07/09/2026
Tu sais déjà. Alors pourquoi rien ne change ?
Il y a quelque chose que j’ai compris samedi.
Parfois, on sait.
On sait qu’on veut autre chose.
On sait qu’une situation ne nous convient plus.
On sait ce qu’on aimerait changer.
On a réfléchi. Analysé. Pesé le pour et le contre.
On pourrait presque expliquer parfaitement pourquoi on veut avancer.
Et pourtant…
au moment de faire réellement le pas,
quelque chose tremble.
Samedi, j’ai finalisé une démarche importante pour un projet qui pourrait profondément changer ma vie.
Ce projet, je ne l’ai pas décidé samedi.
J’y pense depuis longtemps.
Je l’ai questionné.
J’ai cherché.
J’ai organisé.
J’ai essayé de comprendre ce que je voulais vraiment.
Bref…
je savais.
Et puis j’ai appuyé sur ce fameux bouton.
Et j’ai pleuré.
Pas parce que je ne voulais plus y aller.
Justement.
Parce que tout à coup, ce que j’avais pensé, imaginé, préparé…
devenait un peu plus réel.
Et j’ai compris quelque chose.
Entre « je sais ce que je veux » et « je vais vers ce que je veux »…
il y a parfois un monde.
Et ce monde s’appelle peut-être simplement :
le courage.
On parle énormément de prises de conscience.
Comprendre nos blessures.
Comprendre nos fonctionnements.
Comprendre pourquoi on réagit comme ça.
Comprendre ce qu’on ne veut plus.
Et c’est essentiel.
C’est même une grande partie du chemin.
Mais une prise de conscience peut éclairer ta vie…
elle ne la changera pas à ta place.
À un moment, aussi inconfortable soit-il, il faut transformer ce que l’on sait en quelque chose que l’on vit.
Et ça…
ça peut faire peur.
Parce qu’Oser, dans la vraie vie, ce n’est pas forcément se sentir forte, déterminée et sûre de soi.
Parfois Oser, c’est pleurer devant son écran. 😅
C’est avoir mille questions.
C’est mesurer tout ce qu’une décision pourrait changer.
C’est ne pas avoir la garantie que tout se passera exactement comme prévu.
Et faire le prochain pas quand même.
Samedi, ma peur n’avait pas disparu.
Mais elle n’a pas décidé à ma place.
Et finalement, je crois que toutes ces semaines où je vous ai parlé de Déposer, Comprendre, Oser puis Se choisir m’ont ramenée exactement ici.
À cet espace entre :
« Je sais. »
et
« J’y vais. »
C’est aussi un espace que je rencontre dans mes accompagnements.
Parce que parfois, la personne en face de moi sait déjà énormément de choses sur elle.
Elle n’a pas forcément besoin d’une explication supplémentaire.
Alors ce qui m’intéresse, c’est autre chose :
Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, malgré tout ce que tu sais, quelque chose n’arrive pas encore à bouger ?
Qu’est-ce qui retient ?
Qu’est-ce qui protège ?
Qu’est-ce qui fait peur ?
Et de quoi aurais-tu besoin pour pouvoir faire ce premier pas ?
Parce que mon envie n’est pas seulement que tu comprennes mieux ton histoire.
C’est qu’un jour, ce que tu as compris te permette d’en écrire une nouvelle partie.
Avec la peur, peut-être.
Avec des doutes, sûrement.
Mais en choisissant un peu plus consciemment la direction.
Parce que finalement…
Oser, ce n’est pas attendre de ne plus avoir peur.
C’est décider que la peur peut venir avec nous…
mais qu’elle ne choisira plus la destination. 🤍
Marina