Positive Dietetic

Positive Dietetic "La restriction surveille. La régulation écoute." Diététicienne-nutritionniste spécialisée TCA & alimentation en pleine conscience.

Cabinet Nice / Saint-Laurent-du-Var · Visio France

« C'est un caprice. » « Elle prend soin de sa ligne. » « Il cuisine bien. » « Elle devrait perdre du poids. »On prononce...
04/06/2026

« C'est un caprice. » « Elle prend soin de sa ligne. » « Il cuisine bien. » « Elle devrait perdre du poids. »

On prononce ces phrases sans y penser. Pourtant, derrière chacune peut se cacher une réalité tout autre : un trouble alimentaire pédiatrique, un ARFID, une anorexie, une boulimie, une hyperphagie boulimique. Ou parfois rien du tout, simplement une personne en bonne santé dont le corps n'avait pas à être commenté.

Ce que l'on voit de l'extérieur, l'assiette, la silhouette, les habitudes, ne dit presque jamais ce qui se joue réellement dans la relation à l'alimentation. Et un jugement lancé trop vite peut peser lourd sur quelqu'un qui souffre déjà en silence.

Aucun de ces troubles n'est une question de volonté. Tous se prennent en charge, et l'accompagnement change réellement les choses.

Si vous vous reconnaissez, ou reconnaissez un proche, dans l'une de ces situations : un accompagnement existe. Je reçois à Saint-Laurent-du-Var et en visio, le lien Doctolib est en haut de ma page.

28/05/2026

Rappelons-nous que ce qui est important pour nous et ce qui nous nourrit va au-delà des valeurs nutritives des aliments.

27/05/2026

Questionnaire en ligne d'un durée de 10 minutes environ. Ouvert aux participant(e)s de +18 ans, de nationalité française

26/05/2026

Pendant longtemps, on a pensé l'alimentation comme une affaire de bons et de mauvais aliments. De discipline. De volonté.
Cette grille, on la retrouve partout aujourd'hui : dans les recettes "clean", les défis détox, les comptes qui trient la nourriture en autorisée et interdite. La plupart sont tenus par des gens sincères, qui veulent bien faire et aider les autres à manger mieux.
Mais voilà ce que je vois en consultation : ce sont rarement mes patientes les plus "indisciplinées" qui vont mal. Ce sont celles qui ont le mieux intégré ces règles. Celles qui surveillent, qui catégorisent, qui ont fini par ne plus savoir si elles ont faim, seulement si elles ont le droit.
On a construit une culture alimentaire qui apprend à se méfier de son propre corps. Et on s'étonne ensuite du nombre de personnes qui consultent pour un rapport à la nourriture abîmé.

L'approche bio-psycho-sensorielle, on la présente souvent comme un outil de soin des troubles du comportement alimentaire. C'est vrai. Mais je crois qu'on la cantonne à tort au curatif.
Réapprendre à écouter ses sensations, sortir de la logique du contrôle, retrouver la sécurité de manger, ce ne sont pas seulement des soins. Ce sont des leviers de prévention.

On attend qu'une personne développe un trouble pour lui réapprendre à manger. Et si on commençait avant ?

La restriction surveille. La régulation écoute.

Et vous, dans votre pratique : la prévention du rapport à l'alimentation, vous la voyez à quel moment du parcours ?

« Si je m'écoute, je vais tout manger et ne plus m'arrêter. »C'est la phrase que j'entends le plus souvent en consultati...
25/05/2026

« Si je m'écoute, je vais tout manger et ne plus m'arrêter. »

C'est la phrase que j'entends le plus souvent en consultation. Et c'est une peur parfaitement logique : quand on a passé des années à se contrôler, à compter, à se méfier de soi, lâcher ce contrôle ressemble au chaos. La peur est normale.

Mais réguler son alimentation, ce n'est pas arrêter de tout contrôler. C'est déplacer le contrôle. Le faire passer du mental, les règles, les calculs, la volonté, ce contrôle épuisant qui vient de la tête et qui finit toujours par céder, vers le corps : la faim, la satiété, le plaisir, le sentiment de sécurité. Un contrôle plus fiable, parce qu'il ne lutte pas contre vous.

Ces signaux-là, quand on a vécu avec un trouble du comportement alimentaire, sont brouillés. On ne les retrouve pas du jour au lendemain. On les réapprend, doucement, le plus souvent accompagnée. La sécurité d'abord. Le plaisir vient ensuite.

Si ce rapport à la nourriture vous épuise, sachez que ce travail est possible, et qu'il se fait à deux. Je reçois au cabinet, au Centre médical de la Gare à Saint-Laurent-du-Var, et en visioconférence partout en France. Prise de rendez-vous sur Doctolib.

Et vous, cette peur de « ne plus pouvoir vous arrêter », est-ce que vous la reconnaissez ?

Plus on mange, moins on goûte.Ce n'est pas une provocation. C'est de la physiologie, et c'est documenté.Quand vous mange...
21/05/2026

Plus on mange, moins on goûte.

Ce n'est pas une provocation. C'est de la physiologie, et c'est documenté.

Quand vous mangez un aliment, n'importe lequel, le plaisir gustatif n'est pas constant. Il culmine sur les 2-3 premières bouchées, puis il décroît. C'est la "sensory-specific satiety" décrite par Barbara Rolls qu’on appelle rassasiement sensoriel spécifique. Concrètement, votre corps vous envoie un signal physiologique : "ok, c'est bon, j'en ai assez de cet aliment".

Le problème, c'est que la plupart d'entre nous ne reçoivent plus ce signal. Pourquoi ?

Parce que la culture des régimes nous a appris à manger autrement. Selon les calories. Selon les portions. Selon les horaires. Selon les règles. Mais plus selon notre corps.

Et ce n'est pas un manque de volonté. C'est ce qu'on appelle en clinique un déficit intéroceptif, c'est-à-dire une perte de la capacité à percevoir les signaux internes du corps. Les recherches sont claires : cette altération de l'intéroception est identifiée dans tous les troubles du comportement alimentaire. Anorexie, boulimie, hyperphagie, ARFID. Aucun n'y échappe.

La dégustation en pleine conscience est l'une des pratiques cliniques qui permet de réactiver ces deux circuits ensemble : la perception du pic de plaisir, et la perception des signaux corporels.

Ce n'est pas une méthode minceur. Ce n'est pas une astuce pour manger moins. C'est une façon différente d'être présent à ce qui se passe au moment où vous mangez.

Et ce n'est pas un déclic. C'est une pratique.

Si vous voulez essayer ce soir, c'est très simple. Prenez un carré de chocolat. Trois minutes devant vous. Regardez-le. Sentez-le. Mettez-le en bouche sans mâcher pendant quelques secondes. Puis mâchez très lentement. Et observez : à quel moment le plaisir est-il maximal ? À quel moment commence-t-il à diminuer ?

C'est tout. Mais c'est une autre façon de manger.

⚠️ Une précaution clinique importante.

Cet exercice n'est pas adapté à toutes les situations. Si vous traversez une phase aiguë de trouble du comportement alimentaire, des épisodes de crises hyperphagiques dissociatives, ou si le contact à la nourriture est actuellement source d'angoisse importante, ne tentez pas cet exercice seule.

La dégustation pleine conscience nécessite un cadre thérapeutique sécurisé, un accompagnement par un professionnel formé, et un travail mené sur des troubles stabilisés.

Si vous vous reconnaissez dans cette situation, je vous invite à consulter avant de pratiquer.

C'est ce travail que nous menons ensemble au cabinet, à votre rythme, sans jugement et sans contrôle.

📍 Cabinet à Saint-Laurent-du-Var (Centre médical de la Gare)
💻 Consultations en visio dans toute la France
👉 Prise de rendez-vous sur Doctolib (lien dans ma bio)

Pour les professionnels de santé , prochaine session septembre 2026 en Visio !
20/05/2026

Pour les professionnels de santé , prochaine session septembre 2026 en Visio !

🌿 Les inscriptions sont ouvertes – Formation Mind-Eat | Session Septembre 2026

Professionnels de santé,

Vous observez chez vos patients des difficultés alimentaires marquées par la culpabilité, la lutte, les compulsions ou le contrôle excessif.
Vous ressentez le besoin d’aller au-delà des recommandations nutritionnelles pour travailler la relation à l’alimentation.
La formation Mind-Eat, se nourrir de l’instant présent ouvre une nouvelle session.

Un programme pour :

✔ Intégrer les principes de l’alimentation en pleine conscience dans votre pratique
✔ Aider vos patients à retrouver leurs sensations de faim, de satiété et de satisfaction
✔ Sortir des schémas de restriction / compensation
✔ Accompagner une relation plus apaisée, plus consciente et plus durable à l’alimentation

📅 Session Septembre 2026 :
Jeudi 24 septembre – 17h30 à 21h
Jeudi 1er octobre – 17h30 à 21h
Jeudi 8 octobre – 17h30 à 21h
Jeudi 15 octobre – 17h30 à 21h
Jeudi 22 octobre – 17h30 à 21h
Jeudi 29 octobre – 17h30 à 21h
Jeudi 5 novembre – 17h30 à 21h
Jeudi 12 novembre – 17h30 à 21h
Samedi 5 décembre – 9h à 13h30

📍 Places limitées afin de préserver un cadre propice à l’expérimentation et aux échanges.

Pour recevoir le programme détaillé et les modalités d’inscription, envoyez-moi un message à [email protected]

Au plaisir de vous retrouver dans cette exploration.

"Je me trouve des excuses."C'est peut-être ce que vous vous dites, quand vous essayez juste de comprendre ce qui s'est p...
19/05/2026

"Je me trouve des excuses."

C'est peut-être ce que vous vous dites, quand vous essayez juste de comprendre ce qui s'est passé.

Hier, j'étais en formation. J'ai passé la journée à transmettre à des soignants ce que je dis à mes patientes.

L'autocritique se déguise en motivation. Elle nous fait croire qu'on tient grâce à elle. La vérité, c'est qu'on tient malgré elle.

Au cabinet, je rencontre régulièrement des femmes qui pensent que se parler durement est une forme de rigueur. Que sans cette voix dure, elles "lâcheraient tout". Cette croyance n'est pas anodine, elle est nourrie par un discours social qui confond rigueur clinique et sévérité envers soi-même.

En 18 ans de pratique, je n'ai jamais vu une patiente sortir d'un trouble du comportement alimentaire en se parlant plus durement. Jamais.

Chercher à comprendre ce qui s'est passé, ce n'est pas se chercher des excuses. C'est une posture clinique. Documentée. Apprenable.

L'autocompassion n'est pas de l'indulgence. Ce n'est pas se féliciter. Ce n'est pas baisser ses exigences. C'est une compétence métacognitive, étudiée depuis plus de 20 ans, qui permet justement d'avancer sans s'épuiser dans l'auto-jugement.

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez que c'est exactement ce que nous travaillons en consultation, étape par étape, sans jugement, à votre rythme.

📍 Cabinet à Saint-Laurent-du-Var (Centre médical de la Gare)
💻 Consultations en visio dans toute la France
👉 Prise de rendez-vous sur Doctolib (lien dans ma bio)

15/05/2026

« On s’en fout. »
C’est ce que j’ai répondu à une patiente cette semaine.
Elle me disait, comme une faute « j’ai eu envie de manger, j’ai pas mangé en pleine conscience ».
Je lui ai répondu : vous avez eu envie, vous avez mangé. C’est déjà une étape. Le reste vient après.
S’écouter, c’est sortir du jugement.
C’est arrêter de chercher la solution magique.
C’est se donner le droit à l’erreur.
C’est prendre le temps de trouver ses propres stratégies.
Et si c’est trop difficile seule — faites-vous aider. C’est notre job, à nous diététiciens. Pas vous imposer un plan alimentaire. Vous accompagner à trouver ce qui vous convient.

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📍 Cabinet Saint-Laurent-du-Var + visio France · RDV en bio

Vous allez chez le cardiologue pour de la tension. « Il faut perdre du poids. »Vous allez chez le chirurgien pour votre ...
13/05/2026

Vous allez chez le cardiologue pour de la tension. « Il faut perdre du poids. »
Vous allez chez le chirurgien pour votre genou.
« Il faut perdre du poids. »
Vous allez chez votre médecin traitant pour un renouvellement. « Il faut perdre du poids. »
Trois spécialités. Trois motifs différents. La même phrase.
Vous veniez pour votre cœur, votre genou, votre ordonnance. On vous a parlé de votre poids.
Cette phrase répétée par des soignants, quel que soit le motif réel de la consultation, n’est pas un soin.
C’est une injonction qui déclenche la honte. Qui fait fuir le système de santé : je vois en cabinet beaucoup de patientes en troubles alimentaires qui évitent les consultations médicales pour ne plus l’entendre. Et qui aggrave les TCA, la restriction alimentaire qui suit ce conseil nourrit le cycle compulsion / culpabilité que nous mettons des années à défaire ensuite.
Heureusement, de plus en plus de soignants se forment, questionnent leurs pratiques, orientent vers des spécialistes.
Mais le décalage entre les soignants formés et la pratique de masse reste trop importante.

Si vous avez déjà entendu cette phrase, une fois, dix fois, ou plus, sachez que ce que vous avez ressenti à ce moment-là n’était pas une exagération. C’était une réaction normale à une parole qui ne soigne pas.

Si vous souhaitez être accompagnée par une praticienne formée TCA et au respect des corps, je consulte au Centre médical de la Gare à Saint-Laurent-du-Var, et en visio dans toute la France.
📍 RDV : lien Doctolib disponible sur ma page.
Et vous, vous l’avez entendue combien de fois cette phrase ?

Adresse

251 Avenue General De Gaulle
Saint-Laurent-du-Var
06700

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 20:00
Mardi 09:00 - 20:00
Mercredi 09:00 - 12:00
Vendredi 09:00 - 18:00

Site Web

https://www.doctolib.fr/dieteticien/saint-laurent-du-var/saveria-garcia

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