnée qu’occupe Internet dans sa fantasmagorie.
De quoi faire germer une réflexion : selon lui, pas de doute, technologie et ma********on sont désormais étroitement liées.

Aides à j***r

Cette intrication, de plus en plus présente dans nos intimités, raconte un changement d’époque, où l’image numérique s’insinue au plus profond des désirs.
D’après le rapport annuel publié en 2024 par Pornhub sur la base des connexions à son offre, la France se classe deuxième mondiale pour la consommation de p***ographie, derrière les Etats-Unis.

« Notre espèce n’a pas attendu l’arrivée du Web pour maximiser son plaisir grâce à l’innovation », nuance l’anthropologue Philippe Brenot, directeur d’enseignement en sexologie à l’université Paris Cité et auteur d’Eloge de la ma********on (Zulma, 1997).
Avant d’exemplifier : « Qu’il s’agisse du téléphone, ou encore du Minitel, puis des réseaux sociaux, avec l’émergence de portails tels que Mym et OnlyFans, toutes les inventions modernes liées à la communication ont connu des déclinaisons “roses”. »
Autant de dérivés qui accompagnent l’onanisme, en offrant des supports excitants ainsi que de véritables « assistants ».
Comme les robots se***ls et agents conversationnels ér****ues dopés à l’intelligence artificielle.

Au regard enthousiaste de l’expert, la démocratisation des usages techniques dévolus à la manusexualité marque une rupture.
« A partir des écrits de Sigmund , au début du XXe siècle, une certaine tradition savante – et populaire – a perçu la ********on comme une forme de régression infantile, qui bloquait la voie vers l’unique but acceptable de la rencontre se****le : la pénétration vaginale, rappelle le psychiatre.

Aujourd’hui, l’offre et la demande autour d’un autoérotisme “augmenté” prouvent qu’il ne s’agit pas d’un pis-aller immature, mais bien d’un espace de jouissance que chacun peut légitimement explorer. »
Même si, prévient Philippe Brenot, « la poursuite des jouissances extrêmes, si excessive, peut déséquilibrer l’intimité ».

dans les forums anglophones pour désigner une pratique masturbatoire durant laquelle l’éjaculation est retardée.
Concrètement, le trentenaire s’engage régulièrement dans des « sessions » s’étendant jusqu’à cinq heures.

En s’arrêtant intentionnellement aux portes de l’orgasme, c’est-à-dire en pratiquant l’« », selon la terminologie des adeptes.

énumère-t-il.
Sans manquer d’ajouter : « La ma********on n’est jamais tout à fait solitaire, dans la mesure où elle convoque des fantasmagories personnelles, qui font intervenir des amours passées comme des amants potentiels.
En ce sens, l’autoérotisme appelle à la rencontre se****le à – ou plus –, plutôt qu’elle ne lui barre la route.

« Ma********on solo et sexualité partagée ne sont pas antagonistes », abonde Amel, 44 ans.

Habituée à se stimuler depuis l’enfance, cette chapelière l’assure : c’est grâce à son auto-initiation se****le, comparée à un « voyage initiatique », qu’elle a « apprivoisé » ses zones érogènes.
De l’intérieur des cuisses aux lobes d’oreille, les sulfureuses potentialités de son épiderme n’ont plus aucun secret pour elle. Au point que la Parisienne estime avoir accédé à une forme d’autonomie se****le qu’elle n’aurait donc jamais atteinte, à l’en croire, si elle faisait partie des 24 % de Françaises à ne s’être jamais masturbées (selon une enquête IFOP réalisée pour Elle en 2019).
« Très tôt, j’ai réalisé qu’il était hors de question d’attendre le prince charmant pour me “délivrer” l’orgasme », insiste cette brune à frange.

Maîtresse de ses plaisirs, Amel rapporte de ses ma********ons une connaissance experte de son corps.
Mais aussi de nouvelles habitudes : consulter du p***o en couple, faire intervenir des durant ses ébats.

En s’appuyant sur des technologies connectées par smartphone et, pourquoi pas, toutes les innovations à venir.

Car Amel rêve en grand : « Imaginez un casque qui déclenche des orgasmes à la demande, en stimulant directement notre cerveau grâce à des minidécharges électriques.
Ou alors une combinaison tactile intégrale, capable de décupler les sensations qu’apporte chaque caresse.
Ça, ça serait du progrès. »
A savourer en solitaire, comme à .

Antonin Gratien

Espace de jouissance que chacun peut légitimement explorer, la manusexualité, qui s’est longtemps nourrie de la p***ographie sur Internet, est aujourd’hui largement encouragée par les technologies de l’intime, sans pour autant nuire aux ébats partagés.

Mes bouquets d'Asphodèles 🌸❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥
14/06/2026

Mes bouquets d'Asphodèles 🌸❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥

Prise différente inédite!Rejoignez la page facebook Les chanteuses...

Mes bouquets d'asphodèles 🌸:L'asphodèle est, dans la mythologie grecque, un emblème de  .LittératureAsphodelus fistulosu...
14/06/2026

Mes bouquets d'asphodèles 🌸:

L'asphodèle est, dans la mythologie grecque, un emblème de .

Littérature

Asphodelus fistulosus.
Dans le premier volet filmé des aventures de Harry Potter à , Rogue, le professeur de potions, demande à son élève : "Potter ! Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?".
Harry l'ignore, la bonne réponse est "un philtre de Mort Vivante".

Le Champ de l'Asphodèle désigne une région des Enfers grecs.

Asphodèle est un poème écrit en 1954 par William Carlos Williams.

Mes bouquets d'asphodèles (1969) est le titre d'une chanson de Marie Laforêt.

Un Asphodèle est un poème d'Allen Ginsberg, vraisemblablement inspiré de l'œuvre homonyme de William Carlos Williams (1954).

Asphodèle est une série de bande dessinée.
"J'avais enseveli mon amour sous un lit d'asphodèles", Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray, Gallimard, Folio Classique, 1992.

"Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle", Booz endormi, poème de Victor Hugo.
”Élégantes asphodèles, agitez le bout de vos ailes”, Coup de lune, chanson de Jacques Higelin. Album ”Aï”, 1985

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TES YEUX ❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥J'y vois au fond des désirs de parolesQuand je m'y vois je ressemble à l'amourQuand ils sont verts ...
14/06/2026

TES YEUX ❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥

J'y vois au fond des désirs de paroles
Quand je m'y vois je ressemble à l'amour
Quand ils sont verts c'est la mer sans paroles
Dedans mes yeux font quatre fois l'amour
C'est dément c'est super
C'est génial et c'est dingue
Et c'est vachement terrible

TA VOIX

Quand je m'y perds on dirait la Musique
Quand elle crie on dirait la Folie
Quand tu la passes au-dessus de la mienne
Quand elle lève on dirait la moisson
C'est dément c'est super
C'est génial et c'est dingue
Et c'est vachement terrible

TES SEINS

T'y vois dedans les sculptures du drame
Quand je les chante je ressemble à Mozart
Quand ils sont bleus c'est la mer à Paname
Pour mon réveil remontent ma guitare
C'est dément c'est super
C'est génial et c'est dingue
Et c'est vachement terrible

TA NUQUE

Où y'a des yeux qui regardent ma taille
Où y'a l'envers qui maquille les gens
Où y'a mes pas qui te suivent et t'emballent
Où y'a mon ventre et puis l'arc qui se tend
C'est dément c'est super
C'est génial et c'est dingue
Et c'est vachement terrible

TA BOUCHE

Au fond de moi et l'amour qui te saigne
Ma bouche
Au fond de toi et l'amour qui me signe
C'est dément c'est super
C'est génial et c'est dingue
Et c'est vachement terrible

TES PAS

Qui vont tout droit au drugstore des supplices
Que l'assassin joue à pas mesurés
Qui vont tranquilles où les miens les précèdent
Dans ma mémoire à plus savoir compter
Et tu vas...Et tu vas...
Et tu vas...Et tu vas...
Enfin me fo**re la paix...❤️‍🔥

Discorama

"Bisous à Jean-Michel   " 😘❤️‍🔥Non, les femmes n’ont pas à se mettre de pression pour stimuler une libido en berne, obse...
08/06/2026

"Bisous à Jean-Michel " 😘❤️‍🔥

Non, les femmes n’ont pas à se mettre de pression pour stimuler une libido en berne, observe Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du « Monde », qui invite les hommes comme les femmes à repenser la question du désir féminin sur un plan sociétal.

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LE SEXE SELON MAÏA

MAÏA MAZAURETTE

Camarades, je sais que les temps sont durs, mais il me faut annoncer la couleur : j’ai des nouvelles pas terribles, gorgées de sang et de larmes.
Si vous lisez cette chronique, à tout le moins, vous allez vous chamailler avec votre partenaire.
Au pire, vous allez divorcer.
Par ailleurs, le poulet rôti sera trop cuit, et le lave-vaisselle tombera en panne.
Votre seule chance de survie consistera à me lire jusqu’au bout. OK ?

Laissez-moi vous présenter la mèche du bâton de dynamite : une étude publiée en janvier sur le site de la revue Nature, menée sur un considérable échantillon de 67 000 personnes vivant en Estonie.
Les résultats sont sans appel : même si le désir décroît avec l’âge, les hommes rapportent plus de désir se**el que les femmes, tout au long de leur vie.
Pic de libido : autour de 40 ans pour les hommes, de 20 ans pour les femmes – n’oubliez pas votre parachute au moment de la ménopause, parce que ça dégringole sévère.

Alors, bien sûr, l’étude rappelle l’importance des variations individuelles. Certaines femmes rapportent un désir stratosphérique, certains hommes passent leur tour et préfèrent le jardinage.
Du côté de la moyenne statistique, l’écart prend des proportions alarmantes : au maximum de son désir, une femme de 20 ans atteint les scores d’un homme de 75 ans. C’est douloureux à lire, pas vrai ?

En France, d’autres chiffres confirment ce décrochage.
En trente-six ans, la part des jeunes femmes (18-24 ans) qui donnent beaucoup d’importance à la sexualité a chuté de 62 % à 38 %, selon une enquête IFOP pour espaceplaisir réalisée en mai.
Quelque 56 % pourraient vivre en couple sans relations se****les. Elles n’étaient que 42 % en 2000.

Point de vue phallocentré
Bon.
Une fois qu’on a posé le constat, il faut l’interpréter.
Ce qu’on lit le plus souvent, c’est que les femmes « manquent » de désir.
Alors je suis désolée, mais ce « manque » n’existe que d’un point de vue phallocentré.
En 2026, l’idée que la norme soit masculine et que les femmes constituent une déviation, ça ne peut plus tenir.
Les femmes étant en supériorité numérique, il serait même pertinent de renverser le discours, et d’affirmer que les hommes ont trop de désir.
Sauf que… vous trouverez des milliers d’articles dans les magazines féminins pour « booster sa libido », tandis qu’à ma connaissance, aucun magazine masculin n’a jamais proposé ses « 10 conseils pour calmer sa libido ».

Cette dissymétrie devrait d’autant plus nous alarmer que les conséquences sont incomparables.
La frustration est une gêne dont on peut se débarrasser par la ma********on.
Les rapports se***ls forcés ou consentis du bout des lèvres, c’est une invasion de son corps.

Mais bien sûr, ce n’est pas mon appel à « déphallocentrer » le discours qui va résoudre notre affaire.
Car la question est la suivante : comment limiter les frictions générées par cette incompatibilité (relative) des désirs – sans générer encore plus de pression ?

Commençons par lire les chiffres autrement : cette étude décrit la situation à un moment t. Nous ne disposons d’aucune certitude concernant le caractère définitif de l’asymétrie du désir.
On peut par exemple remarquer qu’au début d’une passion amoureuse, les femmes ont tendance à être se****lement très en demande.
On sait également qu’afin d’assurer sa reproduction, notre espèce a intérêt à ce que les femelles humaines ressentent du désir – et à quoi serviraient donc le cl****is, dévolu uniquement au plaisir, et l’orgasme si nous n’étions pas « faites » pour les galipettes, y compris après la ménopause ?

Peut-être que les femmes ont un désir équivalent à celui des hommes, mais que les conditions de ce désir ne sont pas rassemblées.
Poussons le bouchon un cran plus loin : peut-être que les hommes n’ont pas tant de désir que ça, mais que des conditions hyperfavorables sont constamment rassemblées (grâce à une culture où le corps des femmes serait érotisé, où il suffirait d’appuyer sur un bouton pour faire apparaître des starlettes en sous-vêtements, où les musées seraient remplis de nus féminins… vous voyez où je veux en venir).

Alors là, je sais bien que Jean-Michel Darwin va me dire : hey, hey, mais la testostérone !
Et Jean-Michel Michelet va ajouter : hey, hey, mais on a des siècles de documents attestant que, de tout temps, les hommes ont pesté contre le manque de désir des femmes !
A quoi je répondrai : certes, mais peut-être bien que la testostérone ne fait pas tout, comme le prouve l’exemple de la passion amoureuse, et peut-être bien que, dans le passé, les conditions du désir féminin étaient encore moins rassemblées que maintenant (entre le sexisme, les mariages arrangés et la ribambelle des grossesses, ça ne devrait pas être la fête tous les jours).

Pure et limpide logique
L’étude publiée dans Nature mentionne d’ailleurs à la fois le rôle de la testostérone…
et celui des habitudes culturelles qui répriment le désir féminin tout en favorisant le désir masculin.
Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler qu’en 2026, un homme en demande est un don Juan, alors qu’une femme en demande est (insérez ici votre nom d’oiseau préféré).

Personnellement, je pense que la question des conditions du désir féminin est sociétale. Dans un monde idéal, les candidats à la présidentielle s’en empareraient.
La libido a besoin de place, et d’une forme de rêverie : comment caler ces moments-là dans une double ou triple journée de travail, saturée de charge mentale et de to-do lists, avec le smartphone qui phagocyte les quelques minutes restantes ?
On ne peut raisonnablement pas demander aux femmes de rajouter encore des éléments dans leur planning.
On peut encore moins leur demander de faire preuve de « spontanéité ».
Ce qu’on peut faire, en revanche, c’est les décharger de l’accumulation de tâches à accomplir.

Par ailleurs, le désir se greffe sur des personnes, des contextes, des narratifs.
Le corps du partenaire est-il désirable ? La chambre est-elle désirable ? Le processus de séduction est-il désirable ?
Je constate un léger progrès dans l’érotisation des corps masculins, mais nous sommes encore loin du compte.
Il faut aussi (et là, ça se corse) poser la question du plaisir. Les femmes sont des êtres de pure et limpide logique : si elles refusent les rapports se***ls, c’est qu’elles n’y trouvent pas leur compte. Je vous laisse avec cette information, avec votre chamaillerie, votre possible divorce, le poulet brûlé, et le lave-vaisselle en panne.

Asymétrie du désir
Enfin, nous devons d’urgence cesser de considérer que les femmes sont le problème, et qu’en leur collant la pression, le décrochage va miraculeusement se résorber.
J’ai mentionné Darwin tout à l’heure : il se trouve que la magie de l’évolution nous a donné, en tant qu’espèce, la possibilité de nous soulager de manière autonome, ou avec des partenaires de même sexe, ou même dans notre sommeil. Considérer le rapport hétérose**el comme la seule option, c’est tout simplement de la mauvaise foi.

Là encore, nous avons un problème de culture : l’homophobie dans notre pays est loin d’être résiduelle.
Quant au mot même de « br****ur », il est connoté négativement – privant les hommes d’une possible émancipation ér****ue.
Si vos ma********ons sont insuffisantes, c’est peut-être que vous ne les investissez pas émotionnellement… ou que vous vous y prenez de manière trop mécanique.
Je rappelle aussi que la monogamie n’est pas obligatoire, et que si votre + 1 n’a pas envie de rapports se***ls, ça peut se gérer avec quelqu’un d’autre.

Alors oui, je sais, je suis dure avec vous.
Mais après vingt-cinq ans à faire ce métier, je n’en peux plus d’entendre que les femmes devraient rallumer leur libido en berne, alors qu’objectivement, les conditions ne le permettent pas – et que, si ça se trouve, leur biologie ne le permet pas (bisou à Jean-Michel Darwin).
Vous savez quoi ?
Les femmes ont tout essayé. Vraiment.
Avec de la bonne volonté. Et ça ne marche pas.
Le jour où notre société voudra sérieusement résoudre l’asymétrie du désir, ce sont les hommes qui devront se remettre en question.

Maïa Mazaurette.

CHRONIQUE. Non, les femmes n’ont pas à se mettre de pression pour stimuler une libido en berne, observe Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du « Monde », qui invite les hommes comme les femmes à repenser la question du désir féminin sur un plan sociétal.

20/04/2026

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