Martine Miesch Sophrologue Praticienne

Martine Miesch Sophrologue Praticienne séances de sophrologie existentielle en individuel ou en groupe

Le surmoi de l’enfant ne s’édifie pas d’après le modèle des parents mais d’après le surmoi parental ; il se remplit du m...
24/06/2026

Le surmoi de l’enfant ne s’édifie pas d’après le modèle des parents mais d’après le surmoi parental ; il se remplit du même contenu, il devient porteur de la tradition, de toutes les valeurs à l’épreuve du temps qui se sont perpétuées de cette manière de génération en génération.

Sigmund Freud, Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse.

Image personnelle

" On s'aperçoit qu'il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l'on...
24/06/2026

" On s'aperçoit qu'il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l'on entre dans une étendue de silence par-derrière.
Comme s'il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc.

Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d'un coup, on est en dehors (ou en dedans ?) à mille lieues et plus rien n'a d'importance, on est sur des neiges de velours.

L'expérience finit par acquérir tant d'agilité, si l'on peut dire, qu'en plein milieu des activités les plus absorbantes, dans la rue, quand on discute, quand on travaille, on plonge au-dedans (ou en dehors ) et plus rien n'existe, qu'un sourire — il suffit d'une fraction de seconde.

Alors on commence à connaître la Paix; on a un Refuge inexpugnable partout, en toutes circonstances.

Et on perçoit de plus en plus tangiblement que ce Silence n'est pas seulement au-dedans, en soi; il est partout, il est comme la substance profonde de l'univers, comme si toute chose se détachait sur ce fond, venait de là, retournait là.
C'est comme un creux de douceur au fond des choses, comme un manteau de velours qui enveloppe.

Et ce Silence n'est pas vide, c'est un Plein absolu, mais un Plein sans rien dedans, ou un Plein qui contient comme l'essence de tout ce qui peut être, juste avant la seconde où les choses vont naître — elles ne sont pas là, et pourtant elles sont toutes là, comme une chanson pas encore chantée."

Sri Aurobindo

Travail numérique d'après photo : Dominique Bertrand

"La Vallée des Nœuds – Quand le corps parle ce que l’âme tait"Conte initiatique – Volet 1 sur 3Dans une contrée tissée d...
24/06/2026

"La Vallée des Nœuds – Quand le corps parle ce que l’âme tait"
Conte initiatique – Volet 1 sur 3

Dans une contrée tissée de collines souples et de forêts profondes, s’étendait la Vallée des Nœuds. Ce n’était pas une vallée ordinaire : elle portait ce nom parce que ceux qui s’y perdaient portaient, sans le savoir, des nœuds intérieurs si serrés qu’ils finissaient par s’incarner dans leur corps.

C’est là que Maëlys arriva, un matin de brume.

Elle venait de loin. D’un monde où tout allait trop vite. Où le téléphone sonnait sans cesse, où les visages souriaient sans sincérité, où le mot « repos » ressemblait à une faute.
Son dos était tendu comme une corde. Ses tempes palpitaient. Et dans sa poitrine, un étau invisible la compressait. Elle ne comprenait plus rien. Ni ses émotions. Ni ses pensées. Ni sa propre fatigue.

Son corps parlait. Mais elle ne l’écoutait plus.

Elle tomba, presque par hasard, devant une cabane de bois tordue par les saisons. Une femme en sortit, drapée d’un châle couleur mousse, les yeux brillants d’une douce fermeté.
Elle s’appelait Élina, et dans la région, on l’appelait simplement la Sage des souffles.

— « Tu portes en toi trop de voix. Et aucune n’est la tienne. » dit-elle à Maëlys sans même lui demander son nom.

Maëlys fondit en larmes.

— « Je suis fatiguée. J’ai tout essayé. Psychologues, yoga, méditation, vacances… Mais dès que je reviens, tout revient. Je suis en train de me perdre. »

Élina ne répondit pas. Elle l’invita à entrer. Un feu crépitait doucement, et l’air sentait la lavande et la terre humide.

— « Le stress n’est pas ton ennemi. » dit-elle.
— « Comment peux-tu dire ça ? Il me détruit… »
— « Il est messager. Pas destructeur. Il te montre seulement que tu t’es éloignée de ton centre. Que tu portes trop de charges qui ne sont pas tiennes. »

Elle lui tendit une tisane chaude, puis sortit une boule de fil emmêlée d’un vieux coffret.

— « Voilà à quoi ressemble ton esprit aujourd’hui. Tes émotions sont piégées, nouées, étouffées. Pour retrouver ton souffle, il va falloir dénouer. Pas fuir. »

Maëlys passa plusieurs jours auprès d’Élina.
Chaque matin, elle apprenait à respirer lentement, en pleine conscience.
Chaque après-midi, elle marchait en silence en forêt.
Et chaque soir, Élina lui proposait un exercice simple :

🌿 Exercice du jour : Le carnet des poids invisibles
Avant de dormir, Maëlys devait écrire 3 choses qu’elle portait encore en elle :
Une peur. Une attente. Une blessure.
Puis, elle devait se demander :
👉 “Est-ce que cela m’appartient encore aujourd’hui ? Ou puis-je le déposer ici, pour un instant ?”

Au bout de quelques jours, Maëlys sentait une différence.
Ses pensées étaient encore nombreuses, mais moins oppressantes.
Son souffle remontait plus haut dans sa poitrine.
Et elle ressentait… un début d’espace.

Mais un matin, alors qu’elle ouvrait les yeux, un ancien souvenir douloureux ressurgit.
Un effondrement intérieur. Une injustice non digérée.
Elle courut voir Élina, paniquée.

— « J’allais mieux… Pourquoi ça revient maintenant ? »
Élina lui prit la main.

— « Parce que tu es enfin prête à le voir. Le corps ne te trahit pas. Il libère ce que l’esprit n’a jamais eu la force d’accueillir.**
Tu n’es pas en train de tomber. Tu es en train de guérir.
💫 jp

Beauvoir : les pillages et les déformations de Michel Onfray.« Certains intellectuels affirment, non sans raison, qu'en ...
24/06/2026

Beauvoir : les pillages et les déformations de Michel Onfray.

« Certains intellectuels affirment, non sans raison, qu'en critiquant Michel Onfray on fait encore sa publicité et qu’on le conforte dans le rôle qu'il s'est choisi : celui du démystificateur solitaire persécuté par la cohorte des faussaires de l'histoire.

Mais doit-on se taire quand on est directement concerné par les pillages et les déformations délibérées qu'il attribue aux autres ? Voici l'honneur douteux dont je suis l'objet dans le t. 9 de sa "Contre-histoire de la philosophie" récemment paru. Il se réfère à un ouvrage que j'ai publié en 2007 chez Tallandier : Beauvoir dans tous ses états.

"Le livre d'Ingrid Galster aborde les questions qui fâchent. Ses conclusions relèvent de l'histoire et font s'effondrer une partie de la légende : Sartre et Beauvoir ne constituaient pas un couple modèle, elle ne fut pas la résistante qu'elle dit, elle est évincée de l'Éducation nationale pour lesbianisme avec une élève et non pour fait de résistance, elle travaille à Radio Vichy, elle n'a moins fait le féminisme qu'elle n'a été faite par lui, les publications posthumes ont écorné l'image pieuse fabriquée par le couple, etc." (pp. 441-442)

Spécialiste de Sartre pour l'époque de l'Occupation et sous contrat chez un grand éditeur parisien pour une nouvelle biographie de Beauvoir que je n'ai finalement pas faite, j'ai creusé certains éléments de la vie et de l'oeuvre en les replaçant dans leurs contextes respectifs et en tenant compte de nouveaux documents apparus après la mort de Sartre et de Beauvoir. Il en est sorti parfois une image plus nuancée, plus complexe et plus étoffée que celle que l'on trouve dans l'autobiographie de Beauvoir, mais j'ai toujours pesé le pour et le contre et mes conclusions ne se réduisent aucunement à la version caricaturale qu'en donne Onfray.
Très souvent, il enfonce d'ailleurs des portes ouvertes. Quelle trouvaille, par exemple, que celle de Radio-Vichy puisque Beauvoir en parle elle-même dans La Force de l'âge ! Mon seul mérite était d'avoir déniché une partie des scénarios qu'elle a fournis à cette radio. J'explique aussi pourquoi elle a accepté ce travail et, là, Onfray s'exécute clairement en falsificateur pour faire correspondre l'histoire à ses propos paranoïaques. En effet, je prouve précisément, documents à l'appui, que Beauvoir n'était pas "évincée de l'Education nationale pour lesbianisme avec une élève".
Il est vrai que la mère de son ancienne élève Nathalie Sorokine a porté plainte, en décembre 1941, contre Beauvoir pour incitation de mineure à la débauche (je reproduis le texte intégral de la plainte dans le livre en question). Mais l'enquête judiciaire qui s'ensuivit aboutit à un non-lieu et ne pouvait donc justifier l'exclusion de Beauvoir de la fonction publique.

En revanche, le recteur de l'Académie de Paris fit valoir face à Abel Bonnard que Beauvoir faisait lire à ses élèves Proust et Gide considérés par l'État de Vichy - faut-il le rappeler ? - comme mauvais maîtres pour "l'esprit de jouissance" émanant de leurs oeuvres qui, pensait-on, avait mené la France à la débâcle. On allégua qu'elle leur recommandait des visites à l'hôpital psychiatrique Saint-Anne, donc qu'elle les poussait à s'intéresser aux forces instinctives et à la démence, ce qui allait dans le même sens. On souligna ses conditions de vie : célibataire, elle n'avait pas de foyer, dormait à l'hôtel, travaillait au café et vivait en concubinage notoire. Bref, conclut le recteur qui, à la Libération, fut inculpé pour son zèle pétainiste : maintenir Beauvoir (et Sartre, qui ne fut pas inquiété) dans l'Enseignement secondaire, "à l'heure où la France aspire à la restauration de ses valeurs morales et familiales", était "inadmissible", et cela d'autant plus que, professeur de khâgne au lycée Camille-Sée, elle formait de futures éducatrices.

Contrairement aux propos qu'Onfray m'attribue, l'exclusion de Beauvoir était une mesure d'épuration de la part de Vichy. Je le dis haut et fort dans mon livre en mentionnant la loi du 17 juillet 1940 créée par le gouvernement de Pétain pour faciliter l'élimination du service public de tous les fonctionnaires censés ne pas contribuer efficacement à la "rénovation nationale", loi qui est citée, entre autres, dans l'arrêté du 17 juin 1943 sanctionnant la révocation de Beauvoir.
Relevée de ses fonctions pour un délit de moeurs, elle n'aurait d'ailleurs pas pu se faire réintégrer à la Libération, ce qui fut pourtant le cas. Beauvoir méprise délibérément les consignes de la Révolution Nationale. "Résistance" est un grand mot, mais c'était sans conteste une forme d'opposition, perçue, on l'a vu, comme telle par les autorités.

Elle n'a moins fait le féminisme qu'elle n'a été faite par lui, dirais-je encore, selon Onfray. Là aussi, il m'attribue une thèse que je n'ai pas soutenue. En travaillant sur Le Deuxième Sexe pour préparer un colloque à l'occasion du cinquantième anniversaire du livre en 1999 ainsi que sur l'histoire du féminisme français, j'ai découvert une sorte de navette de la théorie féministe entre la France et les États-Unis en cinq temps entre 1947 et 2000, navette dont se trouve une ébauche dans mon livre et qui constitue, selon Michelle Perrot, "un véritable chapitre de l'histoire intellectuelle à développer".
Je soutiens, entre autres, que la plupart des féministes françaises des années 70 n'avaient pas lu Le Deuxième Sexe, propos d'ailleurs confirmé par Beauvoir elle-même qui militait avec elles : ces militantes étaient plutôt influencées par le féminisme nord-américain qui était en avance, mais dont les protagonistes les plus en vue (Betty Friedan, Kate Millett) s'étaient inspirées, elles, du livre de Beauvoir, sans le signaler. Une fois établi en France, le féminisme a revendiqué Le Deuxième Sexe comme livre fondateur, comme bible. Il s'agit, comme souvent, de processus de réception et d'influences réciproques dont la dynamique compliquée n'intéresse pas Onfray mais dans lesquels il cherche exclusivement des éléments qu'il peut détourner pour son oeuvre "démystificatrice".
Pour mener à bien cette oeuvre, il se sert, dans le cas de Beauvoir et de Sartre, le plus souvent des livres de Gilbert Joseph et de John Gerassi. Le premier a le mérite d'avoir découvert le dossier de l'affaire Sorokine aux archives de la Préfecture de Police, mais, historien amateur et ancien résistant du Vercors plein de ressentiment contre les intellectuels à l'égal d'Onfray, il est incapable d'interpréter les sources dans le contexte de Vichy : on a dit à juste titre qu'il adopte l'optique de la police des moeurs. Le second rend prétendument ses conversations avec Sartre en état brut. Quelle aubaine pour attraper Sartre en flagrant délit : il montre enfin son vrai visage ! En comparant le texte publié avec les CD se trouvant à l'Université de Yale, on voit pourtant que les répliques de Sartre ne lui appartiennent pas, mais que c'est Gerassi qui les formule. J'ai eu l'occasion de le montrer dans la Neue Zürcher Zeitung et dans une r***e historique espagnole, mais la publication de mon compte rendu en français est repoussée depuis un an par une r***e parisienne.

Vu de l'étranger, on se demande bien quels sont les besoins de certains secteurs de la société française qui sont assouvis tous les ans à nouveau avec les produits de ce "philosophe" dans toutes les formes médiatiques, produits qui pullulent du reste d'erreurs factuelles. Le vrai scandale, c'est que Grasset publie cette charlatanerie, que des journalistes comme F.-O. Giesbert la défendent et que France Culture se prête à la diffuser tous les c étés. »

Source : le blog d’Ingrid GalsterProfesseur de littératures romanes à la retraite, Université de Paderborn (Allemagne)

Intéressante mise au point de Charles Minier

Le racisme et le raciste.L’année dernière, dans un stade, lors d’un match de football, une femme vêtue d’un chador et d’...
24/06/2026

Le racisme et le raciste.

L’année dernière, dans un stade, lors d’un match de football, une femme vêtue d’un chador et d’une djellaba est venue de façon très visible, après le début du match, alors que tout le monde était assis, s’installer dans une tribune. Cette apparition a déclenché une série de lazzis et d’insultes à caractère raciste de la part d’une partie du public.
Curieusement, les personnes assises près d’elle ont pris sa défense, s’excusant pour ce qui se
passait et qu’ils désapprouvaient. Elle a néanmoins décidé de quitter le stade.
Cette anecdote n’en n’est pas une car elle illustre de façon remarquable comment s’alimente le racisme.
La position raciste consiste à englober dans un ensemble des personnes qui sont porteuses d’un même particularisme mais évidemment en niant les différences individuelles qui nécessitent pour être perçues l’existence d’une relation interhumaine. Donc on va stigmatiser
les noirs ou les jaunes pour leur couleur, les juifs pour leur religion, les homosexuels pour leur pratique, les Roms et leur réputation de voleurs, tous pareils …

J’ai cité l’anecdote en début pour montrer que dès qu’une relation se met en place comme celle de cette femme maghrébine et de ses voisins, l’autre n’apparait plus comme un étranger.
Hi**er a d’ailleurs eu des difficultés parfois à faire accepter par la population ses théories racistes fumeuses auprès de personnes qui avaient des relations avec des familles juives qu’elles ne trouvaient pas si différentes des leurs et certainement pas hostiles.

Le racisme n’existe qu’au prix d’une vision ensembliste.
D’où l’intérêt de favoriser des rencontres interconfessionnelles ou toutes autres occasions de quitter cette vue ensembliste et créer des relations entre êtres supposés différents.

Le racisme ne peut exister qu’en refusant tout rapprochement, tout ce qui risque d‘humaniser la relation avec l’autre. Pourquoi ce refus de la part du raciste ? C’est de façon générale pour renforcer son propre sentiment d’appartenance, se sentir fort d’être blanc, d’être français, voire d’être un homme car le racisme anti femme est aussi très présent.

Un groupe se maintient de deux façons :
Ce qui rapproche, un idéal, un drapeau, une devise, et ce qui différencie, l’autre, l’étranger contre lequel tous ensemble il faut lutter.

Il est clair que les périodes où le racisme fleurit comme actuellement, sont celles où le drapeau n’est plus un rassembleur crédible, où la fragilité de l’identité est présente, alors être ensemble contre, devient la solution pour renforcer les rangs.

Le remède est dans la reconstruction, dans la reconnaissance des êtres, dans la valorisation d’un idéal.
L’antiracisme n’est qu’un racisme à l’envers qui lui aussi s’appuie contre.
Ce qui manque cruellement, c’est du « pour », ce qui crée du « nous » sans avoir besoin de stigmatiser l’autre.
La recherche d’un signifiant rassembleur est bien difficile aujourd’hui où les idéaux y compris
professionnels sont réduits à un fonctionnalisme sans âme.
L’écologie peut être une solution si elle ne devient pas une dictature.
Robert Neubuger

« Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté, quand vous entrez en contact avec le viv...
24/06/2026

« Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté, quand vous entrez en contact avec le vivant miracle de l’âme humaine. »

Carl Gustav Jung

L’ENFANT À LA PERSONNALITÉ DIFFICILEComme parents, la très grande majorité d’entre nous font tout leur possible pour ass...
24/06/2026

L’ENFANT À LA PERSONNALITÉ DIFFICILE

Comme parents, la très grande majorité d’entre nous font tout leur possible pour assurer le bonheur et la sécurité de leurs enfants. Parfois avec beaucoup de succès, parfois avec des résultats moyens, parfois avec un sentiment –injuste – d’avoir échoué. Régulièrement, je vois des parents en consultation qui ne savent plus comment agir pour que la relation soit saine avec leur enfant.

Comme dans tous les domaines de la vie, il arrive que certains enfants présentent des personnalités difficiles, refusant toute autorité, tout enseignement, toute influence parentale. Certains ont un caractère si fort que bien des parents s’y cassent les dents. D’autres ont dès leur plus jeune âge un esprit rebelle ou revanchard dont rien ne vient à bout.

Comme parents, il peut s’avérer extrêmement difficile de faire face à cette situation. Nous ne comprenons pas pourquoi notre rôle ne fonctionne pas avec cet enfant alors que cela a très bien fonctionné avec les autres enfants. Nous avons l’impression d’être un mauvais parent, de ne pas en faire assez, de ne pas faire la bonne chose, de ne pas comprendre notre enfant. Souvent, nous sommes jugés par les autres qui croient que nous ne faisons pas bien notre travail de parents ou que nous avons perdu le contrôle, comme si nous avions ce pouvoir de contrôler les autres. Alors nous consultons, nous lisons, nous cherchons des solutions qui amèneraient plus d’harmonie et de paix dans notre relation avec l’enfant à la personnalité difficile. Mais même en consultant, malgré toutes les solutions que nous essayons, aucune ne semble améliorer significativement la situation. Alors nous continuons de nous battre et de chercher d’autres solutions.

Notre enfant n’a pas de diagnostic de problématique de santé, de santé mentale ou d’autres problématiques qui, malgré la douleur d’un tel diagnostic, feraient qu’on se montreraient peut-être plus tolérants, plus compréhensifs face aux comportements difficiles parce qu’on comprendrait ce qui se passe et qu’on pourrait au moins composer avec la situation, ajuster nos interventions en fonction des capacités de l’enfant.

Mais non, nous n’avons pas de diagnostic. Nous avons seulement un enfant à la personnalité difficile qui ne rentre dans aucun moule, aussi bienveillant soit-il. Et nous continuons de souffrir parce que…. nous refusons la réalité telle qu’elle est : notre enfant a une personnalité difficile! Nous voulons changer la réalité à tout prix, trouver des solutions, amener des améliorations, sans nous rendre compte que tout ce temps, nous refusons la réalité telle qu’elle est… et nous souffrons.

Et puis une fois à l’âge adulte, cet enfant à la personnalité difficile est peut-être devenu un adulte à la personnalité difficile. Nous cherchons alors où nous avons failli et souvent, nous culpabilisons de ne pas avoir « réussi » avec cet enfant.

Mais non! Cet enfant devenu adulte A une personnalité difficile. Un point c’est tout. Malgré tous nos efforts, il est resté tel qu’il est depuis son tout jeune âge. Mais nous, pendant tout ce temps, depuis les tout débuts où nous avons commencé à nous battre pour changer les choses, nous avons souffert parce que nous avons contesté la réalité, nous n’avons pas voulu l’accepter, nous avons été dans le déni et nous avons dépensé tant d’énergie, de temps et d’efforts à tenter de changer les choses, en vain, que nous nous sommes épuisés. Certains parents iront même jusqu’à dire qu’ils auront perdu peut-être 5, 10 15 ans de leur vie à concentrer toute leur attention sur cet enfant, en s’oubliant eux-mêmes, en oubliant de vivre, en ne sachant pas qu’ils auraient pu être heureux malgré tout, s’ils avaient seulement accepté la réalité dès le départ. Et si certains de ces enfants adultes continuent d’être difficiles et semblent plus faciles à aimer de loin, cela ne fait pas du parent un mauvais parent.

Peut-être justement, si nous avons un enfant difficile, devons-nous accepter dès le départ que les prochaines années seront sans doute ardues, mais que nous pouvons y trouver la paix quand même si nous observons la réalité telle qu’elle est et que nous l’acceptons ainsi : voilà, il/elle est comme ça; c’est ainsi. Nous nous assurons de continuer de prendre soin de nous et de ne pas nous oublier dans ce qui ressemble parfois à un tourbillon sans fin. Tant le parent que l’enfant ont besoin l’un de l’autre pour évoluer : le parent doit apprendre qu’il a le droit de vivre et d’être heureux lui aussi même si l’environnement n’est pas idéal, et l’enfant doit apprendre qu’il n’est pas le centre de l’univers pour les autres et qu’il doit apprendre à s’ajuster doucement pour être plus en paix avec lui-même et avec les autres.

Bien sûr, le rêve de l’enfant dont nous rêvions doit être mis de côté ou à tout le moins mis à jour pour que cesse la souffrance. Bien sûr, le sentiment d’impuissance est difficile à accepter mais il nous enseigne aussi que la Vie se chargera de poursuivre l’éducation s’il y a lieu. Bien sûr, il y a plein de déceptions, de frustrations et de deuils à faire mais au moins le parent peut réapprendre à vivre sans mettre toute son attention et son énergie sur l’enfant à la personnalité difficile. Il lui faut trouver la force d’accepter que l’enfant a une personnalité difficile et qu’il ne correspond sans doute pas à l’idée initiale qu’il se faisait de la relation parent-enfant. En acceptant la réalité comme elle est, nous nous redonnons notre pouvoir pour agir de la manière juste dans la situation actuelle.

C’est quand on accepte la réalité comme elle est, et non comme on aurait aimé qu’elle soit, qu’on devient un bon parent, parce qu’au lieu de se battre pour que l’enfant change, on apprend à l’aimer tel qu’il est. Même de loin. Même quand c’est difficile.

Et si d’aventure, vous qui lisez ce texte vivez une situation semblable mais avec l’un de vos parents, vous n’avez qu’à intervertir les mots enfant et parent ci-dessus.

Nous n'osons plus dire "non" ni exprimer un avis divergent, de crainte d'avoir tort ... et  faire des vagues. Nous refou...
24/06/2026

Nous n'osons plus dire "non" ni exprimer un avis divergent, de crainte d'avoir tort ... et faire des vagues.
Nous refoulons le "non" au lieu de chercher à l'expliciter, pour aller de l'avant.
Nous coupons court aux discussions, si celles-ci s'enflamment, par un "calmons-nous" de mauvais aloi qui signifie plutôt "taisez-vous".
Au nom de cet idéal de calme, nous laissons l'absurdité prendre le dessus, les plaies s'envenimer, le malaise s'installer, les mensonges dominer.
À force de nous censurer, de nous étouffer, nous devenons des cocottes-minute qui implosent dans un burn-out silencieux. Nous fuyons la crise, alors que celle-ci est souvent porteuse de salutaires remises en question.

« L’homme souhaite un monde où le bien et le mal seraient nettement discernables car est en lui le désir, inné et indomp...
24/06/2026

« L’homme souhaite un monde où le bien et le mal seraient nettement discernables car est en lui le désir, inné et indomptable, de juger avant de comprendre. »

Milan Kundera

La méditation telle en sophrologie existentielle, peut aider à réduire le stress. Seulement, certaines personnes sont réticentes à la pratiquer.
Thierry Janssen nous explique pourquoi, dans cet extrait d'un interview accordé au magazine Kaizen.

« Le frein au changement n’est pas seulement psychologique. Avec le temps, il devient même physiologique : nous avons, dans le cerveau, une petite structure appelée l’amygdale (différente de celle située dans la gorge).
Elle gère les émotions censées nous alarmer, telles que la peur par exemple.
Or, l’amygdale des individus soumis à des rythmes effrénés – notamment dans le cadre professionnel – se désactive : ils n’ont plus les signaux d’alarme.

Leur état de stress leur paraît normal.
Si vous leur proposez de lâcher prise en pratiquant, par exemple, la méditation ou en faisant de la sophrologie, alors ils sont pris d’angoisse :
L'amygdale considère cette situation de repos comme étant contre nature et génère des signaux d’alarme. »
Thierry Janssen

Le terme puer aeternus ou "enfant éternel" sert souvent, en psychologie, à décrire une certaine forme de névrose chez l'...
24/06/2026

Le terme puer aeternus ou "enfant éternel" sert souvent, en psychologie, à décrire une certaine forme de névrose chez l'homme, dont la principale caractéristique est un blocage dans l'âge adolescent par suite d'une relation trop forte à la mère.
Selon l'exposé de Carl Gustav Jung dans son article sur la signification de l'archétype de la mère, les éléments marquants en sont l'homosexualité, et le donjuanisme ainsi que, d'une manière générale, un lien affectif très ténu avec les femmes du même âge.
On est, par ailleurs, en présence de tous les autres traits typiques de l'adolescence, à savoir la tendance à mener une vie provisoire tout en s'adonnant à des fantasmes qui dépeignent la vie créatrice sous sa "couleur" véritable.

Marie-Louise Von Franz, L'expérience du praticien

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