14/10/2026
En voyant cette photo, quelqu’un de mon entourage m’a demandé pourquoi je souriais autant ?
Et là, je suis partie en vrille…
Cette question m’a dérangée.
Mon sourire dérange ?
Je l’ai mal pris. Pourquoi ?
Je n’ai pas réussi à en discuter avec cette personne. Tout ce que je peux dire, c’est que lorsque cette photo a été prise, j’étais avec Camilla, une belle jument qui appartient à deux de mes amies, qui m’ont gentiment invitée à passer l’après-midi au haras où elle vit, ainsi que Nabuko, le petit dernier fraîchement arrivé.
Je crois que mon sourire (ainsi que tous les autres sur les autres photos) reflète ma joie d’être dans cet environnement connecté au vivant. Un endroit paisible, bercé par le hennissement des chevaux, l’odeur du crottin et l’air frais des pins qui m’entouraient.
Le temps d’une après-midi, je n’ai pensé à rien d’autre qu’à ces chevaux, en écoutant mes amies me parler de leur comportement, de leurs besoins, de la relation forte qu’elles entretiennent avec eux, de leurs histoires…
Et je crois que j’étais tout simplement heureuse d’être là, en compagnie d’animaux et de personnes qui évoluent dans le respect mutuel, en pleine nature.
Est-ce si anormal aujourd’hui de sourire autant ?
Est-ce ridicule ?
Suis-je ridicule sur cette photo ?
Je trouve triste que mon sourire puisse susciter cette question… Parce que quelque part, je crois qu’elle traduit une incompréhension de ce qui me fait vibrer, de ce qui me rend heureuse.
Pourtant, j’aime cette personne profondément. Elle fait partie de ma vie.
Sommes-nous différentes ? Si oui, comment pouvons-nous vivre si près et pourtant si loin l’une de l’autre ?
Arrivons-nous réellement à nous comprendre ?
Pouvons-nous être heureuses ensemble ?
C’est beaucoup de questions pour une simple photo, me direz-vous.
Mais au fond, ce n’est pas vraiment une histoire de photo.
C’est une histoire de liberté.
La liberté de ressentir, de s’émerveiller, de rire sans raison particulière. De se sentir bien sans avoir besoin de justifier son bonheur.
La suite dans le premier commentaire.