11/04/2026
“En ostéopathie, il existe deux grandes approches. L’ostéopathie structurelle, où le thérapeute exerce une force extérieure pour déclencher une réaction dans le corps. Et l’ostéopathie fonctionnelle qui privilégie une approche fondée sur la force intérieure de l’organisme.
Autrement dit, on ne s’adresse pas à une pathologie en premier lieu, mais à la puissance d’agir du corps. On travaille avec cette force interne pour accompagner la personne dans son processus de guérison. Ce que disait déjà Sutherland : “il vaut mieux utiliser une force intérieure que de s’imposer de l’extérieur, à l’aveugle.”
Mais bien avant l’ostéopathie, la pratique de l’acupuncture classique est depuis toujours une approche thérapeutique qui privilégie cette force de vie.
Le fascia est tellement omniprésent dans le corps qu’il devient un bras de levier pour la force d’agir du corps.
La première difficulté est alors de percevoir le mouvement interne car il ne s’agit pas d’appliquer une technique. Il faut de l’attention, de la concentration, une intériorité.
La deuxième difficulté, une fois le mouvement perçu, est de le suivre. Il s’exprime par une animation interne du tissu. Comme tout mouvement, il a une orientation, une vitesse, une cadence, une amplitude. Il faut alors déterminer si l’amplitude est réduite, si l’orientation est bloquée, etc.
La vitesse de ce mouvement interne est extrêmement lente et identique chez tout le monde et cette lenteur est donc un principe fondamental.
Quand on regarde un thérapeute travailler, on observe que sa main se déplace très lentement. Elle suit le mouvement interne. Et plus le thérapeute va lentement, plus il accède à la profondeur du corps. Plus on ralentit, plus on perçoit des choses qu’on ne percevrait jamais autrement.
Lorsqu’une personne entre en relation consciente avec le mouvement qui l’habite, une transformation psychologique se produit.
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