09/09/2026
Aidant : quand vous culpabilisez… quoi que vous fassiez
Vous avez prévu de passer voir votre proche.
Mais parfois, avant même d’y aller, vous savez déjà comment cela va se passer.
Vous allez passer un moment ensemble. Puis viendra l’heure de repartir.
Une inquiétude. Une tristesse. Une remarque :
« Tu repars déjà ? »
Et vous rentrez avec cette impression de ne pas avoir fait assez.
Alors certains jours, vous préférez même ne pas y aller.
Pas parce que vous n’aimez pas votre proche.
Mais parce que vous savez combien, émotionnellement, cela peut vous coûter.
Et là encore… vous culpabilisez.
Si j’y vais, je me sens mal.
Si je n’y vais pas, je me sens mal aussi.
À force d’être attentif à ce que vit l’autre, une frontière peut devenir floue :
comprendre sa souffrance… et la porter avec lui.
Pourtant, être présent ne signifie pas pouvoir supprimer sa tristesse, son inquiétude ou sa solitude.
Peut-être peut-on apprendre peu à peu à :
Aimer sans tout porter.
Accompagner sans tout réparer.
Être présent sans s’oublier.
Et commencer par cette question :
💭 « Si je n’avais pas à empêcher l’autre d’être triste ou inquiet, qu’est-ce que je choisirais, moi, aujourd’hui ? »
Peut-être deux heures ensemble.
Peut-être un appel.
Peut-être davantage.
Et parfois, peut-être pas aujourd’hui.
🌿 L’enjeu n’est pas d’être moins présent ou moins sensible, mais de préserver aussi ses propres ressources sans renoncer au lien.
C’est aussi ce que j’accompagne auprès des aidants.
Cette situation vous parle ?
Peut-être la vivez-vous vous-même… ou reconnaissez-vous un proche dans ces quelques lignes.
💜 N’hésitez pas à lui partager ce post.
🌿 Et si vous sentez qu’à force d’être là pour les autres, vous avez besoin de retrouver un peu de place pour vous, je peux aussi vous accompagner. Vous pouvez me contacter en message privé ou réserver un appel découverte.