27/05/2026
Ce matin, j'observe mon état d'être… Je goûte le plaisir depuis quelques jours…
Je goûte le plaisir de l'absence de désir…
Vous savez, ce désir qui vient vous chatouiller de l'extérieur : le désir de l'autre, le désir de résultat, le désir de bonheur, le désir de mieux… Le désir quoi…
Cette absence de désir matinal n'est pas arrivé comme ça… Mon âme aura traversé un désert d'une telle ampleur, jamais vécue jusqu'alors, qui la mena à la déchirure du corps de souffrance porté depuis ma naissance.
Le Bouddhisme le nomme Taṇhā : la Soif ou l'attachement
Un feu s'est donc éteint… Le feu qui dévore, qui embrase le corps et l'esprit, nous laissant dans le brouillard, dépourvu de force !
Et pourtant, ce feu aura été mon moteur premier pour avancer dans ma vie ! Me lancer des défis et des projets, rencontrer mes dragons et mes démons, faire tomber les barrières et sortir de mes zones de (in)confort !
Ce matin donc, j'observe les braises de ce feu tapageur qui me poussait à prouver mon existence, ou plutôt mon droit à exister.
Qu'est ce qu'il s'est passé ? J'entends votre question d'ici… 😘
Comment en suis-je arrivée à gouter l'équanimité, cette douce présence d'être là, sans chercher à être ailleurs ?
L'expérience sans doute…. Chacune des expériences passées était une bûche mise au feu pour alimenter l' illusion : "je souffre, donc j'existe !"
Le bouddhisme appelle cela l'attachement à l'identité de l'ego ou Ahamkāra.
En mettant ces parts de moi en souffrance au brasier, je me libère du désir de ces expériences qui mènent à la souffrance et ses attachements.
J'apprécie la philosophie du bouddhisme car elle invite à réaliser que chercher la fin de notre propre souffrance à l'extérieur de nous (chez l'Autre ou dans un accomplissement futur) est une illusion. En goûtant à cette "absence de désir de l'Autre", je ne ferme pas mon cœur ; au contraire, je cesse de le mettre en condition. Je passe d'une relation de dépendance à l'autre ou à un projet (où l'autre doit remplir un vide) à une relation de pure présence.
Le feu doux de la présence de l'Etre qui goute la vie telle qu'elle est !
Quel délice !
Est-ce un hasard au sortir la Pentecôte ? Je ne le crois pas...
Si vous souhaitez expérimenter ce feu doux de la Présence, rdv cet été aux retraites "Slowlife". Partager les délices de la vie… C'est encore mieux !