29/05/2026
Aujourd’hui, j’ai envie de parler des directives anticipées. Sans tabou. Sans peur. Simplement avec humanité.
Ce matin, j’ai accompagné une patiente que j’ai connue tout au long de son parcours de chimiothérapie. Aujourd’hui, elle est en soins palliatifs.
Nous avions déjà parlé ensemble des directives anticipées. Et ce matin, malgré la fatigue, malgré la maladie, elle m’a demandé de l’aider à écrire les siennes.
Je l’ai accompagnée dans ce moment si intime, si fort.
C’est aussi cela, la richesse de mon métier : être infirmière et sophrologue. Pouvoir être présente à chaque étape du parcours de soin : de l’annonce de la maladie jusqu’à la fin de vie. Accompagner, écouter, soutenir, mettre des mots sur les peurs, permettre aux patients de rester acteurs de leurs choix.
Les directives anticipées ne sont pas là pour parler de mort avec fatalité. Elles sont là pour redonner de la liberté, de la dignité et de la sérénité. Parce que parler de la fin de vie, c’est aussi parler de la vie.
La mort fait partie de notre existence, et pourtant elle reste un sujet souvent évité. Je suis convaincue qu’il est essentiel d’ouvrir ces discussions, pour tous, à tout âge, sans attendre l’urgence.
Parler des directives anticipées, c’est offrir à chacun la possibilité d’être entendu jusqu’au bout.