25/06/2026
Ce texte est pour ceux qui portent encore des envies,
de l'espoir.
Et pour ceux qui n'y croient plus vraiment.
Pour ceux qui avancent.
Et pour ceux qui n'en peuvent plus d'avancer.
S'abîmer.
S'abîmer, c'est être meurtri. Par des coups. Par des mots. Par des silences. Par des situations qui se répètent. Par des incompréhensions qui finissent par devenir notre quotidien.
On peut s'abîmer à force d'habitude.
On peut aussi abîmer les autres, sans même s'en rendre compte.
Et parfois, on accepte que les autres nous abîment. Parce que l'on croit qu'en aimant davantage, en donnant plus d'attention, plus de dévouement, parfois même en se soumettant, on finira par les sauver.
Mais personne ne guérit à la place d'un autre.
Alors pourquoi chercher à comprendre son histoire ?
Parce que, parfois, comprendre est nécessaire. Non pour rester prisonnier du passé, mais pour arrêter de le revivre.
Il y a ceux qui sont venus au monde, qui avancent dans leur vie sans jamais ressentir le besoin de regarder derrière eux.
Et puis il y a les autres.
Ceux qui ne veulent plus subir.
Celles qui décident de ne plus reproduire.
Ceux qui refusent de transmettre à leurs enfants les blessures qu'ils ont portées.
Le transgénérationnel n'est pas là pour désigner des coupables. Il est là pour apaiser. Pour remettre de la conscience là où il y avait de la souffrance.
Quand une séance ouvre ton cœur, quelque chose change profondément.
Tu n'as plus besoin d'entretenir la colère.
Tu n'as plus besoin de nourrir la rancœur.
Tu cherches simplement la paix.
Et tu ne veux plus être abîmé.
Alors, parfois, tu te débats. Tu cries. Tu fuis. Puis tu apprends à poser des limites. À te protéger.
Non pas pour fermer ton cœur.
Mais pour qu'il reste vivant.
Parce qu'au fond, le seul véritable but est peut-être celui-ci : retrouver la paix, retrouver la joie de vivre, et cesser enfin de confondre l'amour avec la souffrance.